Jour 285 - LITTERATURE - 15 mai

Dans cette journée reliée au Plexus Solaire et à la vibration RRï, l’enseignement nous invite à explorer la littérature comme un outil de transformation intérieure. Après la poésie, qui agit comme un code vibratoire et symbolique, la littérature apparaît comme le passage vers l’expérience vécue, la narration et l’incarnation des idées dans la matière.

À travers les histoires, les récits et le théâtre, l’être humain transmet depuis toujours la mémoire, la sagesse et les apprentissages de la vie. Cette journée rappelle que chacun porte en lui une histoire unique à raconter, et que l’écriture devient un acte de conscience permettant de transformer son vécu en héritage, en inspiration et en chemin pour les autres.

Activations du jour

MOIS : Hol Sou – Taureau

Semaine : Emotionnelle

Chakra : Plexus Solaire

Vibration du jour : RRï

Affirmation : Je Suis Gardien de l’Être

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : construire la sécurité de l’Âme.

Mantra : J'AI
Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour HUMAIN = à l’intérieur du règne Animal, dans la branche des vertébrés, puis dans celle des hominidés, se développe l’espèce animale humaine. Son nom provient du latin humus, qui signifie terre humide ou boue, car selon toutes les traditions, l’être humain fut créé à partir d’argile et de boue. La grande différence du règne humain comparé au reste de son arbre évolutif réside dans le développement cognitif, l’autoréférence, la création des langues, des cultures, des lois, des religions, des gouvernements, de la science et de la technologie. Le règne humain représente l’expression du développement maximal de la pensée sur Terre.

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

La poésie et la littérature naissent du même mouvement : donner forme aux idées à travers le verbe. Cependant, tandis que la poésie agit comme un langage symbolique et vibratoire, la littérature développe ces idées dans le détail, la narration et l’expérience humaine. Elle ne transmet pas seulement des concepts ; elle fait vivre des émotions, des conflits et des résolutions.

 

Depuis les premiers feux des tribus anciennes, raconter des histoires a permis de transmettre la sagesse et d’enseigner aux nouvelles générations comment traverser les défis de la vie. Toute narration suit une structure fondamentale : un commencement, un conflit et un dénouement. Cette structure reflète également le chemin intérieur de chaque être humain.

 

La littérature devient alors un miroir de la vie. À travers les protagonistes, les conflits et les quêtes héroïques, chacun peut reconnaître une part de lui-même. Les récits réveillent la capacité d’agir, d’imaginer et de se projeter dans une transformation personnelle. Le théâtre pousse encore plus loin cette dynamique en incarnant physiquement et émotionnellement les histoires.

 

L’enseignement principal de cette journée est que chacun est l’auteur et l’acteur de sa propre histoire. Écrire, raconter ou transmettre son vécu permet de donner un sens aux expériences traversées et d’offrir aux générations futures des clés de compréhension et d’inspiration.

Citation


« Nous sommes ici pour réécrire l’histoire.
Et pour la réécrire, il faut l’écrire. »


 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Fermons maintenant les yeux et concentrons-nous sur notre respiration.

Je prends conscience de l’espace qui m’entoure, du corps que j’habite et de ma respiration.

J’utilise mon imagination pour observer comment les objets de cette pièce commencent à disparaître et se dissolvent dans l’air.

Puis les murs, le plafond et le sol s’effacent également, laissant seulement le vide autour de moi.

Je porte toute mon attention sur un point fixe.

Je concentre toute mon énergie en ce point.

Tout en respirant profondément, j’observe ce point devenir une lumière qui s’étend de plus en plus, jusqu’à m’illuminer complètement.

Je peux sentir sa chaleur sur ma peau.

Je reconnais que ce feu est l’essence de mon âme.

Et à travers lui, je peux construire mon foyer.

Avec mes mains, j’utilise ce feu pour créer cette maison, ce foyer.
Je construis lentement les pièces, les jardins, les espaces.

Chaque pièce représente quelque chose :
la cuisine est le cœur,
les autres pièces sont mes projets, mes expériences, mes créations.

Puis je me dirige vers la bibliothèque.

Je m’assieds devant la cheminée et j’ouvre le livre de ma vie.

Je contemple le chemin parcouru pour construire ce foyer.

Je reconnais l’être que je suis, préservé dans ce livre.

Mais je suis le gardien de cet être.

Et moi seul suis capable de raconter son histoire.

Je raconte maintenant mon histoire à ceux qui sont réunis autour de ce feu.

Je suis gardien de l’Être.

J’ai cette histoire en moi.

Et ainsi commence-t-elle : « Il était une fois… »


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.


Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J285 - 15/05/2021

JE SUIS : Le pouvoir d’un poème est la manifestation de l’idée à travers le verbe ; c’est le passage à l’action pour donner forme à quelque chose, pour le rendre réel. Un poème est un code qui unit des vibrations appelées mots, composées de concepts, d’idées et d’intentions. Celles-ci, lorsqu’elles sont combinées, produisent le même effet que celui obtenu, en alchimie, par la fusion d’éléments chimiques. Trois syllabes comme « hydrogène-oxygène-hydrogène » formeront le mot Eau. La combinaison de quatre mots tels que Carbone, Hydrogène, Oxygène et Azote, rimant avec un cinquième qui est le Phosphore, crée le poème de la Vie. Le choix juste des mots dans un poème est le résumé de l’existence.


JE : C’est pourquoi ils sont si compliqués à comprendre, ou fastidieux pour le lecteur ordinaire. Ils demandent de l’intellectualité, de savoir lire entre les lignes, et ils deviennent généralement épuisants, rigides, avec tant de magie qu’ils en deviennent incompréhensibles, inaccessibles.


JE SUIS : Leur but est d’être interprétés par ceux qui voient au-delà des mots, qui voient les idées avec le cœur, qui ressentent en cohérence avec chaque partie de leur être. Un poème est un gribouillage d’absurdités pour un esprit logique ; un poème est une beauté pour celui qui voit avec le cœur ; un poème est un sortilège pour ceux qui ont vécu dans une structure religieuse ; un poème est une arme pour ceux qui luttent dans une révolution ; un poème est de la magie pour ceux qui comprennent l’alchimie ; un poème est une connaissance pour les sages ; un poème est une information pour l’intellectuel ; un poème est une technologie pour le manifestateur. Son interprétation est infinie selon ton regard, selon ta conscience.


JE : Parfois, il faut davantage de détails… Aller plus profondément, mot après mot…


JE SUIS : Cela nous fait sortir de la donnée pour nous placer dans l’expérience.


JE : Alors il y a une transformation, comme si l’on disait qu’un poème est l’algèbre qui permet l’existence de l’informatique, mais qu’il faut ensuite développer des ordinateurs capables de la traiter.


JE SUIS : En plus des milliers d’applications, de programmes, de plateformes et de systèmes qui naissent de cette mathématique de l’information.


JE : C’est ainsi que des nombres aussi simples et complexes que 0 et 1, dans la programmation des systèmes, deviennent des couleurs, des formes et tout ce que nous voyons.


JE SUIS : C’est ainsi que le poème devient une histoire, et que l’histoire, parlée ou écrite, devient Littérature.


JE : La Littérature est-elle l’extension du poème ?


JE SUIS : Beaucoup diraient que, parmi les différents arts, littérature et poésie sont une seule et même chose. Mais nous pourrions considérer que la littérature possède d’autres caractéristiques au-delà des vers et des métriques : la littérature est intellectuelle et merveilleusement libre, dans ce que vous appelez la « prose ».

Ce mot est la contraction latine de « pro-versus », c’est-à-dire aller au-delà du vers, avoir un mouvement continu en ligne droite. Le vers poétique se base sur une métrique, comme la musique et les couleurs, mais dans le vers en prose, le verbe s’humanise à travers la ressource narrative.


JE : Raconter une histoire… raconter quelque chose…


JE SUIS : Exactement. Et pour cela, aucune métrique établie n’est nécessaire, même si, comme tu peux l’imaginer, toute narration littéraire possède généralement aussi sa trinité sacrée.


JE : Qu’est-ce que c’est ?


JE SUIS : « Début, Nœud et Dénouement. »

Les premières histoires furent racontées autour du feu d’un brasier, où les anciens transmettaient leurs expériences aux plus jeunes, qui écoutaient attentivement les exploits de leurs aînés afin de suivre leurs traces. Chaque narration était une histoire permettant d’apprendre, une sorte d’école de la vie.

Chaque récit commençait par la description d’une circonstance, d’un contexte qui favorisait la découverte d’un conflit, d’un nœud, où les lignes de la narration devenaient plus complexes et maintenaient l’auditeur dans l’attente et l’attention du fil narratif.

L’interaction de l’auditeur pouvait être recherchée à travers des questions ou des exclamations nourrissant l’histoire en ouvrant des chemins latéraux ; même en utilisant des ressources comme le « flashback » (retour en arrière) ou le « flashforward » (projection vers l’avenir).

Cette liberté que permet la littérature enrichit les histoires afin de nourrir avec plus de force l’issue du problème, la résolution.

Normalement, la fin d’une histoire cherchait à montrer l’outil éducatif, ce que nous appelons la morale, une sorte d’enseignement expliquant les avantages et les conséquences de nos actions.


JE : Tout le monde peut raconter des histoires, car elles offrent plus de liberté.


JE SUIS : Mais tout le monde ne sait pas les raconter. La seule règle d’une histoire est de suivre sa trinité sacrée, tout en maintenant un ton captivant, dans lequel, tous les quelques paragraphes ou phrases, quelque chose se produit qui pousse le lecteur ou l’auditeur à vouloir en savoir davantage. L’effet de surprise fait vivre au spectateur les émotions dans son propre corps, comme si c’était sa propre expérience.


JE : C’est pour cela que tu disais auparavant que la littérature nous fait passer de la donnée à l’expérience, parce que tandis que le poème concentre l’attention intellectuelle sur les concepts, la littérature nous fait vivre chaque détail.


JE SUIS : Ce n’est pas la même chose de dire : « Chaleureux dans les couleurs, abondant en amoureux »,
que de dire : 
« Le jardin était dans un état printanier naissant, où les arbres comme les arbustes brillaient de nouveaux bourgeons ; tandis que les plantes charnues laissaient timidement apparaître les fleurs de leurs corolles dans le doux murmure d’une brise. Les cerisiers rougissaient de tons rosés et chaleureux, attirant des centaines d’arthropodes amoureux de leurs couleurs : abeilles, papillons, araignées, coccinelles et fourmis, qui caressaient leurs bourgeons avec l’affection d’un amant séducteur, pollinisant le jardin et l’habillant de printemps. »


JE : Le détail fait la différence…


JE SUIS : La magie de la poésie fait que la phrase initiale peut être interprétée de multiples façons. Je peux parler d’un cerisier, d’une femme, d’une machine, d’une voiture, de la Terre ou d’une robe… La simplicité d’un code encadre un nombre infini de possibilités selon le monde intérieur de celui qui lit ou écoute.

Cependant, la prose littéraire a le luxe de décrire exactement ce qu’elle veut transmettre, avec l’objectif d’amener le spectateur à vivre l’expérience du narrateur ou de l’écrivain comme la sienne propre.


JE : Mais ce n’est pas comme n’importe quelle écriture… Parce que ce n’est pas facile non plus.


JE SUIS : La littérature est le produit ou l’acte de ce qui est inscrit, marqué, gravé dans la pierre ou sur le papier (du grec « diphthera »). Sa plus grande qualité et ce qui la distingue des autres types de textes ou de discours est sa valeur esthétique et intellectuelle. Les mots doivent être descriptifs, aidant le lecteur non seulement à se sentir partie prenante de la narration, mais aussi à ressentir les émotions produites par le fait d’en faire partie.

La littérature réussit à transporter le destinataire de l’histoire dans un monde fictif dans lequel il finit inévitablement par devenir le narrateur ou le protagoniste du récit. Il se relie aux environnements, aux conflits, et établit un parallèle avec sa propre vie, dans laquelle il se comprend comme un participant nécessaire. Parce que les protagonistes sont sans visage, tu peux t’attribuer le rôle que tu souhaites.


JE : Et vivre l’histoire, et même… j’imagine, l’amener dans la vie réelle, dans l’action.


JE SUIS : Et c’est justement là où je voulais en venir. Faire entrer la littérature dans l’action, c’est ce que vous connaissez sous le nom d’Interprétation. Les histoires qui mobilisent les personnes doivent précisément être mises en mouvement, et les individus, cherchant à voir leurs idées en action, les conduisent vers la manifestation des sens, transcendant l’aspect oral et écrit pour aller vers l’interprétation physique et émotionnelle du texte.


JE : Le théâtre.


JE SUIS : Comme je te l’ai déjà dit, Théâtre signifie « lieu de vision », l’endroit où l’on va observer (du grec thea = vision, et tron = lieu, espace). Le théâtre n’est pas seulement né comme une mise en scène de la littérature par ceux qui avaient besoin d’expérimenter ce qui était écrit ou raconté ; il est aussi né comme une réponse à l’analphabétisme populaire, où ceux qui ne savaient pas lire ne devaient pas être exclus du savoir.

Ainsi, le théâtre était l’endroit où les gens venaient librement voir et écouter ce qui était écrit mais qu’ils ne savaient pas lire.


JE : Oh… alors le théâtre est une partie nécessaire de la Littérature.


JE SUIS : Nous avons tous des histoires à raconter. Nous avons tous un début, un nœud et un dénouement dans nos vies, parce que la vie elle-même est une histoire de commencements, de conflits et de résolutions constants. Et nous jouons tous un rôle. Nous passons tous à l’action face à ces expériences et à leurs intentions de résultat. Nous portons tous des masques pour agir dans certaines circonstances et certains contextes. Nous sommes tous observés par quelqu’un qui nous admire ; nous interagissons tous dans des conflits que nous devons résoudre ; et nous commençons tous des chemins qui inspirent une seconde partie à notre histoire.


JE : C’est-à-dire que nos personnalités sont les attributs et les défauts du protagoniste que nous sommes, vivant une narration qui semble banale depuis l’inconscience, mais qui peut devenir littérature depuis la conscience…


JE SUIS : Parce que nos propres expériences peuvent être utiles à d’autres qui cherchent de l’inspiration dans les histoires de ceux qui les ont vécues. As-tu remarqué combien il est difficile de connaître la vie de tes ancêtres parce que tu ne possèdes pas leurs récits ? Lorsque tu cherches la narration de ta propre vie, beaucoup de pages sont blanches, parce que l’on considère souvent que ce que l’on vit n’a pas d’importance. Alors que peut-être, pour ceux qui viendront plus tard, mes histoires, mes conflits et mes dénouements seront les clés du commencement de leurs propres histoires.


JE : Que recommandes-tu alors ?


JE SUIS : Que, petit à petit et sans peur, tu écrives ton histoire, tes commencements, tes conflits et tes résolutions ; que tu racontes tes exploits, aussi petits soient-ils.

Tout le monde a quelque chose à raconter, et il y a toujours quelqu’un qui cherche à entendre cette histoire.


JE : « Planter un arbre, écrire un livre, avoir un enfant »…


JE SUIS : Les trois choses que chacun devrait accomplir avant de mourir.

  1. Un arbre laissera à ta place tout l’oxygène que tu as consommé durant ton existence, comme paiement à la vie, lui rendant ce que tu lui as pris pour vivre.
  2. Avoir un enfant peut, à son tour, accomplir et mener à terme un projet de vie.
  3. Et bien sûr, écrire un livre, même si cela te prend des années, même s’il ne contient que trente pages ou des milliers, écris ton histoire, ou écris l’histoire qui naît de la tienne.

Laisse une trace, car la littérature est la manière dont nous marquons les pas qui inspireront les autres.


JE : Écrire un livre était ce que j’ai toujours considéré comme mon « Grand Héritage », c’est pourquoi j’ai appelé ainsi tout ce que je commençais à écrire, en racontant ma vie de cette manière…


JE SUIS : Et ainsi tu continueras. Abandonne-toi à l’éternité à travers les lignes qui décrivent ton passage dans le temps et l’espace.


JE : JE SUIS l’écrivain de ma propre histoire… l’acteur de ma propre pièce.


JE SUIS : « L’écriture est la peinture de la voix. » Voltaire


Video explicative

Transcription de la vidéo - J285 - 15/05/2021

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Bonjour à tous, bonjour, bonsoir.

Nous sommes aujourd’hui dans le Plexus Solaire, durant la semaine émotionnelle du Taureau.

Le thème du jour est la littérature.

On pourrait dire que la littérature fait partie de la poésie, évidemment. Cependant, nous allons séparer le concept de poésie de celui de littérature, car la littérature ouvre beaucoup d’autres aspects de la parole qui ne sont pas liés à la conceptualisation des choses, mais à la narration et à la représentation des expériences.

Elle ne cherche pas tant à transmettre des données, des informations ou des concepts, mais surtout à transmettre des vécus et à faire en sorte que les personnes se sentent partie prenante de ces vécus à travers la narration.

La poésie est un concept alchimique qui peut être comparé à un mantra, à un sortilège, à quelque chose qui n’est pas simple à comprendre et qui possède une métrique, une mathématique, une structure-clé qu’il faut comprendre pour pouvoir l’utiliser correctement.

En revanche, la littérature n’a pas de métrique. Elle s’écrit en prose. Et la prose implique quelque chose qui peut s’étendre librement. Le narrateur a la capacité de se sentir libre d’écrire, de se déplacer dans son récit, de développer les choses selon ce qu’il ressent nécessaire, depuis le moindre détail jusqu’aux plus grandes scènes, avec des dialogues et des constructions théâtrales.

Ainsi, la littérature devient une autre forme de communication qui n’est pas directement liée à l’idée de transformer la réalité par une formule ou un mot-clé, mais plutôt à raconter une histoire.

La poésie naît comme une forme de manifestation, une manière de faire descendre le monde des idées dans le monde des formes à travers des mots-clés ouvrant des portes vers d’autres réalités.

La narration littéraire est totalement différente. Elle n’est pas utilisée comme une clé pour ouvrir des portes entre les idées et la matière, mais pour raconter une histoire, réelle ou fictive. Elle ne cherche même pas forcément à communiquer quelque chose de précis ; elle veut simplement raconter quelque chose du passé, du présent ou du futur.


La littérature peut informer, conseiller, divertir ou simplement faire apprécier un récit.

Dans l’Antiquité, elle servait à transmettre l’éducation. La littérature est née comme une manière de raconter des histoires et d’éduquer les plus jeunes.

Dans les tribus anciennes, lorsqu’on se réunissait autour du feu, les anciens racontaient aux plus jeunes les histoires qu’ils avaient vécues, avec pour objectif de leur transmettre une morale.

Cette morale prenait la forme d’une histoire personnelle. Celui qui racontait commençait par situer le contexte : « Tout cela a commencé lorsque j’étais jeune… le climat était ainsi… telle chose se passait… » Puis venait le problème, le moment où les choses se compliquent et où il faut trouver une solution. Cela captait l’attention de tous ceux qui étaient présents. Les gens posaient des questions : 
« Pourquoi ? »
« Que s’est-il passé ? »
« Pourquoi cette personne a-t-elle réagi ainsi ? »

La narration ouvrait alors différents chemins menant progressivement à la résolution du conflit.

Et une fois la résolution atteinte venait la morale, l’enseignement : « Vous voyez ? Si cela arrive, alors il existe ce problème et ces solutions. » Ensuite, chacun pouvait débattre de ce qu’il aurait fait différemment.

De cette manière, les jeunes apprenaient à réfléchir aux problématiques de la vie. La narration devenait alors une manière fondamentale de transmettre l’information et la sagesse aux générations suivantes.

C’est pourquoi les histoires nous maintenaient unis. Elles nous reliaient les uns aux autres et transmettaient l’histoire de qui nous sommes.

Voilà pourquoi cela est lié au plexus solaire : parce que nous nous relions aux autres à travers les histoires et les morales transmises au fil du temps.


Dans la narration apparaît ensuite une structure fondamentale :

  • le début,
  • le nœud ou conflit,
  • le dénouement.

Parfois, il y a des retours vers le passé ou des projections vers le futur, mais presque toujours une morale demeure pour celui qui écoute ou lit. Avec le temps, cette structure littéraire se développe et commence à raconter les histoires des ancêtres, les exploits des dieux, le voyage du héros.

La poésie devient alors insuffisante pour expliquer les faits, car la poésie parle des concepts tandis que la littérature parle des événements. La littérature permet donc au peuple de comprendre les histoires des dieux, des héros et des ancêtres. Une des grandes clés de la littérature est qu’elle introduit des protagonistes. Ces protagonistes n’ont pas forcément de visage défini ; ainsi, celui qui lit leur donne un visage, commence à construire l’histoire en lui-même et à se comparer au protagoniste.

C’était l’un des objectifs de la narration dès le début : faire en sorte que les personnes se sentent participantes de ces histoires afin qu’elles puissent créer les leurs ou résoudre leurs propres problèmes. La littérature est donc conçue pour te faire sentir protagoniste, afin que tu veuilles agir et vivre toi aussi ces histoires. Une des solutions trouvées pour que les gens puissent accéder à ces histoires fut la lecture publique. Pendant longtemps, la majorité de la population ne savait pas lire. Dans de nombreuses cultures anciennes, on empêchait même les gens d’apprendre afin qu’ils n’accèdent pas à la connaissance.

C’est pourquoi, notamment en Grèce, on développa l’art de raconter et jouer les histoires devant le peuple. Des personnes se consacraient à lire les exploits des héros, à raconter les histoires et surtout à les interpréter pour divertir le public. Le lieu où cela se faisait était appelé « théâtre », qui signifie en grec « lieu où l’on voit ». Plus tard, les Romains unirent deux théâtres pour accueillir davantage de personnes : ainsi naquit l’amphithéâtre.


La littérature se transforma alors aussi en théâtre.

Le théâtre permet de vivre et expérimenter les histoires que nous lisons ou entendons, presque dans notre propre chair.

Quand nous lisons, toutes ces informations s’intègrent dans notre cerveau comme des possibilités de vie et d’action. Nous commençons même à vouloir être comme ces personnages. Et cela reflète quelque chose de très important : la vie elle-même.

Depuis la littérature grecque et le « voyage du héros », jusqu’aux films modernes de super-héros, nous retrouvons toujours la même structure narrative. Nous reconnaissons ces histoires parce qu’elles sont construites de manière universelle. Le problème, c’est que beaucoup de personnes finissent par vivre leur vie comme si elles étaient des personnages d’une histoire littéraire, oubliant parfois qui elles sont réellement.

C’est pourquoi l’une des choses importantes à récupérer grâce à la littérature est le courage d’écrire notre propre histoire.

Avoir le courage de raconter :

  • notre début,
  • notre conflit,
  • notre dénouement.

Et nous reconnaître littéralement tels que nous sommes.

La beauté de la littérature est qu’elle n’a pas besoin d’avoir une forme fixe. Elle peut commencer n’importe comment : « Aujourd’hui, le prix du pain a augmenté de dix centimes… »

Et cela peut devenir la plus grande des histoires. Il n’y a pas de métrique obligatoire ni de structure rigide. On peut commencer par la fin, par une anecdote ou par quelque chose de très simple. L’important est de pouvoir écrire notre histoire, resignifier notre vie et notre connexion avec le chemin du héros, afin de construire notre propre réalité.

Nous parlons constamment de créer notre réalité, de réécrire l’histoire. Mais pour réécrire l’histoire, il faut d’abord l’écrire. Il faut reconnaître les personnages de notre histoire.

Une poésie peut ouvrir une porte ; la narration littéraire peut décrire les détails de cette transformation.

Et il est important de comprendre ceci : la littérature n’a pas besoin d’avoir une fin définitive. Elle a seulement besoin de dénouements.

Alors je vous invite à écrire votre histoire.
Même si cela prend vingt pages.
Même si cela prend cinq ans.
Même si un jour vous écrivez une seule phrase et un autre jour cinq pages.

Gardez ce carnet, ce dossier ouvert : « Ceci est mon histoire. »

N’écrivez pas avec un objectif final.
La littérature raconte simplement une histoire.
Et nous ne savons jamais qui cette histoire pourra toucher.

Alors redécouvrons notre connexion intérieure et notre potentiel littéraire.

Commençons à réécrire l’histoire.


 

Vidéo source : 

Date de dernière mise à jour : 14/05/2026

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