Jour 290 - ART - 20 mai

J290 art

En clôturant la semaine émotionnelle du Taureau, ce jour nous invite à reconnaître l’art non comme un simple divertissement, mais comme une force de manifestation de l’âme. Matias montre que créer, ordonner, bâtir, chanter, peindre ou transformer son espace sont des actes spirituels concrets. L’art devient ici le passage entre l’infini intérieur et la matière visible : une manière de donner forme à ce qui vit en nous, afin de construire notre foyer, notre corps, notre monde et notre avenir.

Activations du jour

MOIS : Hol Sou – Taureau

Semaine : Emotionnelle

Chakra : Toroïde

Vibration du jour : RR-h

Affirmation : Je Suis Gardien Éternel

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Mantra : J'AI
Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour ENDOCRINIEN = ce système est le réseau de glandes dont la fonction est de sécréter des hormones à l’intérieur du corps. Les hormones s’occupent d’activer ou de désactiver des processus dans les différents systèmes du corps, les glandes étant les moteurs principaux de l’énergie qui maintient le corps en fonctionnement. Ce système est celui auquel adhèrent l’énergie de l’Âme et ses motivations ; ce sont donc les chakras de l’âme qui donnent vie à ce système et, par conséquent, au corps. C’est la projection des dimensions de l’univers dans la matière : l’hypophyse, la pinéale, la thyroïde, le thymus, le pancréas, les surrénales et les organes génitaux comme principaux.

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

L’enseignement central de ce jour est que l’art est l’existence elle-même. Il ne se limite pas aux beaux-arts ou à l’esthétique : il désigne la capacité de faire, d’ordonner, de relier et de manifester. L’âme, en tant qu’énergie de l’infini, utilise l’art pour donner forme au chaos intérieur et le rendre visible dans la matière.

Le blog explique que l’art, la science, l’ingénierie et la technique étaient autrefois unis. Tous participaient au même mouvement : comprendre, diviser, organiser, inventer et créer. Avec le temps, ces dimensions se sont séparées : la science et la technique sont devenues logiques et pratiques, tandis que l’art a été relégué au domaine de l’émotion, de la beauté ou du divertissement.

La vidéo prolonge cette idée en montrant que l’humanité a beaucoup évolué techniquement, mais pas toujours émotionnellement. Le problème n’est donc pas que l’art soit faible, mais qu’il ait été séparé de sa fonction pratique. Pour transformer le monde, l’art doit retrouver son lien avec la science, la technique, l’ingénierie et l’action concrète.

Ce jour invite donc chacun à devenir l’artiste de sa propre existence. Créer son foyer, transformer son espace, écouter une nouvelle musique, peindre, danser, écrire ou bâtir deviennent des gestes de réharmonisation intérieure. L’art réveille le potentiel de l’âme et nous rappelle que nous possédons déjà en nous les outils pour façonner notre futur.

Citation


« L’art est l’expression de l’âme, et donc “l’Art est Existence”,

car il est la réalisation de ce qui émerge et sort de soi pour se manifester dans l’espace. »


 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Nous nous asseyons confortablement.
Nous fermons les yeux.
Nous nous concentrons sur la respiration.

Je prends conscience de l’espace autour de moi, du corps que j’habite et de ma propre respiration.

J’imagine que tous les objets de cet espace disparaissent, y compris le plafond, les murs et le sol, jusqu’à ce que tout ce qui reste soit le vide.

Je contemple fixement le point au centre de ce vide, en y portant toute mon attention, tout mon focus.

J’inspire profondément en observant comment ce point s’allume comme une étincelle, puis s’étend en de nombreuses autres étincelles, créant un feu. Ce feu s’étend, irradie, jusqu’à ce que je sente sa chaleur sur ma peau.

Je reconnais que ce feu est l’essence de mon âme, et qu’avec lui je peux créer mon foyer, mon royaume.

J’inspire profondément et je prends ce feu dans mes mains, en l’amenant doucement à l’intérieur de mon corps.

Je sens le courant positif et négatif, comme des bandes de feu, depuis mes pieds et depuis ma couronne, envahissant tout mon être.

J’inspire profondément et je me permets d’irradier ce feu dans chaque particule de mon être, en expansant mon corps, en dessinant mon foyer autour de moi.

Je reconnais que je construis cette maison, ce foyer, en dansant avec mon feu.

Dans le mouvement de mes mains, je modèle les formes qui donnent lieu à cette construction.

Je dessine la structure de ce lieu.

Avec les couleurs, je peins la maison de tout mon être.

J’observe que ce foyer est mon histoire, et qu’en lui vivent toutes mes intentions.

Il est la manifestation de ma propre création.

Je peux voir, dans chaque pièce, mon histoire et mon futur se projeter, créant l’avenir.

Ce foyer, c’est moi.

Je suis le gardien de ce lieu.
Je suis le Gardien Éternel.

Moi-même, je l’ai créé.
Je me suis créé à partir de tous les beaux-arts qui vivent à l’intérieur de moi.

Je reconnais que j’ai en moi les arts nécessaires pour construire mon futur.

Je suis art en existence.

J’allume cette existence avec la vibration de mon chant.

Je Suis le Gardien Éternel.
Je Suis le Gardien Éternel.
Je Suis le Gardien Éternel.

J’ai l’art en moi.
Je possède.
Je possède.
Je possède.

Bienvenue à la maison de la Mère.

Merci.


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.


Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J290 - 20/05/2021

JE : J’ai vraiment apprécié ce voyage à travers l’Âme du Taureau, à travers les Arts.


JE SUIS : Qu’as-tu ressenti ?


JE : Beaucoup de choses… Mais surtout, que la capacité que nous avons de créer est infinie. Parfois, dans notre désir de rechercher la spiritualité, nous oublions que le spirituel a conçu ce monde pour que nous puissions expérimenter, ressentir tout ce que l’esprit est capable d’imaginer, et notre capacité de manifestation rend ce rêve possible. Il n’est pas nécessaire d’aller loin pour découvrir le pouvoir infini de la création, la divinité manifestatrice. Il suffit simplement de profiter de l’art ou d’en produire.


JE SUIS : Que produit l’art en toi ?


JE : Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé dessiner, apprendre la musique, écrire, sculpter et construire. Sauf la danse, le reste des arts m’est toujours venu naturellement, et a fait de moi ce que je suis. Mon amour pour la musique a été éveillé par mon grand-père, qui écoutait de la musique classique tous les jours lorsque j’étais avec lui. À sa mort, j’ai hérité de ses disques, et je les écoutais chaque jour.

Dans le jardin, je construisais des structures pour mes cochons d’Inde, avec des briques, du sable et du ciment. Je faisais des tunnels et des ponts, et j’ai même créé un étang artificiel pour tous les animaux.
J’aimais raconter des histoires à mes amis du quartier, et j’écrivais de longs textes, de la prose, racontant des histoires de magie.

Je passais mes journées à dessiner, à peindre, ainsi qu’à sculpter avec de la pâte à modeler et de l’argile. Depuis ma naissance, j’avais beaucoup de technique en dessin, ainsi qu’en modelage… Je me souviens avoir un jour abîmé un pot de ma grand-mère en essayant de faire un moule en plâtre pour sculpter quelque chose de grand.

Depuis mon enfance, l’expression artistique était très éveillée en moi, et cela me procurait beaucoup de plaisir et de joie de voir se développer quelque chose qui sortait de moi. En grandissant, je l’ai fait à plus grande échelle, en réalisant des fresques, en écrivant des livres, en voulant apprendre le piano, même si je n’ai jamais continué, car je n’aimais pas la manière dont on me l’enseignait, et cela m’a traumatisé, ainsi qu’en faisant des plans de vieilles villes et d’écoles que je voulais créer.

Je me souviens avoir imité la technique d’un ami de ma mère qui était architecte, afin de faire les plans d’une école que j’avais l’intention de fonder à l’âge adulte, où je pourrais enseigner les choses que je savais. Je crois que l’art, de bien des manières, a défini ma façon de voir le monde.


JE SUIS : Tu voyais que le monde était aussi malléable que de la pâte à modeler, sensible à la musique, avec beaucoup d’espace pour reconstruire le nouveau, pour réécrire l’histoire…


JE : C’est exact… Tout ce que je voyais dans le monde m’inspirait, je pouvais voir des figures et des potentiels partout. Je me souviens avoir écrit un jour que je sentais que je pouvais même raconter l’histoire du pied d’une chaise, parce que tout objet que je voyais m’inspirait une compréhension capable de changer la vision du monde.

Lorsque j’ai su que j’étais venu apporter ma pierre à la transformation de la Terre, l’une des choses que j’ai toujours dites, c’est que les artistes ont un rôle fondamental à jouer pour y parvenir. Les musiciens, les architectes, les cinéastes ont une plus grande influence sur la vie des gens qu’un politicien ou un économiste. Et pourtant, le paradoxe est que les gens continuent de vivre leur vie en fonction de la politique et de l’économie plutôt qu’en fonction de l’art.

Comment quelque chose qui meut autant le monde intérieur d’un individu devient-il un simple divertissement ? Quelque chose qui n’est pas considéré comme « sérieux » ?


JE SUIS : Pour répondre à cela, tu dois d’abord te poser une question importante.


JE : Laquelle ?


JE SUIS : « Qu’est-ce que l’Art ? »


JE : Ah, c’est vrai… Qu’est-ce que l’art ?


JE SUIS : L’art est l’Existence. Le mot Art vient du latin ars, dont le sens indo-européen est « placer, ajuster, faire avec justesse ». C’est l’idée de relier les choses dans un ordre appréciable et juste, d’assembler ou de tisser une trame.

En indo-européen, le concept de tisser, de faire quelque chose, est tek, à l’origine du mot grec tekhné, la beauté de ce qui est fait, la manière dont quelque chose est fait. Ce terme nous a donné des mots comme technique, tissu, technologie et texte. L’art est le fait de faire venir quelque chose de soi vers le monde, et la Technique est la manière, le comment tu le fais.

Depuis une vision universelle, tu pourrais comprendre que l’univers mental est infini, et que, pour cette raison, il est un esprit chaotique, sans ordre. Pour qu’il y ait ordre, il faut une polarité permettant d’ordonner les choses selon des ondes et des rythmes. Ceux-ci donnent naissance à la beauté, mot qui, depuis l’indo-européen dew, signifie « puissant, adoration de ce qui est fait ».


JE : Quelque chose de beau est donc la manifestation du pouvoir de faire quelque chose…


JE SUIS : C’est exact. C’est l’émergence de la volonté que l’univers appelle Énergie, et que la culture appelle « Âme ».


JE : Oh, l’Âme est donc l’aspect ordonnateur de l’infini !


JE SUIS : C’est là que naît la beauté de l’âme, qui ordonne, ajuste, fait, manifeste l’infini et le fini afin que le Cosmos existe. L’art est l’expression de l’âme, et donc « l’Art est Existence », car il est la réalisation de ce qui émerge et sort de soi pour se manifester dans l’espace.

Lorsque l’énergie crée à partir d’elle-même la matière afin de s’ordonner, elle développe la beauté des mondes, et la nature trouve ses canons de beauté dans le cosmos. L’humain interprète cet ordre, et se propose de l’imiter, d’utiliser son intelligence comme une manière de prendre dans la nature les outils pour créer la beauté dans le monde.

C’est ainsi qu’il imite les couleurs, qu’il modèle l’argile, qu’il chante et célèbre en dansant, qu’il construit dans son environnement, qu’il raconte ses exploits.


JE : Et de là émergent les « Beaux-Arts », qui, en d’autres termes, seraient : « la qualité de faire les choses avec adoration, depuis son propre pouvoir ».


JE SUIS : À travers le temps, dans le développement de l’histoire humaine, l’Art et la Technique étaient reliés comme une seule chose, étant synonymes l’un de l’autre. Dans les écoles philosophiques ou hermétiques, l’art, la science, l’ingénierie et la technique étaient considérés de façon holistique, car ils étaient tous des formes de réalisation, la manière de donner forme aux idées, d’être ingénieux pour trouver des façons de tisser une idée scientifique dans un développement artistique.

Tous les quatre faisaient partie d’un processus. La Science posait une thèse, que l’ingénierie devait sectionner afin de trouver la technique capable de la traduire en réalité sous forme d’art.


JE : De ce point de vue, l’art est la réalisation de la science… Et la science est l’inspiration de l’art.


JE SUIS : Exactement. Par exemple, un bâtiment est l’art des sciences mathématiques et de la géométrie. Une chanson est l’art né des sciences de la métrique et du son. Une peinture ou un repas est l’art de la science de la chimie et de la physique.


JE : Je vois… Et pourquoi vous êtes-vous séparés ?


JE SUIS : Conceptuellement, à l’époque romaine, les termes Ars et Tekhné ont pris des chemins différents. L’Art en est venu à décrire les attributs du développement esthétique et émotionnel, tandis que la Technique en est venue à décrire le développement pratique et intellectuel.


JE : Ils se sont séparés en Esprit et Cœur.


JE SUIS : Et ensuite est arrivé « Opus Dei ».


JE : L’organisation catholique extrémiste ?


JE SUIS : Non. L’organisation apparue en Espagne au siècle dernier n’a fait que reprendre son nom d’une expression latine de l’ère chrétienne. « Opus Dei » signifie : Œuvre de Dieu.

Le christianisme, ainsi que diverses tendances monothéistes venant du Moyen-Orient, interprètent le monde comme une partie de l’enfer, une punition divine, et les plaisirs de ce monde comme quelque chose de négatif, les tromperies du Diable. Cette vision est contradictoire avec la philosophie qui insufflait l’amour de la nature et des arts de l’âme, les plaisirs du corps.

Dans le christianisme européen, la connotation de la vie était « souffrir », et donc, nous devions travailler pour prouver que nous étions dignes du Royaume des Cieux.


JE : Ah, bien sûr ! Cela a fait que les arts ont été vus comme quelque chose de diabolique.


JE SUIS : Et donc, seul l’Art Sacré, celui qui adorait Dieu, était autorisé. Tout le reste était péché. De même, dans l’essor de l’Islam, l’idée que Dieu ne pouvait pas avoir de visage a conduit à une persécution des artistes qui représentaient des personnes dans les peintures et les statues, ainsi que des dieux et des mythes.

L’art fut relégué au sacré religieux, et il convient de mentionner quelque chose de fondamental : l’art est émotion. Et l’émotion nous fait ressentir des choses impures du point de vue religieux, ce qui nous conduit au « péché ». Ainsi, il fallait éliminer tout art de nos vies, pour vivre des vies austères, dédiées uniquement à l’Œuvre de Dieu.


JE : Cela nous a éloignés de la culture émotionnelle…


JE SUIS : Et a construit une société européenne fondée sur la culture du travail, et non du ressenti.


JE : Pourquoi parlons-nous de l’Europe ? Et le reste du monde ?


JE SUIS : Chaque culture a maintenu ses propres formes d’art, mais elles ont toutes été soumises à la vision européenne au moment de la colonisation. Aujourd’hui, le monde, que cela te plaise ou non, baigne dans une couche européanisée, ce qui signifie qu’au-delà de sa propre histoire, les canons idéologiques sont décorés par l’histoire de l’Europe.

Ainsi, lorsque nous parlons de manière générale, nous faisons référence à ce qui s’est passé sur ce continent, en raison de la mondialisation, depuis le XVe siècle.


JE : Ah. D’accord.


JE SUIS : Cette suppression de l’émotion a généré une tradition culturelle de « cacher les sentiments ». Quelque chose qui, malgré l’impulsion créatrice de la Renaissance, s’était profondément enraciné dans l’humanité.

Au milieu du XVe siècle, puis aux XVIe et XVIIe siècles, l’art refleurit, et l’expression émotionnelle s’incarna de nouveau dans les Beaux-Arts, mais cette fois exaltée dans l’esthétique et l’émotionnel, devenant beaucoup plus détachée du scientifique.

Bien que beaucoup d’artistes de la Renaissance aient été les pères du scientisme et des piliers du développement grâce à leurs idées révolutionnaires, la science ne voulait pas être confondue avec les artistes esthétiques, car l’émotion est contre-productive.


JE : Dans quel sens ?


JE SUIS : Au XVIe siècle, la Méthode Scientifique de Descartes fit que la science se fonda exclusivement sur l’Objectivité, cherchant à éliminer toute trace de Subjectivité susceptible de modifier le résultat de l’expérience.

Ainsi, les artistes furent vus comme un simple divertissement pour détendre l’esprit, comme le terrain de jeu des scientifiques et des penseurs. Les révolutions artistiques du XVIIIe siècle créèrent la perception bohème des artistes, qui se répandit comme une culture d’excentriques tout au long du XIXe siècle, dans laquelle les artistes furent catalogués comme une branche émotionnelle et philosophique, incapable de contribuer à la logique du monde réel.

Dans l’expansion de la technologie, de la science et de l’ingénierie due à la deuxième Révolution Industrielle, la logique prit le dessus au XXe siècle, et les artistes devinrent de simples interprètes. Comme l’a dit Picasso : « L’art est le mensonge qui nous aide à voir la vérité. »


JE : Mais malgré tout, l’art était et reste fondamental dans la vie de chaque personne… Nous accordons toujours beaucoup d’importance à l’art, à chaque période historique, et particulièrement au XXe siècle, nous avons vu de nombreuses ramifications de l’art qui ont influencé notre vie quotidienne.


JE SUIS : C’est exact, elles ont provoqué des révolutions, inspiré des milliers de personnes. Et pourtant, au XXIe siècle, elles restent des aspects de simple divertissement.

Les artistes parlent de paix depuis des siècles, inspirant les gens à vivre en paix, et les gens résonnent dans le monde entier avec ces messages ; pourtant, l’économie et la politique finissent par faire le contraire.


JE : Pourquoi ?


JE SUIS : Parce que la logique prévaut. La logique écrasante qui dit : « tu dois survivre, tu ne peux pas vivre de belles pensées, il y a des problèmes à résoudre, on n’obtient pas le pain et la sécurité avec des chansons ».


JE : Bien sûr…


JE SUIS : La politique et l’économie s’accrochent à ces concepts pour faire des accords et imposer le pouvoir, « pour le bien du peuple ». Et les esprits qui craignent la mort, qui vivent pour survivre, sont soumis à cette logique.

Ainsi, ils écoutent des chansons de paix et d’amour chez eux, mais lorsqu’ils sortent, ils ne savent pas dire non à la guerre ni éviter de haïr les autres.


JE : Comme ceux qui écoutent la chanson « Let it Be » ou « Imagine » des Beatles, mais qui ensuite critiquent ou se positionnent d’un côté du trottoir, en jetant des pierres de l’autre côté.


JE SUIS : L’art est devenu une forme de divertissement ou de philosophie, éloignée de la pratique de la logique. Cela conduit les gens à se relier à toutes sortes d’art comme à quelque chose de conceptuel ou d’émotionnel, et non comme à quelque chose de résolutif ou de pratique.


JE : Eh bien, il faut mentionner qu’il est beau de dire « faisons un monde sans frontières ni couleurs », mais cette idée est magique, parce qu’en réalité il y a beaucoup de travail derrière, car les frontières ne sont pas des inventions destinées à nous diviser ou à nous contrôler, mais elles sont une construction de sécurité que nous avons développée pendant des milliers d’années.

Autrement dit, je comprends que l’idée selon laquelle il ne devrait pas y avoir de frontières serait la meilleure, mais la reléguer à un simple désir sans tenir compte du fait qu’il y a de nombreux facteurs derrière cela me fait aussi voir que l’art s’est séparé de la réalité.


JE SUIS : Et c’est là où il devait en arriver. Lorsque nous parlons d’art, tout semble inspirant, magique, et c’est aussi là que réside l’erreur de l’artistique. L’art, c’est « faire », ordonner. L’art avait un rôle pratique dans la culture, non idéologique.

L’histoire récente a réussi à porter l’art à une position céleste, éthérée, très éloignée de la logique pratique du monde.


JE : Donc, l’art doit descendre dans la pratique, et la science doit s’ouvrir davantage aux possibilités infinies que l’art offre…


JE SUIS : Et pour cela, chaque individu doit devenir l’artiste de sa propre vie, c’est-à-dire le manifesteur de sa propre réalité, de ses actions, de sa vérité.


JE : Passer à l’action, et faire les choses.


JE SUIS : C’est exact. Apporter la beauté au monde, c’est faire les choses pour le monde de la manière la plus ordonnée et inspirante possible. L’art est la capacité innée de générer, de créer, de chercher des solutions holistiques.


JE : Comment puis-je faire cela ?


JE SUIS : Connecte-toi à ce que l’art inspire en toi. Car l’art éveille le pouvoir et le potentiel de ton Âme. L’énergie dont tu disposes pour accomplir ta mission et ton but se trouve dans la peinture, la musique, la poésie, la littérature, la sculpture, la danse, l’architecture et le cinéma.

Connecte-toi à eux, éveille-les en toi, tombe amoureux de ce que ton âme est capable de ressentir, de faire, d’exprimer. Commence chez toi, éveille les arts dans ton foyer, dans ton âme, dans ton intérieur.

Transforme à travers eux ces petites choses que tu as toujours espéré transformer, celles qui stagnent dans ton émotion. Change les choses de place, ajoute de la couleur, écoute une nouvelle musique, regarde un type de film différent qui t’inspire, lis un nouveau livre, peins un tableau même si ce n’est qu’une tache colorée, danse, libère-toi.


JE : Éveiller l’Âme de mon Foyer…


JE SUIS : Et en le faisant, tu découvriras le potentiel intérieur, la force de créer et de manifester. Puis, peu à peu, dans ton art, tu découvriras que tu es capable de produire des changements dans le monde, de façonner à travers la couleur, le son, la forme, le mouvement, l’image, et ainsi, d’éveiller les autres à l’action.


JE : Éveiller l’Art en moi, pour trouver la Technique qui me permet de transformer le Monde.


JE SUIS : Tu es Art. Tu dois seulement te reconnaître comme Artiste.


JE : Je suis l’Artiste de mon Existence.


Video explicative

Transcription de la vidéo - J290 - 20/05/2021

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

L’art comme manifestation de l’âme


Bonjour à tous, bon matin, bon après-midi, bonsoir.

Aujourd’hui, nous nous réunissons pour clôturer la semaine émotionnelle du Taureau. Il ne nous reste que dix jours avant de clôturer le mois du Taureau, et il ne nous reste que deux mois de chemin, deux mois qui vont passer très vite.

J’espère que cette semaine de l’âme du Taureau, avec les arts, vous a été utile, que vous avez appris quelque chose, et que vous pourrez aussi en profiter dans votre vie pour développer les arts intérieurs.

Pour clore cette semaine, nous allons aborder le thème d’aujourd’hui, qui est l’art en général.

L’art vient du mot latin ars, lié à l’idée de faire, d’ordonner. En grec, nous avons une autre parole qui définit l’art : techné. Elle vient d’une racine associée au tissu, au fait de tisser, mais elle a fini par dériver vers l’idée de beauté, vers le concept de quelque chose de beau.

Pour la culture grecque, parler de techné ne signifiait pas seulement parler d’un tissu, mais parler de la beauté de ce tissu : quand quelque chose est ordonné, symétrique, harmonieux, cela possède de la beauté. Ainsi, l’idée de tisser, de relier une chose à une autre, de créer un nouveau produit à partir d’autres éléments, porte en elle l’idée de beauté. C’est pourquoi l’art et le beau sont reliés à la technique.

Cependant, nous allons voir que les mots art et technique possèdent une racine très saine, liée au fait de faire quelque chose, de générer quelque chose dans le monde, de pouvoir lui donner forme.

Qu’est-ce que l’art, fondamentalement ? L’art est la capacité de faire sortir ce qui est à l’intérieur et de le manifester à l’extérieur. C’est faire, et mettre de l’ordre dans ce qui était à l’intérieur, pour le déposer dehors. Le concept de faire, dans l’art, est donc lié à l’existence elle-même : il s’agit de mettre dehors quelque chose qui était chaotiquement dedans, et de l’ordonner à l’extérieur.

Si nous plaçons cela sur un plan universel, dans le cosmos en général, nous comprenons pourquoi les arts sont liés à l’âme. Au commencement des choses, l’univers est mental. Mais cette mentalité n’a pas encore d’ordre, car elle est infinie. Elle ne connaît pas encore le patron, le modèle. Pour qu’il y ait ordre, il faut un modèle ; pour qu’il y ait un modèle, il faut une polarité, un point de départ et un point d’arrivée.

L’infini n’a pas de modèle. Il n’a ni commencement ni fin. Tant qu’il n’existe pas une notion de commencement et de fin, d’alpha et d’oméga, l’univers demeure infini.

À cause de cette réalité, l’univers cherche à créer un modèle. Il doit dessiner quelque chose de fini. Il prend donc cet infini chaotique qu’il porte en lui et le manifeste vers l’extérieur à travers une puissance finie. Cette transformation de l’infini vers l’ordre est ce qui fera naître la polarité : positif et négatif, intérieur et extérieur. C’est cela qui crée l’énergie, la vibration, et c’est ce que nous appelons l’âme.

L’âme est la manifestation de cette infinité. C’est pourquoi, par l’amplification de l’âme, nous pouvons relier directement l’âme à l’art, au fait de faire les choses, de leur donner un ordre, de comprendre leur application.

L’esprit, à lui seul, ne peut pas se manifester, car l’esprit est éternel. Il a besoin de quelque chose qui lui impose des limites pour pouvoir expérimenter chaque aspect de lui-même. Ce quelque chose, c’est l’âme. L’âme génère les modèles qui lui permettront de vivre à travers la matière, dans différentes réalités.


Chapitre 2 — Le tissage de l’univers : art, science, ingénierie et technique

Que fait donc l’univers à travers l’âme ? Il commence à créer des tissus, des réseaux, des réseaux synaptiques. Tout commence à s’ordonner par thèmes, par fréquences, par vibrations. Des réseaux d’information se génèrent dans l’univers grâce à la vibration de l’âme, et l’énergie de l’univers commence à ordonner les données sous forme de réseau.

Qu’est-ce qu’un réseau ? C’est un tissu. Ainsi, la technique de l’univers pour ordonner le chaos infini passe par le tissage, par la techné, par la technologie. La technique est donc la manière dont l’univers ordonne l’infini.

L’art est la capacité de manifestation, et la technique est la manière dont cette manifestation se réalise.

Tout l’univers commence alors à s’ordonner sous forme de tissus. Il crée des structures à partir de tissus, dans différents organismes inorganiques et organiques. Le chaos commence à s’ordonner en formant des entités, depuis une galaxie jusqu’à un petit insecte ou une bactérie sur notre planète.

À travers des millions d’années d’évolution, les tissus vont tenter d’ordonner toujours davantage, à travers la technique biologique. Ils s’ordonnent de plus en plus, créant la beauté, créant l’art : sons, couleurs, structures. Tout ce qui existe commence à se manifester.

Nous sommes donc, fondamentalement, l’art universel manifesté à travers la technique de la biologie organique. Notre existence est l’art universel à travers la technologie de la magie organique.

Nous sommes le résultat d’un esprit qui s’est transformé en énergie, c’est-à-dire en âme, afin de pouvoir s’ordonner de manière limitée, pour que l’infini puisse trouver un ordre.

Nous ne sommes donc pas n’importe quoi dans l’univers. Les êtres qui existent possèdent un but fondamental pour le monde spirituel. Nous ne sommes pas ici parce que nous serions piégés et que nous devrions simplement retourner dans un autre monde. Nous avons un but dans la matière, précisément en étant matériels.

Cet art a différentes manières de se manifester : de manière organique et de manière inorganique. Il commence à fragmenter différentes espèces. Chaque espèce se différencie ensuite en sous-espèces, en races, en spécialités propres à chaque individu. Il crée de nouveaux courants, comme une même espèce d’oiseaux qui fait des choses différentes, ou comme les humains qui créent l’art à travers la sculpture, la musique, la danse et tant d’autres formes.

Une même chose commence à se diviser, et elle trouve de l’ordre à partir de la division. Le concept de diviser, de couper une chose en deux, s’appelle prendre une décision. La science est alors l’art de diviser les choses pour les spécifier. La science est la manière de comprendre les différentes parties de l’art.

La science, dans cette division, avec l’art, trouve la manière de générer quelque chose de nouveau et de rester dans un processus constant de génération. C’est ce que l’on appelle l’ingénierie.

Que fait l’ingénierie ? Elle crée de nouveaux tissus, des tissus qui fonctionnent mieux, c’est-à-dire des techniques issues de l’ingéniosité.

Nous avons donc un chemin : l’art se divise en sciences ; les sciences éveillent l’ingéniosité ; l’ingéniosité utilise la technique pour créer à nouveau de l’art. L’art est la capacité de faire les choses ; la science divise ce qui est fait ; l’ingéniosité cherche les meilleures manières de le faire ; et, à travers cela, elle découvre différentes techniques qui permettent de créer quelque chose de nouveau, donc de revenir à l’art.


Chapitre 3 — La séparation historique entre l’art, la logique et l’émotion

Cependant, aujourd’hui, nous ne prenons pas l’art dans ce sens large. Nous le prenons depuis un point de vue émotionnel et esthétique, tandis que les autres dimensions — science, ingénierie, technique — sont souvent comprises depuis un point de vue intellectuel et logique.

Pourquoi cela s’est-il produit ? Pourquoi l’art, qui est l’essence de toutes les choses, a-t-il fini par être relégué à un simple facteur émotionnel, comme s’il n’était pas pratique et ne pouvait pas réellement changer notre conscience ou notre manière de vivre le monde ? Parce que nous sommes devenus logiques et intellectuels, et l’humanité a cessé d’être aussi artistique.

Rappelons d’abord que, pour les anciens, ces quatre concepts étaient pratiquement la même chose. On les prenait comme un tout. L’art n’était pas séparé de l’âme et de l’émotion, tandis que le reste appartiendrait à la logique. Dans les écoles initiatiques d’il y a des milliers d’années, et même jusqu’à la dernière période romaine, l’art, la science, l’ingénierie et la technique étaient intégrés. On les étudiait presque comme des synonymes les uns des autres, car l’information se transmettait à travers la philosophie.

Philosophie signifie amour de la sagesse. Tout ce qui transmet de la sagesse faisait partie de cette vision. C’était holistique, car celui qui se détermine uniquement dans une seule aire ne peut pas être réellement philosophique ; il devient simplement technicien de quelque chose. Pour les anciens, il était important de connaître un peu de tout afin d’être un être intègre.

Dans le passé, l’art n’était pas seulement quelque chose d’émotionnel. Il était compris comme la capacité de faire quelque chose. Un cuisinier était un artiste, un forgeron était un artiste. Celui qui cuisinait pour quelqu’un faisait de l’art, car tout était art : il s’agissait de faire quelque chose.

Ceux qui unissaient l’art, la conscience, l’ingéniosité et la technique étaient capables d’utiliser les beaux-arts, qui étaient l’essence de toute la culture.

Dans la naissance culturelle globalisée que l’on pourrait situer entre la Grèce et Rome, l’une des choses qui différenciait cette culture des précédentes est qu’elle ne se consacrait pas seulement à honorer le divin, mais aussi à honorer le monde. On exaltait les sciences, les arts, la compréhension de la nature et du monde dans lequel nous vivions. Si les dieux avaient créé ce monde, c’est parce qu’ils l’aimaient. Il fallait donc profiter de ce monde, car il avait été créé pour nous.

C’est une vision complètement différente de celle qui vient ensuite avec la culture judéo-chrétienne.

Lorsque la culture judéo-chrétienne prend l’Empire romain et commence à s’étendre, une vision totalement différente surgit : celle selon laquelle le monde est un châtiment, un lieu où l’on ne peut pas jouir, un lieu de souffrance où nous venons seulement de passage pour être éprouvés par Dieu, afin d’atteindre les cieux et d’y vivre éternellement heureux.

La seule manière d’obtenir l’entrée au ciel serait alors de vivre austèrement et de ne pas se laisser séduire par les plaisirs du monde. C’est pourquoi les arts furent interdits ou réprimés : parce qu’ils honoraient ce que cette culture considérait comme le domaine de la tentation.

Ainsi, durant tout le Moyen Âge et les périodes suivantes, jusqu’au XVe siècle, le développement artistique fut essentiellement religieux. Pendant plusieurs siècles, les sociétés se sont basées sur des monothéismes tournés vers le ciel. Pendant de nombreuses générations, le concept s’est incarné en nous qu’il fallait travailler pour gagner le ciel, et que profiter du monde ou jouir des choses terrestres était une perte de temps, quelque chose qui nous détournait de ce que nous devions faire.

Cependant, à la fin du XVe siècle, avec la Renaissance, les arts surgissent à nouveau, honorant la nature, mêlée encore au christianisme, mais commençant à quitter l’art strictement sacré pour passer à l’art renaissant. C’est une révolution artistique.

À la fin du XVe siècle et au XVIe siècle, les arts, les sciences, les ingénieries et les techniques se réveillent à nouveau. Avec le réveil des arts à la Renaissance vient aussi le réveil de la science, avec une nouvelle idée de l’expérience et de l’observation.

Nous avions vécu une longue période de l’histoire marquée par une forte répression scientifique au nom de concepts de foi subjectifs. À partir de ce moment, la science va chercher à devenir objective. Tout ce qui est subjectif va commencer à être considéré comme un obstacle au développement scientifique. C’est là que la science commence à se séparer complètement de l’art.

Même si nous avons alors des artistes renaissants et des scientifiques renaissants, les peurs héritées de la culture chrétienne restent très codifiées en nous. Elles continuent à nous conditionner.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis avec la révolution industrielle, la technique se sépare complètement de l’art. Les fabriques apparaissent. Ce n’est plus un cordonnier qui possède l’art de faire une chaussure ; c’est une usine où la chaussure n’est pas faite par un artiste, mais par une chaîne de personnes dont chacune réalise une partie. La technique devient mécanique et cesse d’être artistique.

L’ingéniosité, comme celle de Léonard de Vinci et des artistes renaissants qui découvraient des techniques, des mécanismes, des machines, des solutions pour la vie, se transforme peu à peu en spécialités. Ces spécialités deviennent des ingénieries, qui prennent une information précise, tandis que les arts restent à nouveau séparés.


Chapitre 4 — Redevenir des artistes holistiques

Aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles, les artistes commencent à être relégués au plan émotionnel et esthétique.

Regardez alors ce tableau : la science, l’ingénierie et la technique ont commencé à faire évoluer l’humanité, à la faire avancer de manière accélérée. En seulement trois cents ans, ces trois domaines ont fait avancer le monde plus vite que pendant cent cinquante mille ans.

Mais une chose n’a pas évolué chez l’être humain. Qu’est-ce qui n’a pas évolué ? L’émotion.

Quelle était pourtant la clé de toute cette évolution ? L’art. L’art nous relie à l’émotion. L’art nous relie au potentiel intérieur de l’âme. Il est l’énergie de base qui nous permet de faire. Mais l’art s’est séparé de la logique. Historiquement, il s’est séparé de la logique, ce qui a fait que l’humanité a beaucoup évolué dans la technique, mais pas dans le contenu.

D’où vient cette idée de ne pas nous lancer dans les arts comme une manière de changer le monde ? Elle vient de ces traditions judéo-chrétiennes qui nous disent qu’il faut travailler pour gagner son pain quotidien, que l’on n’arrivera nulle part en faisant des bêtises, que l’art est une perte de temps. Ce sont des phrases que la majorité des personnes ont entendues dans leur vie.

Les artistes ont de nouveau été relégués dans la société, comme des personnes qui n’apportaient rien de pratique, mais seulement du divertissement. Cette vision, issue des révolutions industrielles et chargée d’une connotation religieuse, nous fait percevoir l’artiste comme quelqu’un qui vit des plaisirs de la vie, qui ne travaille pas avec effort, qui vit du rêve.

Nous remarquons cela aussi dans notre incapacité à exprimer les émotions. Nous réprimons les émotions : « ne pleure pas », « tout va bien », « ne t’exprime pas », « ne pleure pas en public ». On nous apprend à ne pas montrer nos émotions, à ne pas nous ouvrir à ce que nous ressentons, parce que cela est considéré comme une faiblesse.

Nous ne savons pas gérer nos émotions, parce qu’à l’école on ne nous a pas permis de développer l’artistique, seulement le logique. Et quand on enseigne l’art, on enseigne souvent la mesure, la méthode ou la technique, mais pas l’expression.

Pourtant, dans notre monde privé, tous les humains aiment les arts. Nous ressentons la musique et les arts en nous. Nous croyons même que l’art est une manière de changer le monde, que les artistes sont un moyen de changer le monde. Et pourtant cela ne se produit pas vraiment.

Cela ne se produit pas justement à cause de la gestion émotionnelle de l’art, parce qu’il a été séparé de ses autres parties : la science, l’ingénierie et la technique.

Nous tombons aussi dans l’erreur de croire que l’art, à lui seul, peut changer le monde. Mais ce ne sont pas seulement les artistes du XXIe siècle qui peuvent changer le monde. Ce qui peut changer le monde, c’est le véritable concept de l’art : l’art qui signifie faire les choses depuis son propre pouvoir, depuis ce que l’on appelle la beauté intérieure.

L’art ne peut pas changer le monde s’il n’incorpore pas en lui ses autres parties : la science, l’ingénierie et la technique. Et la technique, l’ingénierie et la science ne peuvent pas évoluer véritablement si elles n’incorporent pas l’art.

Il est donc important de devenir de véritables artistes, non seulement esthétiques, mais aussi émotionnels, intellectuels et logiques, tout ensemble. Des artistes holistiques.

 

Vidéo source : 

#TAURO: Emocional “Toroide” / Emotional “Toroid” - RR-h - 20 de Mayo 2021 - Matías De Stefano

Date de dernière mise à jour : 20/05/2026

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