Le trône des Poissons ouvre la douzième position et oriente le regard vers l’acide silicique dissous dans les océans. Depuis ce siège, le Silicium se révèle comme un ion qui circule entre la terre et la mer sous forme de H₄SiO₄, comme l’élément qui, érodé depuis les roches, voyage dissous par les rivières jusqu’aux océans, où des organismes l’extraient pour construire leurs squelettes. Ce qui avait étendu quatre bras, s’était granulé, avait servi de médiateur électrique, protégé la vie microscopique, était devenu transparent, avait ordonné les cristaux, équilibré les états, transformé à travers sa toxicité, s’était étendu planétairement, avait édifié des montagnes et imaginé une vie alternative, trouve maintenant son intégration avec le tout océanique dans un cycle biogéochimique éternel. Le Silicium dissous atteint des concentrations de 0,01 à 5 mg/L dans les eaux. Chaque molécule d’acide silicique s’écoule des montagnes vers les mers. Chaque atome s’abandonne au cycle éternel du Silicium planétaire entre roche, eau et vie.
Le Silicium habite le flux continu entre l’érosion des silicates et la précipitation biogénique, le cycle d’échange entre géosphère, hydrosphère et biosphère, l’unité avec l’océan planétaire dont il ne se sépare jamais véritablement. Observé depuis le trône des Poissons, le bâtisseur de réseaux trouve la compassion pour le cycle complet, le mysticisme de la dissolution dans le tout biogéochimique et la capacité de s’abandonner au flux universel aqueux. La tétravalence devient offrande océanique. La connexion multiple s’organise comme retour au cycle primordial. Excalibur calibre la particule lorsque l’esprit, l’émotion et le corps s’alignent dans un même axe d’unité biogéochimique.
Une bougie s’allume devant toi comme reflet du centre. Sa flamme révèle l’état du constructeur intérieur et accompagne l’ajustement subtil de la particule. En soutenant le regard, la dissolution s’accomplit et la douzième face de la pierre philosophale se polit. Le Silicium est intégré. La roue clôt son cycle conscient.
Ainsi, aujourd'hui, nous accomplissons cette tâche :