Bonjour à tous, bonjour, bon après-midi, bonsoir. Nous avons dormi, et maintenant nous pouvons commencer avec toute l’énergie du Bélier, avec un peu plus d’élan pour démarrer ce mois de l’initiation, de l’étincelle, du commencement. Nous entrons donc à nouveau dans un cycle avec davantage d’énergie, pour lancer le mois du début, le mois de la première impulsion. Comme toujours, nous allons commencer par une petite introduction pour comprendre ce qu’est ce mois et pourquoi nous le commençons aujourd’hui. Il est important de rappeler, surtout pour toutes les nouvelles personnes qui se joignent au chemin, que nous ne suivons ni le calendrier grégorien ni le calendrier astrologique classique. Nous ne suivons donc pas les mois de 30, 31 ou 28 jours, ni le passage astrologique traditionnel d’un signe à l’autre autour du 20 ou du 21. Nous suivons le calendrier atlante, organisé en 12 mois de 30 jours chacun, avec 5 jours hors du temps. Dans ce calendrier, chaque mois n’est pas relié au signe astrologique en tant que personnalité, mais au concept de ce signe, à l’archétype qui gouverne ce temps.
Le calendrier atlante et l’organisation du chemin
Chaque mois est divisé en trois semaines de dix jours chacune. Une semaine est liée au mental, une autre à l’émotionnel, et la troisième au physique. Chaque jour est également relié à un chakra, en comptant neuf centres : en commençant par la couronne, en passant par tous les chakras, et en incluant aussi les genoux et les chevilles, puis le dixième jour qui ferme l’ensemble de la semaine. Comme toujours, nous avons pour chaque journée une information avec laquelle travailler, un mantra du jour, des codes d’information, et aussi un thème à débattre. Mais ce thème, je ne le connais jamais à l’avance. Je ne sais pas, le jour d’avant, de quoi je vais parler, ni ce que je vais devoir écrire dans le post. Chaque thème change donc au fil du jour lui-même. C’est pour cela que le titre du thème n’apparaît pas d’avance dans les vidéos : littéralement, il n’est pas encore connu.
Le blog, la musique du mois et le nouveau cycle
Probablement qu’à la fin de l’année, nous mettrons sous les vidéos les hashtags des thèmes abordés pour que tout soit plus ordonné ensuite. Mais comme tout est improvisé, cela se construit au fur et à mesure. Je rappelle aussi que toute l’information du chemin, pour ceux qui ne savent pas encore ce que je suis en train de faire, se trouve sur le blog. Le post de chaque jour est disponible là-bas, gratuitement, avec toute la structure du parcours. Aujourd’hui, ceux qui sont déjà passés par le blog auront sûrement entendu la nouvelle musique du mois. Nous avons une nouvelle chanson pour accompagner ce cycle, commencée ce matin, et je remercie Guille ainsi que toutes les personnes impliquées dans sa création. Cette musique nous accompagnera pendant ce mois avec l’intention d’allumer les étincelles à travers le battement de chacun des chakras. C’est ce que cette chanson vient activer : l’étincelle arienne.
Le dernier cycle du chemin : le corps
Aujourd’hui, nous commençons un nouveau cycle, le dernier cycle de notre chemin du « Je Suis », celui qui est relié au corps. Nous avons parcouru un processus en trois grands cycles de quatre mois chacun : corps, âme et esprit. Nous avons commencé par le cycle du feu avec le Lion, puis la Vierge, la Balance et le Scorpion. Ensuite, nous avons traversé le cycle de l’âme, de la même manière, puis celui de l’esprit avec le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. Et maintenant, nous commençons le dernier ensemble de quatre mois : Bélier, Taureau, Gémeaux et Cancer, qui correspondent au processus du corps. Nous avons fait ce parcours ainsi parce que l’intention de ce chemin est d’équilibrer l’âme et l’esprit pour les manifester dans le corps. Le but n’est pas de terminer en nous élevant hors de la matière, mais de faire descendre le ciel sur la Terre, de manifester le ciel dans le corps, ici et maintenant. C’est pourquoi nous ne finissons pas par une ascension spirituelle, mais par l’incarnation de l’esprit dans la matière.
Bienvenue dans les quatre mois du corps
Bienvenue donc aujourd’hui dans le processus des quatre mois du corps. Nous entrons d’abord dans le mois du Bélier, et nous allons le comprendre de la manière suivante. Il faut se souvenir de la trinité à laquelle il appartient : la trinité du feu. Cette trinité commence avec le Bélier, qui est l’étincelle qui allume. Elle continue avec le Lion, qui est le feu lui-même. Puis elle se complète avec le Sagittaire, qui est la lumière et la chaleur émises par le feu. Nous avons donc un parcours : l’étincelle, le feu, puis l’expansion lumineuse et chaude du feu. C’est cette logique qui nous permet de comprendre en profondeur le concept du Bélier.
Bélier, Lion, Sagittaire : trois formes du feu et trois formes de l’ego
Nous pouvons aussi dire que le Bélier est l’ego interne, le Lion l’ego externe, et le Sagittaire l’ego expansé. Quelle est la différence entre les trois ? L’ego interne est celui qui se réfère à lui-même, celui qui dit « je ». C’est pour cela que le mantra de ce mois est précisément : JE SUIS. Le Bélier est celui qui dit « Je Suis », celui qui s’auto-référence à partir de son monde intérieur et d’une vérité intérieure. Le Lion, lui, dit « Je Suis parmi les autres » : c’est l’ego externe, qui a besoin de référence extérieure pour se situer, pour savoir où il est, comment il agit, et s’il fonctionne. Le Sagittaire, enfin, est l’ego expansé, celui qui peut se déplacer, qui n’a pas besoin d’être au centre ni de se définir par le regard des autres, parce que ce qui l’intéresse, c’est de connaître, de chercher, de s’étendre, de se mouvoir dans les espaces.
Du feu à la lumière, et l’impossibilité du retour en arrière
Dans cette trinité, il y a un processus : de l’interne vers l’externe, puis de l’externe vers l’expansé. L’un dit : « Je suis moi-même, ici, en moi. » L’autre dit : « Je suis dans l’autre. » Et le troisième dit : « Je suis dans tout. » C’est donc un chemin du feu : une étincelle devient feu, puis le feu devient lumière et chaleur qui s’étendent. Mais que se passe-t-il si l’on veut faire le chemin inverse ? Peut-on faire revenir la lumière et la chaleur dans le feu, puis le feu à l’intérieur de l’étincelle ? Conceptuellement, oui. Physiquement, dans un monde matériel soumis aux lois du temps et de l’espace, c’est pratiquement impossible. Pour l’être sagittarien, revenir à l’état du Lion serait comme une limitation, une prison, parce que cela reviendrait à passer d’une liberté expansive au fait d’être contenu au centre et observé.
Comment chaque feu voit le précédent
De la même manière, pour le Lion, revenir à l’étincelle du Bélier est aussi vécu comme une limitation, comme une perte de vitalité, presque comme une pression ou une prison. C’est pourquoi, depuis la logique du feu, on pourrait dire qu’un Sagittaire a transcendé le Lion, et qu’un Lion a transcendé le Bélier. Le Sagittaire peut regarder le Lion et penser : « Il est encore prisonnier de la nécessité d’être vu par les autres. » Et le Lion peut regarder le Bélier comme un enfant, une étincelle qui part dans tous les sens, sans ordre, sans contrôle, sans structure claire. Ainsi, chacun perçoit le précédent comme plus limité que lui. Dans ce contexte, nous pouvons maintenant mieux comprendre le concept du Bélier. Et je le rappelle une nouvelle fois : je ne parle pas ici du signe astrologique de la personnalité, mais bien du concept archétypal du Bélier. Peu importe que vous soyez nés sous le signe du Bélier ou non : c’est l’archétype qui nous intéresse, pas la personnalité zodiacale.
Une précision importante sur le signe et la personnalité
Je vais même mentionner quelque chose d’assez amusant. Moi, je suis du Lion, et tout le monde le sait. Si je peux faire ce que je fais, parler devant autant de personnes, tenir cette présence, c’est aussi parce que mon système me permet de m’appuyer sur l’archétype léonin. J’ai besoin de cet ego léonin pour accomplir ce travail de visibilité. Si je ne l’avais pas, je serais peut-être enfermé seul avec ma peur de parler devant les autres. Donc quand quelqu’un me dit : « Tu es très égocentrique », je réponds : oui, bien sûr, et je n’ai pas de problème avec cela, parce que je l’utilise comme un outil de travail. Le problème de l’ego commence surtout quand on le cache, quand on en a honte, alors qu’en réalité c’est un instrument pour l’esprit. Il vaut donc mieux l’assumer consciemment que le dissimuler.
L’ego du Lion et l’ego du Bélier
L’ego léonin est celui qui cherche à se montrer à l’autre pour lui enseigner quelque chose, pour le guider. Il cherche donc une forme de contrôle, de référence, un retour qui lui permette de savoir si ce qu’il fait fonctionne ou non. Le Bélier, lui, porte le feu en lui comme ego interne. Cela signifie que, du point de vue archétypal, il se réfère à lui-même et que le regard de l’autre lui importe peu. Il dit : « Je Suis », point. Il ne s’arrête pas à penser aux autres, ni à la responsabilité envers eux comme le ferait le Lion. S’il veut faire quelque chose, il le fait. S’il veut dormir, il dort. Et ce genre d’attitude, pour les léonins, peut être exaspérante, parce qu’elle ne pense ni au service, ni à la scène, ni à ce qu’il faut faire pour les autres. Le Bélier agit d’abord à partir de lui-même.
Le Bélier, le conflit et la réaction
C’est justement pour cela que le Bélier ne cherche jamais vraiment à arriver à un consensus. Il dit : « Voilà ce que je pense, voilà ce que je comprends », et si l’autre dit autre chose, cela peut très vite devenir friction, lutte, guerre, conflit. C’est pour cela que le Bélier est souvent associé à la bataille, au soldat, à celui qui se trouve dans le combat. Et ce qui est drôle, c’est que lorsque j’ai écrit sur le blog depuis ma perspective léonine, beaucoup de personnes ont réagi immédiatement pour défendre l’ego du Bélier. Elles n’ont pas lu l’ensemble du propos, elles ont simplement réagi, comme une étincelle. Elles ont commencé à discuter, à se défendre, à argumenter contre mon ego léonin. Et en faisant cela, elles m’ont finalement donné raison, parce qu’elles exprimaient précisément ce que je décrivais comme l’énergie du Bélier : la réaction spontanée, directe, initiatrice, combative. Cela m’a beaucoup fait rire.
Le Bélier comme étincelle du commencement
Un autre des grands thèmes du Bélier est sa capacité à réagir parce qu’il est l’étincelle. Une étincelle peut allumer une lumière, mais elle peut aussi déclencher un incendie. C’est cette étincelle qui met tout en mouvement, qui initie toute chose. Si l’univers a commencé par une étincelle divine, alors toutes les choses commencent par le Bélier. Le Bélier est donc l’enfance, celui qui sort à la découverte, celui qui commence, celui qui s’engage dans le chemin initiatique. Le mot « initiatique » vient justement de l’idée de commencement. C’est lui qui donne l’impulsion initiale à tout processus. Il représente la force du départ.
Le Bélier face aux limites du monde
Le Bélier est celui qui est disposé à découvrir le monde, à tester les limites du monde. Il le fait en posant des questions, en cherchant, en découvrant, en se lançant à l’aventure, en éveillant la volonté d’agir sur la Terre. Et lorsqu’il rencontre une limite, il essaie de la briser. C’est à cet endroit que naissent le conflit, la lutte, l’agressivité arienne. Beaucoup de personnes disent parfois : « Je suis Bélier, mais je ne suis pas comme ça. » Mais encore une fois, on ne peut pas réduire la personnalité au seul signe solaire. Après 29 ou 30 ans, le signe solaire ne se perçoit même plus de la même manière, car d’autres éléments du thème, comme l’ascendant, la Lune, Vénus ou Mars, deviennent fondamentaux. Une chose est d’avoir le Bélier dans le Soleil, une autre de l’avoir dans Mars ; ce n’est pas du tout la même dynamique.
L’archétype du Bélier n’est pas une personnalité
Il faut donc bien comprendre que je parle ici de l’archétype du Bélier, et non de la personnalité d’une personne née sous ce signe. Notre personnalité n’est pas « Bélier », « Lion » ou « Poissons » de façon isolée. Notre personnalité est une combinaison de tous les signes selon la place des planètes dans notre carte. C’est pourquoi personne ne doit se sentir offensé ou discriminé par cette description. Il ne s’agit pas de classer les personnes, mais de comprendre un principe archétypal. Et, en plus de cela, nous commençons aujourd’hui la semaine mentale du mois. Nous n’allons donc pas parler ici directement du Bélier comme force d’action ou de guerre, mais de son attribut mental. Et cet attribut mental a à voir avec les questions.
Le mental du Bélier : la question
Pourquoi les questions sont-elles liées au plan mental du Bélier ? Parce que le Bélier est l’enfant qui demande. C’est celui qui commence le chemin et qui dit : « Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi ? À quoi cela sert ? Quand ? Où ? » Toutes les questions appartiennent à la clé d’un mental arien. On pourrait croire que cela correspond davantage aux Gémeaux ou au Sagittaire, qui cherchent sans cesse à savoir quelque chose de nouveau. Mais le Bélier ne cherche pas d’abord à savoir : il cherche à questionner. Ce n’est pas la même chose. Il ne demande pas pour apprendre comme le ferait Gémeaux ; il demande pour ouvrir un processus, pour déclencher la recherche, pour initier un mouvement. C’est l’enfant qui dit sans cesse : « Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? »
La question crée le chemin
L’énergie arienne remet toutes les choses en question parce qu’elle cherche les probabilités et les possibilités qui se cachent derrière. Elle vient pour l’aventure, pas pour s’installer dans une réponse définitive. Son énergie est initiatrice : elle ouvre des portes, elle commence. Une fois que le chemin est ouvert, peu lui importe souvent ce qui se passe ensuite. Elle ne reste pas assise à lire tout le livre ni à écouter la réponse complète. Elle pose une question, puis pendant que l’autre répond, elle est déjà partie en poser une autre ailleurs. Il faut donc se souvenir d’une chose fondamentale : au commencement de toutes les choses, ce qui crée la réalité, c’est la question. La question contient déjà en elle la réponse, car sans question il n’y a pas de chemin pour la découvrir. L’étincelle divine n’est pas la réponse : elle est la question.
La question fondamentale : « Quoi ? »
Dans la question se cachent toutes les possibilités de la réponse. Et la question par excellence est : « Quoi ? » Aujourd’hui, j’ai expliqué que la question « quoi » renvoie à l’objet de la question. C’est la particule qui commence l’interrogation en pointant vers ce qui est observé, vers ce qui doit être identifié. « Quoi » est le commencement de tout questionnement : qu’est-ce que ceci, qu’est-ce que cela, quoi, combien, pourquoi, pour quoi, qui ? Le « quoi » place l’objet au centre de l’attention et ouvre le chemin vers la compréhension objective d’une chose. C’est pour cela que c’est la question initiale de toutes les autres questions. Toute réponse vise ensuite à désigner un objet, une réalité, quelque chose de concret. Le « quoi » ouvre donc la porte du chemin initiatique.
Les questions du chakra couronne et des autres centres
Pour pouvoir commencer un chemin initiatique, la première chose à faire est donc de se demander : qu’est-ce que je suis dans tout cela ? Nous devons nous poser des questions pour savoir dans quel état nous nous trouvons aujourd’hui, pour identifier de quelle manière nous sommes constitués. C’est pourquoi, dans le chakra couronne, on nous invite à nous poser la question : Que pense-je ? Puis viennent d’autres questions : Que crois-je ? Que vois-je ? Qu’entends-je ? Que dis-je ? Que tais-je ? Que sens-je ? Que suis-je ? Que fais-je ? Qu'est-ce que je possède ? Qu'est-ce que je cherche ? À travers chacun des chakras, nous passons donc d’une question à une autre. Ce sont les questions qui permettent d’ouvrir le chemin initiatique et de reformuler ce que nous sommes. Elles servent à comprendre d’où nous partons.
La pratique conseillée pour commencer le mois
Je vous recommande donc, en commençant ce mois, de prendre une liste, un carnet, et de commencer à vous poser ces questions. Il n’est même pas nécessaire d’y répondre. Ce qui compte d’abord, c’est de formuler toutes les questions possibles. Normalement, nous ne nous posons pas ces questions. Prenez donc votre cahier et notez : jour 1, chakra couronne, la question est « quoi ? ». Puis laissez venir tout ce qui commence par « que » : que pense-je, que sens-je, que fais-je, que cherche-je, que dis-je, que vois-je… Cette semaine, nous allons nous questionner. Après avoir traversé tant de réponses et tant d’expériences au cours de ce temps, il est arrivé le moment de nous poser toutes les questions possibles pour commencer notre chemin initiatique sur la Terre, dans le corps.
Des questions tournées vers soi
Rappelez-vous aussi que les questions que vous devez vous poser sont tournées vers vous-mêmes. Ce ne sont pas des questions du type : « Qu’est-ce que les étoiles ? » ou « Qu’est-ce que l’univers ? » Dans le Bélier, la question est toujours à moi-même : que pense-je, que crois-je, que dis-je, que suis-je ? Il ne s’agit pas de lancer des questions générales au monde, mais de prendre le monde comme miroir de son propre commencement. Le Bélier initie à partir du soi. Il met le feu en lui pour commencer à avancer. C’est pour cela que cette première semaine mentale est une semaine d’auto-questionnement. Le point de départ du chemin n’est pas le monde extérieur : c’est ce que je découvre en moi quand j’ose me demander ce que je suis, ce que je fais, ce que je cherche.