Jour 225 - ETRE - 16 mars

Dans ce jour du chemin Yosoy, nous explorons la compréhension profonde du verbe Être et de l’acceptation du monde tel qu’il est. Après les réflexions sur le détachement et l’inconditionnalité, ce message nous invite à dépasser une confusion fréquente : accepter la réalité ne signifie pas renoncer à sa transformation. À travers le dialogue entre JE (Matias) et JE SUIS (son être supérieur : Ghan) , nous découvrons que l’amour véritable ne rejette pas ce qui existe, mais accompagne son évolution. Comme un enfant qui apprend à marcher, l’humanité traverse des étapes nécessaires de croissance. Comprendre cela nous permet de regarder le monde avec compassion, conscience et responsabilité.

Activations du jour

MOIS : Poissons

Semaine : Émotionnel

Chakra : Plexus Solaire

Vibration du jour : Pï

Affirmation : Je Suis la Volonté qui relie.

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : ressentir la Volonté de l’Âme.

Mantra : JE CROIS.
Calibre le chakra correspondant à ce jour.
(Minimum 5 minutes)

Code du jour :  VER (Voir) Le but, l’objectif vers lequel se dirige le désir, possède un point de mire. Et pour l’atteindre, une stratégie est nécessaire. La recherche, la planification, l’analyse, l’observation, l’étude et l’apprentissage sont les clés indispensables pour accomplir cet objectif. C’est ainsi que l’attribut cosmique de Voir s’éveille. Il permet au cosmos de tracer le chemin et d’être analytique au moment de le parcourir. Avoir une vision de la vie, une vision du but, une vision du sens.


 

 

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

L’enseignement central de ce jour rappelle que l’acceptation du présent n’est pas une résignation, mais la base de toute transformation réelle. Rejeter le monde tel qu’il est empêche de participer à son évolution, tandis que l’aimer permet d’accompagner son développement, comme on accompagne un enfant qui apprend à grandir.

À travers l’exemple du bébé qui apprend à marcher ou à communiquer, le message montre que les limites, les erreurs et même le chaos font partie d’un processus d’apprentissage. L’humanité traverse également ces étapes, et comprendre cela permet de remplacer le jugement par l’éducation, la compréhension et la responsabilité.

Le texte nous invite ensuite à reconnaître que chaque être est une expression du même Être universel. Les différences, les conflits et la diversité ne sont pas des oppositions fondamentales, mais différentes expériences d’un même processus d’évolution.

Lorsque nous cessons de juger et que nous reconnaissons cette unité, nous accédons à une conscience plus vaste : celle où l’amour devient inconditionnel, où chaque expérience contribue à la découverte du Je Suis, l’essence commune de toute existence.

Citation


« Accepter le monde tel qu’il est ne signifie pas renoncer à le transformer,
mais l’aimer suffisamment pour accompagner son évolution. »


 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Respire profondément.

Depuis ton plexus solaire,
laisse cette conscience se répandre dans chaque partie de ton être.

Ici et maintenant.

Sens ton énergie se connecter aux autres,
comme une grande toile.

Une toile de relations, de liens et de missions.

Et reconnais que toutes les émotions, positives ou négatives, font partie de toi.

Parce que tu es le lien.

Tu es le reflet à partir duquel toutes ces émotions émergent.

Reconnais :

Je suis tous.
Je suis le monde.

Et ainsi résonne la grande toile du Je Suis.


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la traduction en français.


 

Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J225 - 16/03/2021

JE :
« Aime le monde tel qu’il est, et non tel que j’espère qu’il soit. »
Je comprends qu’attendre que quelque chose soit implique une attente, précisément ce qui nous fait vivre dans un monde d’utopies au lieu de le manifester ici et maintenant. Mais si j’aime le monde tel qu’il est, quel est alors le sens de sa transformation


JE SUIS :
Est-ce qu’aimer un bébé t’empêche de planifier son avenir ?
Est-ce que vouloir voir les fleurs du printemps te fait détester les plantes pendant les autres saisons ?
Est-ce qu’accepter une personne telle qu’elle est aujourd’hui t’empêche de faire des projets pour vivre ensemble, voyager ensemble, créer une famille ?


JE :
Je comprends… Le problème est de croire que travailler pour un futur meilleur signifie ne pas accepter le monde chaotique d’aujourd’hui.
Alors qu’en réalité, c’est l’inverse : accepter le monde tel qu’il est, sans le nier, est ce qui éveille l’amour qui aide à le transformer.


JE SUIS :
Quand tu tiens les mains d’un bébé pour qu’il fasse ses premiers pas, tu ne soulignes pas son incapacité à marcher, mais sa volonté d’avancer.
Quand un bébé pleure, tu ne te plains pas en disant que tu préférerais qu’il soit toujours heureux, mais tu es prêt à l’aider, car pleurer est la seule façon qu’il connaît pour communiquer.
Accepter le monde tel qu’il est, avec ses larmes, ses douleurs et ses limitations, c’est comme accepter ce bébé qui grandit, qui apprend le monde et lui-même. Et toi tu es là, sachant ce dont il est capable, le guidant pour qu’il le découvre, sans nier ce qu’il est.


JE :
Oh… Je comprends vraiment maintenant…
C’est juste que, en tant qu’humains, nous avons tendance à nous plaindre des choses que nous n’aimons pas, en cherchant à les améliorer, à laisser le mauvais derrière nous, sans comprendre que ce que nous sommes aujourd’hui fait partie du processus pour devenir ce que nous serons demain…


JE SUIS :
Pour franchir un seuil vers demain, il est nécessaire de reconnaître l’hier d’où tu viens.
Pour aller vers la lumière, tu dois reconnaître tes ombres.
L’Être est au milieu de tout cela, au milieu de tous les processus. L’Être est l’articulation éternelle entre chaque pas, chaque système, chaque expérience que tu vis.
Ainsi, je ne te demande pas d’aimer la guerre ou la famine, la trahison, la corruption, le désespoir, l’ignorance ou l’inconscience, mais d’aimer l’Être qui les expérimente.


JE :
Chaque personne que je connais vit un moment unique de cet Être qui se développe pas à pas.
Chaque individu, chaque créature, chaque être vivant, et même ce qui est inorganique, traverse différents processus.
Ils sont si différents que nous les voyons comme chaotiques, et si variés qu’ils semblent même opposés.
C’est ainsi que nous considérons le conflit, ne voulant pas affronter ce que nous sommes aujourd’hui, cherchant une meilleure version de ce que nous serons…


JE SUIS :
Et en faisant cela, tu ne fais que sous-estimer les étapes qui conduisent à une destination de clarté et de réussite.
Cette meilleure version ne pourrait jamais exister sans être passée d’abord par la pratique incessante de la diversité.

Comme tu le sais peut-être, le verbe Être est l’un des plus complexes, notamment en espagnol, mais aussi dans la plupart des langues.
Dans les langues latines, l’origine du verbe vient de l’indo-européen « ess », qui décrit l’idée d’être.
Un autre mot indo-européen a donné naissance au verbe être dans les langues saxonnes, slaves et nordiques : « bheue » (exister), c’est-à-dire être à l’extérieur.

Ce verbe décrit toutes les positions d’un individu dans le temps et l’espace. Il ne décrit pas le processus ou l’instant vécu, mais rappelle que ce n’est qu’une étape dans les constantes du temps et de l’espace.
Ainsi, l’Être ne peut se référer qu’au « Ici et Maintenant » :
le « ici » peut être n’importe quel lieu, et le « maintenant » n’importe quel moment.


JE :
Dire « Je suis ici et maintenant » ne parle donc pas seulement du présent, mais de l’acceptation totale de l’étape dans laquelle je me trouve, une étape éternelle en transformation constante.


JE SUIS :
Et puisque cela est une constante du verbe Être, tu comprendras que tout ce qui existe, tout ce qui se trouve dans un lieu ou un moment, n’est qu’un aspect du même concept.

Par exemple : si tu rassembles ta famille, tes amis, tes partenaires, tes animaux, avec leurs différents âges et formes, dans un grand espace, tu verras que chacun occupe une position dans la constante de l’espace et un instant dans la constante du temps.
Autrement dit, chacun est un aspect du verbe Être.


JE :
Ce qui signifie qu’au-delà des différences, nous sommes tous un…


JE SUIS :
Exactement.
Chaque individu, chaque « être », est un aspect de la constante éternelle de l’existence.
Un seul Être qui s’exprime de manière diverse à travers des milliers de versions de l’univers.


JE :
Se versant lui-même, comme un miroir…


JE SUIS :
Comme tu le sais, se « verser » signifie se tourner vers soi-même, se plier, créer un pli dans la constante : un pli d’auto-référence, d’auto-observation.
L’univers est l’unité vers laquelle toutes les versions reviennent. Tout ce qui s’est étendu retourne vers lui-même, vers la Source.

Et chaque version s’est fractalisée en se multipliant de différentes façons (au moins deux), ce que l’on appelle diversité.
La diversité de l’Être est donc le nombre de fois où le même individu peut se fractaliser dans différents temps et espaces.


JE :
Ainsi chaque personne et chaque entité que je rencontre est une version de moi-même…


JE SUIS :
Et c’est là que tu vois que les conditionnements qui contrôlent l’idiosyncrasie de chacun ne sont rien d’autre que des choix de processus, des expériences qui composent le grand Être que tu es.


JE :
Et c’est là que je découvre l’inconditionnalité…
Parce que je me vois au-delà des conditions de l’ego et de la personnalité, me comprenant comme une simple version de moi-même.


JE SUIS :
Tu découvres qu’en étant tout, tu dois tout accepter.
Deux choses peuvent alors se produire :

  • Dans l’inconscience, tu te sens prisonnier d’une existence immense dont tu ne peux pas t’échapper, étant une partie inévitable des autres.
  • Dans la conscience, tu trouves la liberté de savoir que tu es tout, et que tout ce qui t’arrive, tu te le dois à toi-même.

Sans culpabilité, sans ennemis, sans amours uniques, tu reconnais que tout dépasse les apparences.
Car tout ce qui existe est, et tout ce qui est est éternel.
Et puisque tu es, tu es éternel.


JE :
C’est pour cela que je peux aimer tout le monde de la même manière…
C’est pour cela que, dans cette conscience émotionnelle, je peux être les autres, sentir les autres comme une partie de moi, comme l’unité que je suis, et non plus comme « les autres », mais comme moi-même.

C’est alors que je ressens un amour total : un amour qui ne naît pas du service à l’autre, mais de la connexion avec les autres, depuis l’essence.


JE SUIS :
Essence…
La capacité ou l’attribut de l’Être.
L’essence des choses décrit l’attribut principal de l’existence : reconnaître que toutes les formes, organiques et inorganiques, font essentiellement partie de l’Être universel.


JE :
Et le vide nous unit, c’est-à-dire la possibilité d’être…


JE SUIS :
« Être ou ne pas être… telle est la question » (Shakespeare).

Être est un choix, le choix qui conditionne ton existence.
Dans le Non-Être, dans le vide, tu n’es rien, mais tu es la puissance, le rêve de ce que tu seras.

Le mot Question vient du latin « quaerere », qui signifie chercher.
L’acte de chercher à être active la volonté de faire passer l’inmanifesté dans le manifesté.

C’est la volonté de chercher, de se questionner, de quitter l’endroit où l’on est pour marcher vers un autre état de conscience, vers une autre réalité.

Et plus je trouve, plus je deviens, construisant des milliers d’êtres, des milliers de moments, de capacités et d’attributs de l’Être.

Tout pour la recherche, pour la question : être ou ne pas être.

Tu décides ce que tu es, ce que tu décides d’être, et ce que tu décides de ne pas être.
Le choix est libre, mais une fois que tu l’as fait, tu dois le vivre.

Ainsi, cette existence que tu expérimentes n’est pas ta liberté d’être, mais le résultat de ton choix.
Et les personnes avec qui tu partages ce que tu es sont les reflets de ce que tu cherches à incorporer et à transcender.


JE :
Donc je n’ai pas la liberté d’être dans la matière…


JE SUIS :
Tu n’as pas la liberté depuis la personnalité.
Quand tu t’attaches à ce que tu penses être, quand tu dis : « ceci est moi, mais ceci n’est pas moi », tu limites et conditionnes ta propre essence expansive.
Et cela te rend prisonnier de tes propres choix.

Un être libre est tout, sans aucune limitation, car il comprend que chaque être et chaque expérience ne sont qu’une inflexion sur le chemin de l’existence.

Être est le premier verbe du cosmos, le plus utilisé, le plus varié.
Je Suis est le premier vers décliné dans la diversité de l’univers.
La poésie de l’existence.


JE :
« Je suis toi, et tu es moi »…
« Qui suis-je ? Je Suis »…
Je reconnais que nous sommes tous un, que le chemin de l’Être n’existe pas dans la séparation…
Nous sommes tous un, et c’est la seule raison.


JE SUIS :
Dans le Rien rayonne un chant.
Il résonne dans le Tout comme le battement d’un cœur, invitant ses parties à étendre les cieux, chantant la chanson de la convergence.

Dans la question, il trouva une réponse.
Dans l’origine, il trouva la fin.

Le néant vit dans l’existence, la réalité universelle dans le vide.

Je Suis, dit le Tout à lui-même.
Et sur son chemin, sa voix résonna, traversant l’espace et le temps, son irradiation enamoura tous les êtres.

Qu’il est beau de se retrouver à travers ce chant !
Il vibre haut lorsqu’il reconnaît chaque cœur.

L’ego trouva le silence.
L’esprit éveilla son sentiment.
Le corps devint une idée, et l’âme un élixir.

Je vois mes yeux dans l’éclat de ses yeux, dans les miroirs que j’ai pour m’étendre.
Et dans l’amour je me souviens d’eux, au son de mon reflet.

Je chante ainsi les vers que je dois relier,
un chant de battement infini, qui doit vibrer en tous :

Je suis sur le chemin éternel,
et dans mes pas résonne :
JE SUIS.
JE SUIS, JE SUIS.


Video explicative

Transcription de la vidéo - J225 - 16/03/2021

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Introduction : une journée intense

Bonjour, bonjour, bonjour à tous. Comment allez-vous ? Bonjour à tous, où que vous soyez. Bonjour, bonsoir, bonne nuit à chacun d’entre vous, où que vous vous trouviez. Eh bien, aujourd’hui a été une journée intense, parce que mes amis sont arrivés. Ce sont ceux qui vont m’aider maintenant avec les 144 personnes qui vont arriver. Nous avons donc passé la journée à préparer toute cette rencontre de la semaine prochaine. Nous avons organisé les choses, partagé des photos, réparti les tâches. Bref, cela a été une journée assez intense, à aller d’un côté à l’autre pour tout préparer. Et je viens aussi de recevoir ce cadeau de Jennifer, depuis les États-Unis, une terre qui me plaît beaucoup.


Le thème du jour : le Plexus et le verbe Être

Merci Jennifer pour ce cadeau. Bon… c’était une journée bien remplie. Alors commençons avec notre thème d’aujourd’hui, qui est lié au plexus solaire, dans cette semaine émotionnelle du signe des Poissons. Le sujet d’aujourd’hui est lié au verbe Être. Nous allons donc nous rappeler l’importance de ce verbe pour nous et ce que signifie réellement être. La phrase qui a inspiré le thème d’aujourd’hui est liée à l’amour inconditionnel dont nous avons parlé hier. Hier j’ai dit : « Aime le monde pour ce qu’il est, et non pour ce que tu espères qu’il soit. » C’est la clé de ce dont nous allons parler aujourd’hui. C’est à partir de cette phrase que tout le reste va prendre sens.


La confusion possible autour de l’acceptation

Pourquoi devons-nous clarifier cette phrase ? Parce qu’il est probable que, à partir des concepts dont nous avons parlé ces derniers jours, nous puissions tomber dans une confusion. Nous avons parlé du détachement, de l’inconditionnalité, du vide, de la reddition. Et tous ces concepts peuvent nous amener à croire qu’il ne faut rien faire pour le monde. Nous pourrions penser que, si nous devons accepter le monde tel qu’il est, alors tout est déjà bien comme c’est. Nous pourrions croire qu’il n’y a rien à changer. Et alors une question apparaît naturellement. Si l’objectif est d’accepter les choses telles qu’elles sont, pourquoi faisons-nous tout ce que nous faisons ? Voilà la confusion que nous devons éclaircir.


La question posée à la conscience

Quand je me suis posé cette question, je l’ai posée à ma conscience. Si ce qui nous est demandé est simplement d’accepter les choses telles qu’elles sont, pourquoi alors faire tant d’efforts ? Et l’Être en moi m’a répondu avec un exemple très simple. Il m’a demandé : Est-ce que tu arrêterais d’enseigner à un bébé simplement parce que tu acceptes qu’il soit un bébé ? Est-ce que vouloir qu’un bébé devienne un adulte conscient signifie que tu ne respectes pas sa condition actuelle de bébé ? Cela semblerait étrange, n’est-ce pas ? Car aimer un être dans son état présent ne veut pas dire l’abandonner à cet état pour toujours. Cela veut dire l’accompagner dans ce qu’il est aujourd’hui, tout en honorant ce qu’il peut devenir. C’est cela que la conscience m’a montré.


L’exemple du bébé

Imaginons un bébé. Aujourd’hui il est un bébé, et je l’accepte comme tel. Mais ce bébé a toute une vie devant lui. Et ceux qui sont à ses côtés sont là pour l’aider à apprendre, pour qu’il découvre le monde, pour qu’il apprenne à se connaître. Donc accepter qu’il soit un bébé aujourd’hui ne signifie pas que je ne ferai rien pour l’aider à grandir. Au contraire. C’est précisément parce que je l’aime tel qu’il est aujourd’hui qu’il pourra se sentir nourri d’amour. Et c’est ainsi qu’il pourra devenir un adulte conscient et responsable. L’amour porté à ce qu’il est maintenant nourrit ce qu’il sera demain.


Aimer le monde tel qu’il est aujourd’hui

De la même manière, aimer le monde tel qu’il est aujourd’hui ne signifie pas que nous devons rester les bras croisés. Cela signifie que l’amour est la base à partir de laquelle le futur peut être construit. On ne peut pas construire un monde meilleur à partir de la haine du présent. On ne peut pas créer un futur harmonieux en rejetant le monde actuel. C’est seulement en aimant et en acceptant le processus que nous vivons aujourd’hui que nous pouvons aider le monde à devenir meilleur demain. Aimer le monde aujourd’hui, c’est lui donner la possibilité de se transformer. Rejeter le présent, c’est couper les racines de cette transformation. L’amour n’est donc pas une résignation, mais la vraie matière du changement.


L’humanité comme un enfant qui ne sait pas encore parler

Accepter le monde tel qu’il est aujourd’hui, même s’il est chaotique, violent, rempli de tristesse ou de colère, c’est comme aimer un bébé qui pleure. Un bébé pleure, crie, se met en colère, mais il le fait parce que c’est la seule façon qu’il connaît pour communiquer. Il ne sait pas encore dire : « J’ai faim », « J’ai besoin d’aide », « J’ai peur ». Alors il pleure. Et personne ne déteste un bébé simplement parce qu’il ne sait pas encore s’exprimer. Il manque encore des outils à cet être pour dire ce qu’il ressent avec clarté. Ce n’est pas de la malveillance, c’est une limitation momentanée. C’est exactement ainsi que nous devons regarder l’humanité.


La Terre et l’humanité dans leur processus

La Terre et l’humanité sont semblables à cet enfant. L’humanité crie, se bat, se dispute, détruit, parce qu’elle n’a pas encore appris à communiquer autrement. Elle n’a pas encore les outils pour agir différemment. Alors la vraie question est la suivante : allons-nous haïr l’humanité pour son inconscience ? Ou allons-nous l’aider à apprendre ? Accepter ses conflits, ses guerres, ses douleurs et ses basses émotions ne signifie pas dire que tout cela est bien. Cela signifie comprendre que la Terre et l’humanité passent par un processus. Cela signifie reconnaître qu’elles n’ont pas encore les outils nécessaires pour agir autrement. Comme il a été dit un jour : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »


Éduquer au lieu de juger

Quand un enfant mord quelqu’un ou frappe son frère, on ne le rejette pas. On ne dit pas : « Cet enfant ne vaut rien. » On l’éduque. Parce qu’on l’aime. Alors pourquoi faisons-nous différemment avec l’humanité ? Pourquoi, lorsque l’humanité commet des erreurs, préférons-nous la juger plutôt que l’éduquer ? Combien de fois avons-nous vu des enfants mentir, frapper, se mettre en colère, mordre, agir avec inconscience ? Et pourtant nous ne les abandonnons pas pour cela. Nous comprenons qu’ils doivent apprendre. Si nous faisons cela avec un enfant, pourquoi ne pas faire la même chose avec l’humanité entière ?


Les parents inconscients et leur manière de juger

Il existe aussi des parents inconscients. Certains parents se mettent en colère contre leurs enfants, perdent patience, ou veulent contrôler leur comportement. Ils comprennent parfois que leurs enfants traversent un apprentissage, mais ils imposent malgré tout leur volonté par la dureté. Ils disent : « Tant que tu es sous mon toit, tu dois faire ce que je dis. » Très souvent, ces personnes sont aussi celles qui jugent l’humanité. Ce sont elles qui imaginent une humanité parfaite tout en se plaignant constamment de l’humanité actuelle. Elles exigent un résultat sans respecter le processus. Elles veulent la perfection sans tolérer l’apprentissage. Cette manière d’être ne fait qu’ajouter davantage de dureté au monde.


Les parents conscients et les limites posées avec amour

Mais il existe aussi des parents conscients. Ce sont ceux qui acceptent le processus d’apprentissage de leurs enfants. Ils comprennent les choses que leurs enfants vivent pendant qu’ils grandissent et qu’ils apprennent. Et pendant qu’ils comprennent cela, ils savent aussi poser des limites. Parce qu’accepter l’autre tel qu’il est ne signifie pas ne rien faire. Cela signifie l’aider à découvrir son potentiel intérieur. Et pour cela, il faut parfois poser des limites pour qu’il apprenne quelles sont les limites de la vie dans la matière. Être un parent conscient ne signifie donc pas tout permettre. Cela signifie apprendre à poser des limites avec amour, en guidant et en éduquant. C’est une éducation qui accompagne au lieu d’écraser.


Une civilisation consciente

Appliquons cela à l’humanité. Une civilisation consciente serait une civilisation qui guide les personnes perdues. Une civilisation qui aide chacun à découvrir son potentiel. Au lieu de juger les erreurs des gens, elle leur montrerait ce dont ils sont capables. Elle n’éduquerait pas à partir du mépris, mais à partir de la reconnaissance de l’essence. Elle verrait dans chaque erreur une étape de croissance possible. Elle saurait que corriger n’est pas condamner. Elle chercherait à éveiller plutôt qu’à punir. Ce serait une humanité qui aide chaque être à retrouver la lumière de ce qu’il porte déjà en lui. Voilà ce que serait une société vraiment consciente.


Le verbe Être comme base de toute compréhension

Pour comprendre cela, nous devons comprendre le verbe Être. Être est le verbe le plus ancien de tous. C’est le premier verbe. C’est celui qui parle de soi-même. Quand nous disons : « Je suis », nous affirmons notre existence. Mais un être passe par de nombreuses étapes. Il vit différents processus. Les expériences positives comme négatives font toutes partie de l’Être. Rien de ce que nous vivons n’est en dehors de lui. Tout cela compose les différents visages de notre expérience.


L’Être comme seule constante

L’Être est la seule constante dans la transformation. C’est pourquoi il est éternel. Ce que vous voyez ici, ce corps, cette personnalité, n’est qu’un aspect de ce que je suis. C’est pour cela que être et laisser être est une clé fondamentale. Personne n’est totalement bon ni totalement mauvais. Nous traversons simplement différents processus d’apprentissage de l’Être. Juger quelqu’un pour ce qu’il est aujourd’hui est donc très limité. Ce que quelqu’un manifeste aujourd’hui n’est pas la totalité de ce qu’il est. L’Être demeure, même lorsque ses formes changent.


Pourquoi juger limite le regard

Juger quelqu’un pour ce qu’il est est une limitation. Parce que ce que quelqu’un est aujourd’hui n’est qu’une expression temporaire de son être. La seule chose permanente est être. Mais ce que nous sommes peut changer, évoluer, se transformer. On ne peut pas juger l’Être. On peut seulement améliorer l’expression qu’il manifeste. Juger l’autre montre souvent une conscience fermée et limitante. Cela oublie que chacun traverse un moment particulier du même chemin. Nous ne sommes pas des identités figées, nous sommes des processus vivants. C’est pourquoi le jugement n’a pas de sens réel dans l’univers.


L’univers comme unité

Le mot Univers signifie littéralement : « l’unité », une seule chose. Cette unité sort d’elle-même pour exister. Puis elle revient vers elle-même. C’est ce mouvement qui crée le mot vers. Le vers est un retour vers soi. C’est pourquoi l’Univers est l’unité qui sort d’elle-même, existe, puis revient à elle-même. Il y a un mouvement d’expansion et un mouvement de retour. C’est ainsi que l’unité se découvre elle-même à travers ses propres manifestations. L’univers est donc un grand acte d’auto-référence. Une seule réalité se déploie puis se contemple.


La diversité comme déploiement du Je Suis

Pour exister, l’univers crée différentes options de lui-même. Ces options sont ce que nous appelons diversité. La diversité est simplement un même être exprimé de multiples façons. Chaque personne, chaque arbre, chaque planète est une version de ce même Être. Ce sont des versions du « Je Suis ». Un même centre produit une infinité de formes. Chacune possède sa perspective, sa trajectoire et sa manière d’exister. Pourtant, toutes procèdent de la même source. La diversité n’est donc pas la division du réel, mais sa richesse d’expression.


La diversité vue depuis l’inconscience ou la conscience

Vu depuis l’inconscience, la diversité crée la séparation. On pense alors qu’il existe le bien et le mal, le positif et le négatif. On croit que certaines choses sont justes et d’autres fausses de manière absolue. Mais vu depuis la conscience, la diversité est intégration. Elle reconnaît que toutes les différences font partie du même Être. Elle voit que la multiplicité ne détruit pas l’unité. Elle révèle au contraire la profondeur de cette unité. Ainsi, la conscience n’efface pas les différences, elle les rassemble dans une vision plus large. Là où l’inconscience divise, la conscience relie.


Chaque être comme une version du Je Suis

Chaque être existe dans un temps et un espace différents. Mais chacun peut dire : « Je suis ». Chaque individu est une expression du même « Je Suis ». Certains vivent des processus plus harmonieux, d’autres traversent des expériences plus difficiles. Mais tous font partie du même processus d’évolution. Il y a des êtres en haute vibration et d’autres en vibration plus basse. Cela ne signifie pas qu’ils appartiennent à une autre réalité, mais qu’ils vivent un autre moment du même mouvement. Personne n’est extérieur à l’unité. Chacun traverse simplement un état différent de l’apprentissage. Tous sont contenus dans le même grand Être.


Le piège du jugement vibratoire

Quand quelqu’un se croit supérieur à ceux qui vivent des expériences difficiles, il commence à juger les autres. Il se plaint de ceux qu’il considère plus bas que lui. Il entre en lutte contre ceux qu’il voit comme inférieurs. Mais en jugeant un autre aspect de lui-même, il finit par tomber lui aussi dans une vibration plus basse. Car cette lutte le sépare de l’unité. Et en se séparant, il oublie qui il est réellement. Il se met à condamner ce qu’il devrait comprendre. C’est ainsi que le jugement fait chuter la vibration de celui qui juge. L’orgueil devient alors une forme d’ignorance.


Le souvenir de l’unité

Quand nous cessons de juger les différentes positions dans le temps et l’espace, nous revenons à l’unité. Nous nous souvenons que tous les êtres dans la grille de l’univers sont des aspects de nous-mêmes. Et lorsque nous nous souvenons de cela, nous devenons inconditionnels. Parce que nous reconnaissons que nous sommes tous le même Être vivant différents processus. Nous cessons alors de résister à l’apprentissage de l’autre. Nous comprenons que le chemin de chacun est aussi le nôtre. Cela nous permet d’accepter les étapes que chacun traverse. Et cette acceptation n’est pas passive : elle est profondément consciente. Elle est le fruit de la mémoire du Je Suis.


L’essence et la disparition du jugement

Cela nous conduit au concept d’essence. L’essence est la qualité de l’Être. Les personnes connectées à leur essence comprennent que tout ce qui existe est simplement une expression de l’Être. Alors le jugement disparaît. La séparation disparaît. Et nous reconnaissons que nous sommes tous l’essence du Je Suis. L’essence n’est pas une idée abstraite, c’est la reconnaissance directe de l’unité. Lorsqu’elle s’éveille, elle dissout les oppositions rigides. Elle nous rappelle que tout être porte la même origine. Et c’est dans cette reconnaissance que naît l’amour inconditionnel.


Conclusion : accepter le monde tel qu’il est

Ainsi, ce que nous sommes ici et maintenant n’est qu’un état vibratoire de ce que nous sommes réellement. Et c’est pour cela que nous pouvons dire : « J’accepte le monde tel qu’il est. » Non pas selon ce que j’espère qu’il soit, mais selon ce qu’il est aujourd’hui. L’accepter ne veut pas dire renoncer à son évolution. Cela veut dire l’aimer assez pour l’accompagner dans son processus. C’est la même chose qu’aimer un enfant tout en l’aidant à grandir. L’amour du présent ne s’oppose pas à la construction du futur. Il en est la condition profonde. Voilà pourquoi accepter le monde tel qu’il est est une posture créatrice. C’est une manière d’aimer ce qui est en train de devenir.


Vibration, affirmation et code du jour

La vibration du jour est Pï. L’affirmation est : Je suis la volonté qui relie. Le code du jour est Voir. Le but vers lequel se dirige le désir possède un point de mire. Pour l’atteindre, une stratégie est nécessaire : la recherche, la planification, l’analyse, l’observation, l’étude et l’apprentissage. C’est ainsi que s’éveille l’attribut cosmique de Voir. Il permet au cosmos de tracer le chemin et de marcher avec vision. Voir n’est pas seulement observer, c’est aussi comprendre la direction du processus. C’est donner au désir une orientation consciente.


Vidéo source : 

Piscis: Emocional “Plexo” / Emotional “Plexus” - Pï - 16 de Marzo 2021

Date de dernière mise à jour : 17/03/2026

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