Jour 246 - COMMENT ? - 06 avril

Dans cette étape du chemin du Bélier, la question du jour nous fait entrer dans la dimension du "comment ?". Après avoir exploré le "quoi", le "qui", le "pourquoi" et le "pour quoi", nous abordons ici la manière dont la réalité prend forme. Ce jour relie la vision intérieure à son mode d’expression concret. Il nous invite à observer si nous cherchons notre voie depuis l’ego, tourné vers le futur, ou depuis l’être, ancré dans le présent. Cette lecture prépare à comprendre que le véritable "comment ?" ne se trouve pas d’abord dans les stratégies extérieures, mais dans la connaissance profonde de ce que nous sommes.

Activations du jour

MOIS : Hol Doth – Bélier

Semaine : Mentale

Chakra : Sacré

Vibration du jour : Gy

Affirmation : Je Suis la Vision du Créateur

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : Contempler avec la vision de l’Esprit.

Mantra : JE SUIS
Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour HERCULE = Le grand héros dont tous se souviennent est celui qui dut se lancer dans l’accomplissement de 12 des pires épreuves du monde antique afin de démontrer qu’il était fils de Zeus et qu’il méritait sa place parmi les dieux. Son chemin est celui de l’illumination, et ainsi, il devient le guide de ceux qui traversent les grandes épreuves de la vie. Le héros doit le vaincre, mais le tuer impliquerait générer encore plus de ces créatures. Son corps représente les émotions et les potentiels qu’il faut savoir utiliser ; pour cela, maîtrise-le mais ne le détruis pas, sinon tu en sortiras perdant.

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

La question « comment ? » ne parle pas seulement d’une méthode ou d’une technique. Elle révèle la forme des choses, la manière dont une réalité se structure, se mesure et se manifeste. Dans cette perspective, le « comment » est lié à la forme, à la règle, au tracé qui permet à une idée de devenir expérience.

 

Le texte montre que l’ego pose la question du comment en se projetant vers l’extérieur : comment atteindre un objectif, comment réussir, comment accomplir une mission, comment résoudre une situation. Il cherche un chemin entre un point de départ et un point d’arrivée. Cette façon de questionner est légitime, mais elle naît d’une conscience qui se vit comme séparée de ce qu’elle cherche.

 

L’être, au contraire, pose la question dans le présent. Il ne demande pas d’abord : comment vais-je faire ?, mais : comment suis-je ? En comprenant sa propre forme de vie, sa manière d’être, de penser, de sentir, de créer et de s’exprimer, il découvre déjà la trame de son chemin. Le mode d’accomplissement n’est alors plus une lutte contre l’inconnu, mais l’expression naturelle de ce que l’on est.

 

L’idée centrale du jour est donc que le vrai « comment » ne se découvre pas en forçant l’avenir, mais en observant lucidement sa nature présente. Quand je sais comment je suis, je commence à voir comment avancer. Le chemin devient plus clair non parce que tout est contrôlé, mais parce que l’être et l’action cessent d’être séparés.

Citation


« La vraie question n’est pas : “Comment vais-je y arriver ?”
La vraie question est : “Comment suis-je ?
  »


 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Nous nous asseyons confortablement.
Nous fermons les yeux.
Nous nous concentrons sur la respiration.

Je prends conscience de l’espace dans lequel je me trouve, dans mon corps, en reconnaissant chacune de mes respirations profondes.

Au-dessus de moi, j’observe une lumière et une conscience sous la forme d’une étincelle divine.
À chaque respiration, je l’allume davantage.

J’inspire et je fais descendre cette étincelle divine vers mon chakra couronne, au-dessus de ma tête.

Avec de profondes respirations, j’allume cette étincelle en moi.
Je l’étends tout au long de mon être.

Et dans sa lumière, j’active la question :
comment est-ce que je crée ?

Je fais descendre cette étincelle divine vers le troisième œil, au centre de ma tête.
Avec de profondes respirations, j’étends cette étincelle divine à travers tout mon cerveau.

Et dans sa lumière, j’active la question :
comment est-ce que je pense ?

Je fais descendre cette étincelle divine vers ma gorge.
Avec de profondes respirations, j’étends cette étincelle à travers ma gorge, à travers ma voix.

Et dans sa lumière, j’active la question :
comment est-ce que je m’exprime ?

J’inspire et je fais descendre cette étincelle divine vers mon cœur.
Avec de profondes respirations, j’allume cette étincelle divine dans toutes les directions de mon cœur.
Mon cœur s’équilibre.

Et dans son ancienne lumière, j’active la conscience de la réponse.

J’inspire et j’allume.
Je fais descendre cette étincelle divine vers le plexus solaire.

Avec chaque respiration, j’étends cette étincelle divine tout au long de mon estomac et de mon plexus.

Et j’active la question :
comment suis-je ?

J’inspire et je fais descendre cette étincelle divine vers le sacré.

Avec de profondes respirations, j’étends cette étincelle divine à travers tout le centre créatif.
Je l’équilibre.

Et j’active la question :
comment est-ce que je conçois et crée la réalité ?

J’inspire et je fais descendre cette étincelle divine vers le chakra racine.

Avec de profondes respirations, j’étends cette étincelle divine pour tout ancrer.

Et j’active la question :
comment est-ce que je projette ?

J’inspire et je fais descendre cette étincelle divine vers mes genoux.

Avec de profondes respirations, j’étends cette discipline à travers mes genoux.
Elle s’équilibre.

Et j’active la question :
comment est-ce que j’avance dans mon parcours ?

J’inspire et je fais descendre cette étincelle divine vers mes pieds.

Avec de profondes respirations, j’étends cette étincelle de vie à travers mes pieds et mes chevilles.

Et alors s’active la question :
comment est-ce que je vis ?

J’inspire profondément et j’étends cette étincelle divine à travers tout mon corps.

Et j’active en moi :

Je suis la vision du Créateur.
Je suis la vision du Créateur.
Je suis la vision du Créateur.

Je suis Dieu, Je suis, Je suis.

J’inspire profondément et je commence à ramener cette conscience à travers tout mon corps, en m’étirant, en revenant ici et maintenant, chacun à son temps.

Merci à tous d’être ici, comme toujours, et on se retrouve demain à la même heure.

 


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.


Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J246 - 06/04/2021

JE : Je sais que les questions les plus existentielles de l’éveil spirituel sont : quoi, qui, pourquoi et pour quoi, mais peut-être que pour un ascendant Capricorne à partir de 28 ans, les questions les plus importantes sont celles qui naissent du chakra sacré, en commençant par la plus désespérée de toutes : « Comment ? »


JE SUIS : Le Sacré est le centre créatif, et donc celui qui conçoit les réalités, la création elle-même. Sa question est celle qui nous pousse à chercher les moyens de réaliser, de manifester quelque chose. « Le mode ».

Dans les langues indo-européennes, cette question provient de la formation « mode ou moyen de réaliser quelque chose », que l’on pourrait dire « kwo-medi » :

  • « Kwo » étant l’objet, ce quelque chose
  • « Med » étant le moyen, la forme, le mode

En latin, cela a donné « Quo modo » (de quelle manière), qui en espagnol a été abrégé en « ¿Cómo? ». En anglais, le même processus a donné « How? ».

Ces deux langues ont la même origine : la manière dont un objet se développe. Le mode.

Le mot « med », qui donne naissance à l’idée de comment faire quelque chose, est aussi à l’origine du mot « mesure ». Il parle donc de prendre des mesures, d’observer les dimensions de quelque chose, tant au niveau objectif que subjectif, physique ou conceptuel.


JE : Donc le « comment » définit les mesures d’un objet, et donc les étapes qui définissent sa forme.


JE SUIS : Une table est définie par la mesure de ses quatre côtés, la hauteur de son plateau, sa largeur et sa longueur.

Ce sont ces mesures, avec leurs limites, qui définissent une table, la différenciant d’un arbre ou d’une forêt. La manière dont elle est coupée, assemblée, construite, peinte, lui donne son sens.

Le « comment » différencie un humain d’un diamant, simplement par l’agencement des atomes de carbone. Sans le « comment », tout ce qui existe ne serait qu’un ensemble d’atomes désordonnés, sans mesure.


JE :  Donc le « comment » définit ce que nous sommes…


JE SUIS : Par le simple fait du mot « définition ». Il vient du latin : 

  • « dé- » (vers, à travers)
  • « fini » (fin, limite)

Définir, c’est amener quelque chose vers une limite, le délimiter afin de le déterminer.


JE : Délimiter (vers une limite), définir (donner une fin, un objectif), et déterminer (fixer une frontière).


JE SUIS : Les vagues de la mer ne peuvent pas se limiter ni se compter, car elles sont constantes et en transformation continue.

De la même manière, les vagues de vibration dans l’univers émergent et s’immergent dans les dimensions, impossibles à déterminer… jusqu’à ce qu’elles se séparent, créant des particules, ou des membranes qui donnent naissance aux cellules.

À ce moment-là, elles deviennent mesurables.

Donner une limite à l’illimité, une fin à l’infini, une forme à l’indéterminé, c’est ce qui crée l’ordre dans l’Univers. C’est ce qui permet de créer.

C’est la capacité d’extraire toutes les couleurs de la lumière blanche infinie.


JE : Mais tu me parles davantage des mesures que de la manière de faire les choses.


JE SUIS : Tout comme le « qui » définit le subjectif et le « quoi » l’objectif, ou comme le « pourquoi » et le « pour quoi » peuvent être posés depuis le conditionnel ou l’inconditionnel, la question « comment ? » peut être posée : depuis la mesure d’une réalité ou depuis la manière dont cette réalité est vécue


JE : Lequel correspond à l’ego et lequel à l’essence ?


JE SUISL’ego a été conçu pour unifier les aspects, être la gravité du rêve, la manifestation finie de l’infini.

L’ego est la mesure de l’Être. Il délimite, définit et détermine l’Essence.

C’est pourquoi il ne comprend pas l’éternité, mais la mort.

L’ego demande : « comment faire ? », cherchant mille façons de survivre, analysant toutes les probabilités pour atteindre un résultat.


JE : Et l’essence ?


JE SUIS : L’essence est infinie, éternelle, sans limite. Elle comprend l’existence à travers les schémas qui la constituent. Elle assemble les idées, crée des limites pour comprendre, sans jamais les vivre directement. Elle est l’architecte, le mathématicien, le directeur, celui qui trace avec règle et compas.


JE : La règle, comme la loi ?


JE SUIS : Exactement. « Règle » vient de « regere » (tracer une ligne).

La « régula » est à la fois : 

  • l’outil (la règle)
  • la loi

Toutes deux tracent un chemin, une direction.

Elles délimitent, fixent un objectif : c’est pourquoi on parle de loi.


JE : Donc l’Essence conçoit, et l’Ego vit ?


JE SUIS : Oui.

  • L’ego demande : « Comment faire ? »
  • L’être demande : « Comment est-ce ? »

JE : Je viens de comprendre quelque chose d’important…


JE SUIS : Qu’as-tu compris ?


JE : Que toute ma vie, je me suis demandé « comment faire ».

Comment accomplir ma mission, comment réussir, comment avancer, comment dépasser mes limites…

Toujours orienté vers finir, fuir, avancer…

En fuyant la vraie question.


JE SUIS : Quelle est la vraie question ?


JE : « À quoi cela ressemble ? »

À quoi ressemble mon chemin ? mon but ? mes schémas ? mon destin ? mon Soi supérieur ?

Le focus sur le futur et sur « comment faire » vient de l’ego qui veut survivre.


JE SUIS : Mais quand tu te poses la question dans le présent, tu comprends les schémas.


JE : Je comprends que mon futur est conçu selon ce que je suis.

Le seul manuel pour savoir quoi faire, c’est de me connaître aujourd’hui.

Comme dans un labyrinthe : il faut connaître la carte.


JE SUIS : Si ta vie est un triangle équilatéral, tu sais déjà que tu tourneras 3 fois à 60°.  Le « comment » dépend de ce que tu es maintenant, pas des outils du futur.


JE : C’est pour cela que le projet I AM fonctionne : je le fais comme je suis, pas comme j’espère être.


JE SUIS : Et je t’ai demandé : « Comment es-tu ? »


JE : « Tel que je suis. »


JE SUIS : Alors tu connais ton chemin.

Observe ce que tu es, et tu sauras comment accomplir ta mission.

Et si ce que tu es ne te suffit pas, ne demande jamais : « Comment changer ? »


JE : Mais plutôt : « Que suis-je réellement ? »


JE SUIS : Quomodo es ? (Comment es-tu ?)


JE : Ego sum (Je suis)


Video explicative

Transcription de la vidéo - J246 - 06/04/2021

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Bonjour à tous, bonjour, bon après-midi, bonsoir. Comme il se doit, je tiens l’ordinateur avec une tasse de café. Voilà, c’est mon style, n’est-ce pas ? Bon, passons à la liste des questions. Aujourd’hui, nous commençons donc avec notre thème du jour : le chakra sacré, dans la semaine mentale. Aujourd’hui, je suis de nouveau seul, donc je retrouve ma normalité, sans monde autour de moi. Ma mère est repartie chez elle aujourd’hui, elle est en voyage. Je reviens donc à un état plus doux, plus détendu, plus calme. Je retrouve aussi mon espace de solitude.


L’importance de l’étymologie

Comme toujours, avant toute chose, rappelons-nous l’étymologie des mots. La question « comment » vient de l’indo-européen, d’une racine qui fait référence à l’objet, à la mesure ou au mode des choses, à la forme des choses. Cela a donné naissance à l’expression latine qui signifie : de quelle manière, de quelle forme. En espagnol, cela a été abrégé jusqu’à devenir « cómo ». Pour tous ceux qui nous rejoignent et qui sont nouveaux, rappelons-nous que nous analysons toujours l’étymologie des mots. Nous faisons cela parce que la manière dont les mots sont créés nous donne une idée de la façon de mieux comprendre les concepts que nous utilisons chaque jour. Elle nous aide aussi à voir comment, intérieurement, nous assimilons ces concepts. Il est important de savoir d’où viennent les mots. Cela permet de comprendre d’où viennent les concepts et les croyances que nous avons sur les choses.


Ce que signifie vraiment la question « comment »

En tenant compte de cela, nous allons comprendre que le mot "comment" essaie d’expliquer les manières dont les choses se produisent, la façon dont elles se donnent. Normalement, nous nous posons la question "comment" pour chercher la manière de faire quelque chose. Nous demandons comment faire quelque chose, comment arriver à un lieu, comment accomplir quelque chose. Le mot "comment" fait toujours référence à quelque chose d’extérieur. Il s’agit de quelque chose qui me pousse à chercher la modalité par laquelle je peux atteindre un objectif. Il s’agit aussi de parvenir à réaliser quelque chose dans un temps donné. Ainsi, développer la réponse à la question comment revient à chercher la bonne manière d’achever quelque chose. Cela revient aussi à chercher la bonne manière de compléter quelque chose. Et enfin, de le transformer.


De l’idée au projet

Alors, notre point de vue sur les choses fait que nous avons une idée. Et cette idée passe à travers un projet, vers une fin. L’idée est une vision d’un sujet qui cherche à obtenir un objet. Par conséquent, la projection de ce sujet est subjective, et l’objet est objectif. Allons-y pas à pas avec cette idée. Le point de départ est une idée. L’idée se projette. Cette ligne droite, c’est le fait de lancer, de tirer vers l’avant, vers une fin. Ce qui se projette, c’est un sujet. Le sujet est quelque chose d’intangible.


Le sujet, l’objet et la ligne du projet

L’idée projette quelque chose qui n’existe pas encore, qui n’est pas encore là : ce projet s’appelle l’objet. Donc, l’idée est subjective et la fin est objective. Le projet, c’est la projection vers une destination finale. L’objectif est justement ce point final. La manière dont cette projection va arriver jusqu’à ce point, c’est le comment. La manière dont on va passer d’un point à l’autre, c’est le comment. Cela peut sembler une absurdité, ou sembler très simple. Mais c’est nécessaire pour comprendre tout le reste. Ce chemin est le comment. Car, dans l’étymologie, il s’agit de la forme du quoi, c’est-à-dire la forme de l’objet.


La règle, la ligne et la loi

Si l’on va d’un point A à un point B, il y a une ligne droite. Cette ligne droite est l’idée de rectitude. « Recta » vient de la racine qui a donné le mot règle. Une règle est un instrument pour mesurer la forme entre un point A et un point B. Cela signifie que le comment est régi par une règle. Au niveau de l’objet, la règle est une ligne. Au niveau du sujet, la règle est une loi. Nous avons ici un tas d’objets. Quand je commence à connecter ces objets au moyen de lignes, une règle apparaît entre le point A et le point B. Cette structure est la base de la compréhension du comment.


Quand l’affirmation devient question

Nous avons ici la même structure que celle que nous venons de voir. Nous avons une ligne, c’est-à-dire un comment : un chemin, un mode, une façon d’arriver d’un endroit à un autre, du point A au point B. Mais si, au lieu de relier directement le point A au point B, je fais en sorte que le point A soit ici et le point B là, alors ce ne sera plus simplement une ligne. Il y aura de nombreuses manières d’arriver jusque-là. Et c’est ici que la règle, la ligne, la loi qui reliait ces deux points cesse d’être une affirmation pour devenir une question. Avant, l’affirmation me disait : du point A au point B, il faut suivre la règle. L’affirmation disait cela, c’est-à-dire que le mode de réalisation d’un objet, d’un objectif, était une ligne droite. Mais lorsque j’enlève le point d’ici pour le mettre ailleurs, tout à coup il y a de nombreuses manières d’arriver. Par conséquent, la question devient : comment ?


Une multiplicité de chemins

Autrement dit : quelle est la forme pour y arriver ? Cela signifie qu’il peut y avoir de nombreux chemins et de nombreuses façons. Souvenez-vous d’hier : nous avions le "je" et le "soleil". Ici, mettons le "je" d’un côté, et ici le "soleil", c’est-à-dire "l’Être". L’importance du soleil, c’est qu’il me dit que je suis tout cela. Chacun de ces points et de ces chemins, c’est moi aussi. Et quelle était l’importance du je ? Le je, c’est la gravité. La gravité qui fait qu’un de ces points existe, en unissant toutes les forces de son entourage pour pouvoir se définir et créer son propre chemin.


Le je, l’ego et l’Être

Le "je" existe parce qu’il se référence à lui-même, comme un point de référence, comme un point dans le réseau. Il essaie de survivre comme ce point à l’intérieur du réseau, tandis que "l’Être" se rappelle qu’il fait partie de tout cela. Aucun des deux n’est mauvais, et l’autre bon. Les deux sont utiles pour pouvoir exister. Le "je" est ce que nous appelons l’ego. Le soleil est ce que nous appelons "l’Être" (l'essence). Donc, si le sujet-ego se trouve ici, au point A, et qu’il doit aller au point B, alors l’ego va essayer de chercher tous les autres chemins possibles pour arriver au point B. Le sujet, tout au long de sa vie, va essayer d’atteindre l’objectif, d’accomplir son but. Toute cette structure représente une vie.


La vie comme structure de quête

Toute cette structure, c’est la vie. Ici, j’ai le sujet, le je, qui cherche un objectif dans la vie. Et les chemins qu’il choisit pour arriver à son objectif seront le comment. Qu’est-ce que cela signifie ? Que lorsque nous nous posons des questions comme : comment accomplir mon objectif ? comment arriver à mon but ? comment me connecter ? comment accomplir ma mission ? comment vivre en équilibre ? comment trouver l’harmonie ? comment apprendre cela ? ce sont toutes des questions du je. C’est-à-dire que toutes les personnes, lorsque nous nous demandons comment, nous le faisons depuis l’ego. Toujours. Parce que c’est une structure, un schéma.


L’Être illimité et le je limité

L’Être est illimité. Le je est la limite. L’Être est infini. Le je est fini. L’Être est indéterminé. Le je est déterminé. Dans cette structure, ce qui est illimité, c’est ce qui peut continuer, ce qui continue à s’étendre. C’est une structure qui continue, qui s’expand, qui est éternelle. Tout cela, c’est l’Être. C’est infini parce que cela n’a pas de fin, pas de but.


La naissance de la création et de l’ego

C’est indéterminé parce que cela ne se termine jamais. Comme l’Être est illimité, infini et indéterminé, il ne peut pas expérimenter quelque chose de concret. Alors la gravité génère un être qui est limité, fini et déterminé. De cette manière surgit la création. Surgit le je, l’ego autoréférencé, capable de vivre l’une de ces cellules de la création. L’ego est un outil de l’Être universel. Et que possède l’ego ? Des règles, des lois, des schémas à accomplir. L’ego possède toutes les possibilités du comment. C’est lui qui se pose les questions sur la manière de faire les choses.


Le futur de l’ego et le présent de l’Être

L’ego se demande comment, comment, comment, toujours vers le futur. Il agit ainsi parce qu’il cherche à aller du point A au point B, donc vers une projection dans le futur. Comment savoir quel chemin prendre ? Comment connaître mon but ? Quel objectif choisir ? Comment savoir comment y arriver ? Et que dit l’Être ? L’Être dit : tu as déjà toutes les formes de comment le faire. La question n’est pas : comment atteindre telle chose ? La question est : comment suis-je aujourd’hui ? Comment suis-je ?


La vraie question intérieure

Quand on vit depuis l’ego, les questions vont vers l’extérieur. Quand une personne vit depuis l’Être, les questions se font depuis l’intérieur. En effet, le point A et le point B sont la même chose. Pour savoir comment accomplir ma mission, je dois savoir comment je suis. Et quand je découvre comment je suis, j’ai déjà les outils pour accomplir ma mission. Pour savoir comment réaliser mon but, je dois savoir comment je suis, quelle forme j’ai. En me connaissant et en sachant comment je suis, je sais déjà comment accomplir ma mission. La question comment suis-je ? est celle qui répond à toutes les autres réponses liées à la forme. Le mot comment explique la forme de quelque chose. Littéralement, la forme de quelque chose.


Deux manières d’interroger la forme

Depuis l’ego, la question est : quelle est la forme que je dois suivre pour arriver d’un point à un autre ? Mais depuis l’Être, la forme d’une chose, c’est toute sa forme. Quelle est ma forme de vie ? Quelle est ma manière de penser ? Quelle est ma manière de sentir ? L’ego pose la question dans le futur. L’Être pose la question dans le présent. Et dans cette question posée dans le présent, je découvre le point A et le point B ici et maintenant. Ce que j’explique n’est pas contre l’ego. Je ne suis pas en train de dire : « Oh, je suis égoïste », ou « c’est mal de se poser les questions ainsi ». Non.


Comprendre sans juger

Ce que nous faisons chaque jour, c’est identifier, à travers une question, depuis quel endroit nous regardons les choses. Ce n’est ni mauvais ni bon. C’est simplement savoir dans quel paysage nous nous déplaçons. Rien de plus. Parce que, comme vous l’avez vu, l’ego, le je et le suis sont nécessaires. Je veux que cela soit très clair : nous ne sommes pas ici pour juger l’ego. Nous sommes ici pour comprendre la carte. Voilà donc le concept de la question comment. Dans ma vie, lorsque je dis : comment est-ce que je fais les choses ? comment accomplir ma mission ? comment sortir de cette situation dans laquelle je me trouve ? nous nous posons ce type de questions tout le temps, tous les jours pratiquement.


Le sentiment de séparation

Et rappelons-nous que nous le faisons parce que nous nous considérons comme un être séparé des choses que nous cherchons dans la vie. Nous nous considérons comme un individu à part du reste. C’est pour cela que la question se fait vers l’extérieur. Alors, lorsque je veux me reconnecter à moi-même, à mon essence, je dois poser une question différente. La question utilisée est toujours : comment suis-je maintenant ? Aujourd’hui, dans le blog, j’ai donné mon propre exemple. Je voulais faire le projet Yo Soy, voyager à travers les 32 nœuds de la planète. Et donc la question était toujours : comment vais-je le faire ? comment vais-je obtenir l’argent ? comment vais-je trouver les lieux où je dois aller ? comment vais-je communiquer aux gens ce que je dois faire ?


L’exemple personnel du projet Yo Soy

Comment vais-je arriver à ces endroits ? Comment vais-je activer ce lieu ? Je me suis posé énormément de ces questions, tout le temps, et il n’y avait jamais de bon résultat. Cela arrivait parce que je posais toujours la question depuis mon ego. Puis, à un moment, tout s’est renversé, tout s’est retourné, lorsque je n’ai absolument rien pu faire de ce que j’avais planifié dans le comment. La quarantaine est arrivée et tout s’est arrêté. Et à cet instant, je me suis dit : peut-être qu’il ne faut pas faire cela en se demandant comment, mais en le faisant comme je suis. Si le chemin s’appelle Je Suis, alors je dois le faire comme je suis. Alors, au lieu de me demander vers le futur comment je vais faire, je me suis demandé dans le présent : comment suis-je ? C’est là que quelque chose a changé.


Faire les choses comme je suis

Et j’ai commencé à le faire à ma manière. Et de cette manière, j’ai commencé naturellement à me rendre compte de là où se trouvaient toutes les réponses sur comment j’allais le faire, comment j’allais le payer, comment j’allais le soutenir, comment j’allais le communiquer. Je n’ai fait aucun effort particulier, parce que j’ai simplement vu le plan. Et ce plan, c’est moi : ma personnalité, mes outils, tout ce que j’ai, mes capacités, mes dons. C’étaient eux la clé pour bien le faire. Et cela s’applique à tout le monde. Rappelons-nous : la question comment décrit la forme de ce qui est. Quand c’est l’ego qui pose la question comment, tout sera toujours une projection ou une idée. Quand c’est l’Être qui pose la question, le sujet et l’objet sont une seule et même chose. Et l’on devient son propre objectif.


Vidéo source : 

Aries: Mental “Sacro” / “Sacral” - Gy - 6 de Abril 2021

Date de dernière mise à jour : 06/04/2026