Jour 257 - FUREUR - 17 avril

Dans ce jour du chemin YOSOY, la fureur n’est pas présentée comme une faute, mais comme une énergie à comprendre. Au cœur de la semaine émotionnelle du Bélier, ce thème nous invite à regarder autrement la colère, l’irritation, la frustration ou le sentiment d’impuissance.

Ce jour montre que la fureur naît souvent d’une force vitale bloquée, d’un feu intérieur sans direction, d’un décalage entre ce que l’on imagine et ce que la réalité permet. Blog et vidéo se rejoignent pour montrer que cette intensité n’est pas à rejeter, mais à observer, purifier et rediriger avec conscience vers un but juste.

Activations du jour

MOIS : Hol Doth – Bélier

Semaine : Emotionnelle

Chakra : Racine

Vibration du jour : Ro

Affirmation : Je Suis Sagesse dans le Monde

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : Eveiller la sagesse de l’Âme

Mantra : JE SUIS
Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour LUNE = Il y a 4,5 milliards d’années, une planète errante en pleine formation du système solaire est entrée en collision avec notre monde en formation, similaire à Vénus, créant un cratère gigantesque et réduisant tellement sa taille en perdant de la masse lors de l’impact qu’elle est restée piégée par la gravité de la Terre. Ainsi, elle est devenue notre satellite. Tous les 28 jours, elle accomplit un cycle complet, et sa gravité déplace les eaux de toute la planète, la reliant ainsi à l’émotion, à l’esprit de la mère, à ce qui est caché dans la nuit, à l’âme. Son nom signifie « lumineuse », car elle éclaire dans l’obscurité.

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

La leçon centrale de ce jour est que la fureur n’est pas seulement une explosion émotionnelle : elle est une énergie vitale en ébullition. Lorsqu’une force intérieure ne trouve ni passage, ni forme, ni direction, elle peut se transformer en colère, jalousie, vengeance ou agitation. Le blog l’explique à travers le sentiment d’inutilité et d’impuissance ; la vidéo l’approfondit en reliant la fureur au feu de la kundalini qui chauffe les eaux émotionnelles.

 

L’enseignement montre aussi que cette énergie n’est pas mauvaise en soi. Comme l’eau bouillante, elle peut détruire ou purifier. Elle devient destructrice lorsqu’elle est inconsciente, réprimée ou projetée sur les autres. Mais elle devient utile lorsqu’elle est reconnue, contenue et orientée. La fureur peut alors nettoyer l’être, révéler ce qui est blessé, et remettre en mouvement une force vitale bloquée.

 

Le texte insiste sur l’origine intérieure de cette tension. Ce qui fait souffrir n’est pas seulement ce qui arrive à l’extérieur, mais le conflit entre nos idées, nos attentes, nos préconceptions et la réalité telle qu’elle est. Quand le mental perd sa domination, quand le cœur, le désir, le doute et les mémoires profondes se heurtent, les furies s’éveillent. Elles signalent alors un déséquilibre entre l’amour, la conscience et la puissance créatrice.

 

Le chemin proposé n’est donc pas de nier la rage, ni de la décharger aveuglément, mais de la traverser avec lucidité. Il s’agit d’identifier ce qui est caché, de reconnaître où le pouvoir a été perdu, puis de redonner un sens à cette force. La fureur devient alors courage conscient, capacité de transformation, et combustible pour recréer sa réalité depuis l’intérieur.

Citation


« Allume ta force, dirige-la avec conscience,

et transforme ta rage en courage, transforme ta discorde en battement de ton cœur.  »


 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Allons maintenant à l’alignement.

Nous nous asseyons confortablement et fermons les yeux.
Nous nous concentrons sur la respiration.
Je prends conscience de l’espace dans lequel je me trouve, de mon petit corps et de ma propre respiration.

Devant moi, j’observe une lumière.
Mon âme s’informe d’une étincelle divine.

J’introduis cette étincelle divine dans ma couronne.
Je reconnais quelles sont les croyances qui me produisent de la fureur.
J’observe cette énergie bouillir, purifiant toutes les choses qui salissent mes propres croyances.

Je fais descendre cette étincelle divine vers mon troisième œil.
Je reconnais quelles sont les pensées du monde qui me produisent de la fureur.
Je laisse cela bouillir dans mon troisième œil, en le purgeant de tout ce dont je n’ai pas besoin.

Je fais descendre cette étincelle divine vers mon intention.
Je reconnais quels sont les mensonges et les vérités qui produisent l’essence de la trahison.
Je laisse cette fureur faire bouillir mon chakra, le purgeant de tout ce qui ne me sert pas.

Je fais descendre cette étincelle divine vers mon cœur.
Je reconnais quelles émotions et quels sentiments sont ceux qui me produisent de la fureur.
Et j’utilise cette action pour faire bouillir mon cœur, le purgeant de ce dont il n’a pas besoin.

Je fais descendre cette étincelle divine vers mon plexus.
Et je pense à ce qui, en moi et dans mes relations, me produit de la fureur.
Je permets à cette fureur de bouillir en réflexion, nettoyant tout ce dont je n’ai pas besoin.

Je fais descendre cette étincelle de vie vers mon centre créatif.
Qu’est-ce qui me produit de la fureur dans ma création, ou dans mon incapacité à créer ?
Je permets à cette fureur de faire bouillir mon centre créatif, le nettoyant de tout ce dont je n’ai pas besoin.

Je fais descendre cette étincelle divine.
Je reconnais ce qui me produit de la fureur dans la réalité dans laquelle je vis.
Et je permets à cette fureur de faire bouillir mes organes créateurs, nettoyant tout ce dont je n’ai pas besoin.

Je dirige cette étincelle divine vers mes genoux.
Je reconnais ce qui me produit de la fureur dans ma famille.
Et je permets à cette furie de remplir mes genoux, en les nettoyant de tout ce dont je n’ai pas besoin.

Je dirige cette étincelle divine vers mes pieds.
Je reconnais ce qui me produit de la fureur dans ma mission, dans mon but.
Et je permets à cette fureur d’atteindre mes pieds et mes chevilles, en nettoyant tout ce dont je n’ai pas besoin.

J’étends ce feu, en faisant bouillir tout mon corps, en déployant le potentiel de cette fureur avec un but, avec la cohérence de mon propre être.

Et je suis sagesse dans le monde.
Je suis la sagesse dans le monde.
Je suis. Je suis. Je suis.

Et ici, j’inspire et je porte cette conscience dans tout mon corps, en m’étirant et en l’utilisant.
Chacun, à son rythme, revient ici et maintenant.

Merci à tous d’être ici, comme toujours, et à demain à la même heure.


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.


Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J257 - 17/04/2021

JE : Hier je me suis senti inutile. Je ne pouvais rien faire, je me sens épuisé, fatigué, et ça m’énerve.


JE SUIS : Pourquoi ?


JE : Parce que je ne comprends pas pourquoi je me sens ainsi. Cela me semble être un manque de respect envers mon être et envers le monde. Je veux dire, c’est normal qu’il y ait des quarantaines planétaires, et même si j’aimerais faire autre chose, ce serait impossible, et il faudra s’habituer à ne pas pouvoir faire beaucoup de choses pendant encore au moins un an. Mais malgré tout, je vais bien, j’ai tout, et pourtant je me sens inutile. Et ça m’énerve. Hier je me suis allongé dehors sur l’herbe, regardant la pyramide devant moi, ou plutôt son ombre, et au-dessus, entre les palmiers, je voyais les étoiles. Je me suis senti triste un moment, apathique, sans force. Et je me suis demandé : qu’est-ce qui ne va pas pour te faire sentir ainsi ? J’ai cherché et cherché et cherché en moi quelque chose qui me ferait comprendre ce qui me faisait me sentir mal, et tu sais ce que j’ai trouvé ?


JE SUIS : Quoi ?


JE : Rien. Je suis allé vers mes conflits amoureux, qui sont habituellement ce qui affecte le plus mon âme… Mais non, tout allait bien, il n’y avait ni rancune ni ressentiment, et je ne ressentais pas non plus un grand besoin d’être avec quelqu’un. J’ai pensé aux tragédies familiales, aux choses passées, aux choses pour lesquelles j’aurais pu ressentir de la culpabilité, mais non, il n’y avait pas d’émotion non plus, pas de peine, pas de tristesse… Il n’y avait rien. Je suis allé vers ma mission planétaire, et je me suis dit : combien de choses j’ai à faire ! Qu’est-ce qu’il me manque ? Et non… Rien. Il ne me manque rien, tout est déjà là, tout est en route, je n’ai qu’à le traverser. Des problèmes financiers ? Non. Des problèmes avec des amis ? Non, et ceux que j’ai eus ne me pèsent plus. Parfois je me sens coupable, et je me dis : je ne devrais pas aller si bien alors que d’autres vont mal. Et ensuite je me demande : suis-je censé souffrir juste pour une question morale qui n’est pas pratique ? Et je me détends en sachant qu’il existe de meilleures façons d’aider les autres que de souffrir moi-même pour me sentir égal. Puis je regarde tous les dons que les gens m’ont faits, tout ce que j’ai à faire : peindre, concevoir, dessiner, jouer du piano… et je mets tout sur la table, et rien n’en sort. Je vais à la salle de sport parce que je veux être bien avec mon corps, et à chaque fois que j’y vais je ressors déprimé. Contrairement à ce que tout le monde dit, moi je me sens triste et épuisé. Je ne comprends pas. Tu sais ce qui me rend irritable ?


JE SUIS : J’imagine que c’est le fait que tu n’as rien dont te plaindre.


JE : Oui, le fait que je ne peux pas me plaindre. Et mon esprit est celui d’un ancien ascendant Capricorne qui croit qu’il faut toujours s’efforcer. Avant, je me sentais bien, parce qu’il y avait toujours un problème à résoudre. Mon énergie avait un but, un objectif semaine après semaine qui maintenait mon feu allumé. Mais plus maintenant, maintenant tout est trop bien. Je ne peux pas me plaindre.


JE SUIS : Tu as besoin d’un bon secouement. Se plaindre vient de « quassiare » (indo-européen « Kwet ») qui signifie « secouer violemment », ou se frapper la poitrine, dans le cas de l’anglais « complain ».


JE : Oui, j’ai besoin d’être secoué, j’ai besoin que la vie me donne quelque chose à affronter et à résoudre…


JE SUIS : Mais non.


JE : Pourquoi ?


JE SUIS : Parce que la force que tu cherches est de résoudre ce qui est extérieur, et ce dont tu as besoin maintenant, c’est de résoudre ce qui est intérieur.


JE : Mais je n’arrive pas à trouver ce que c’est…


JE SUIS : Ton plus grand problème aujourd’hui est le manque de Volonté, et cela est dû à une perte d’énergie. Même si cela ne paraît pas, tu as été, pendant longtemps, et tu continues, à donner trop aux autres, mais pas à toi-même.


JE : Mais je vis bien, que puis-je demander de plus ?


JE SUIS : Être riche est-il le moyen de trouver le bonheur ?


JE : Non…


JE SUIS : Alors quelle absurdité demandes-tu ?


JE : C’est vrai… Alors qu’est-ce que c’est ?


JE SUIS : Face à tout ce que tu as vécu, tu es resté silencieux, t’efforçant de maintenir l’harmonie de la conscience et la neutralité. Accumulant de l’énergie d’action, de réponse. Tu as passé trop de temps à te contenir pour ne pas envoyer quelqu’un en enfer. Tu as résolu des conflits que tu n’as pas demandés, tu as accompli une mission pendant plus de 260 jours d’une manière que tu n’avais pas prévue. Et tu es enfermé dans un espace que tu n’as pas choisi. Aussi confortable soit-il, il n’est pas aligné avec tes intentions. Et en plus de tout cela, contre toute ta nature, la vie te demande de dormir, et de ne rien faire d’autre. D’accepter ce qui est, et d’arrêter de penser à ce qui pourrait être.


JE : Tu ne sais pas à quel point ça m’énerve qu’on me dise : tu fais trop, alors que j’ai l’impression de ne rien faire du tout. Je me sens encore plus inutile parce que je ne sais même pas ce que je fais.


JE SUIS : Un immense travail intérieur. Chaque jour où nous parlons, c’est un mois de thérapie. Et les thérapies épuisent. D’où crois-tu que vient l’énergie du corps ?


JE : Des hormones… et de ce que nous mangeons.


JE SUIS : D’où viennent les hormones ?


JE : Des glandes…


JE SUIS : Qui régule le fonctionnement des glandes ?


JE : L’hypophyse… le cerveau.


JE SUIS : Qui régule chaque signal électrique pour que les glandes fonctionnent, que les muscles bougent, que l’énergie s’expanse ?


JE : Le cerveau… la moelle, les neurones…


JE SUIS : Qui traitent l’information en permanence. La plupart sont des routines. Une vie routinière consomme peu d’énergie mentale. Mais l’auto-analyse, elle, exige un traitement constant de données complexes. Cela demande énormément d’énergie et épuise les réserves du corps. Ce n’est pas seulement mental ou physique, c’est émotionnel. Et l’émotion reconfigure les systèmes internes.


JE SUIS : Allume ta force, dirige-la avec conscience, et transforme ta rage en courage, transforme ta discorde en battement de ton cœur.


Video explicative

Transcription de la vidéo - J257 - 17/04/2021

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Au début, je me demandais s’il avait du sens de dire ce que je voulais dire au départ ou non.
Mais je le répète : nous sommes dans la semaine émotionnelle du Bélier, et je crois que c’est le thème que nous devons toujours aborder.

Bon… je vais redire certaines choses, parce qu’il me semble bon, parfois, de clarifier certains points.
Je vois que certaines personnes sont encore très blessées par le commentaire sur les « stupidités ». J’ai expliqué ce que signifient « stupide » et « stupidité » en latin. Il me semble que c’était clair que ce n’était pas une insulte, mais simplement une description de ce qui se passait.

Certaines personnes attendent des excuses, que je ne donnerai pas, parce que je ne considère pas qu’il y ait une faute dans ce que j’ai dit.

Dans ce sens, je voulais aussi souligner ce qui suit : quand nous étions à la maison et que papa ou maman nous disait quelque chose, nous grondait, ou à l’école quand on parlait trop au fond de la classe et qu’on nous disait peut-être : « sors de la salle », ce genre de choses nous a aussi appris le respect. Et pourtant, ce n’est pas si grave. Ce n’est qu’une remarque, une notification pour dire : regardez cela.

Le respect vient du latin respectus, qui signifie « regarder à nouveau ». Autrement dit, le respect a à voir avec le fait que, au lieu de se jeter immédiatement dans l’action, on s’arrête simplement pour observer ce qui est en train de se passer.

Et surtout, je voulais préciser que je ne faisais pas référence au fait que vous écriviez, que vous vous saluiez, que vous parliez entre vous, que vous partagiez, répondiez, posiez des questions. Je ne parlais pas de cela. Je n’ai pas appelé cela des stupidités. Mais nous savons tous ce qu’est une stupidité. J’en appelle donc au bon sens pour que nous sachions à quoi je faisais référence.

Imaginez que, pour quelque chose comme ça, quelqu’un quitte la classe, qu’on lui dise : « sors de la classe, réfléchis à ce que tu as dit », puis qu’il ne revienne plus jamais à l’école. Il n’irait plus jamais à l’école parce qu’on lui a dit « silence ». Il me semble qu’il y a là un thème émotionnel du Bélier à travailler.

Et je suis content pour cela. Je ne vais pas mal, rien de tout cela. Je suis content, parce que c’est ce qui devait être travaillé cette semaine. C’est pour cela que j’en parle tout le temps. Quand nous passerons à un autre thème, ce sera autre chose. Pourquoi l’ai-je mentionné tout le temps ? Parce que nous sommes dans la semaine où ces choses doivent arriver.

J’ai donc fait ma part. Je ne sais pas si vous lisiez les posts. J’ai fait ma part, j’ai essayé de comprendre si c’était un reflet de moi-même, mais j’ai travaillé, je fais ce travail intérieur. Mais, dans aucun de ces processus, demander pardon pour quelque chose qui est vrai n’a de logique.


Une autre chose que je voulais dire, et qui m’a beaucoup frappé, c’est ceci : ne vous inquiétez pas, je lis tout. Je lis tout. Ce n’est pas que rien ne m’arrive. C’est pour cela que je fais une sorte de révision de certains sujets, à partir du retour de YouTube.

Alors, je vais dire deux choses.
La première : la raison pour laquelle je suis dans cette énergie cette semaine, et déjà la semaine dernière, à ce niveau-là, c’est parce que, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, chaque mois, l’intention est d’incarner la tâche. Donc je laisse l’énergie du Bélier faire son travail, fondamentalement. C’est cela. À moi non plus cela ne plaît pas forcément, mais c’est ainsi.

Normalement, si j’étais seulement doux et pas direct avec les choses qui me dérangent pendant le mois du Bélier, alors nous ne serions pas réellement en train de travailler la semaine du Bélier.


La seconde chose : si j’étais un homme politique qui se présente à une élection pour que vous m’élisiez, alors cela aurait du sens que je doive répondre aux attentes de ceux qui sont devant moi, parce que j’aurais vendu mon image pour faire ce que les autres attendent. Mais ce n’est pas le cas.

Et comme vous le voyez, nous sommes en Bélier, dans cette semaine émotionnelle. Et je répète quelque chose que j’ai dit il y a longtemps, et maintenant je ne le dis pas avec honte : je suis ici parce que j’ai décidé d’être ici. Je ne suis donc pas ici pour satisfaire les attentes de qui que ce soit. Ce sont les miennes. C’est mon propre chemin, que je partage avec les autres.

Ce que je veux dire par là, c’est que si je ne réponds pas à vos attentes, parfait, je suis désolé, mais ce n’était pas mon intention.

Et quelque chose que j’ai toujours dit personnellement ici : je ne cherche pas des followers. C’est pour cela que je ne m’intéresse pas à « prendre soin » de mes followers, parce que je crois que chacun doit savoir prendre soin de lui-même. Je ne suis pas ici pour m’occuper de mes abonnés.

Comme je l’ai dit, chacun est libre d’être ici, libre de partir, libre de se plaindre, libre de ce qu’il veut. Et maintenant je vais aller vers l’énergie qui génère tout cela, qui est la fureur.


La fureur vient du mot latin "furor", qui est aussi lié à l’origine du mot « fièvre », mais qui, en réalité, est relié au sens de « puits », c’est-à-dire un puits d’eau, ou plus précisément d’eaux thermales. Un lieu où les eaux bouillonnent. Ainsi, la fureur est le contact entre le feu et l’eau.

Maintenant, comprenons cela du point de vue humain.

  • Le feu est l’énergie vitale, l’énergie de la kundalini.
  • L’eau est reliée à l’émotionnel, au plan émotionnel, à ce qui serait les liquides du corps, appelés autrefois les humeurs.

Les Anciens parlaient des humeurs : différents liquides du corps. Et ces liquides transportent ce qui serait l’émotion d’un être. C’est pour cela qu’on a fini par appeler humeur l’état d’âme, l’état intérieur d’une personne.

Alors que se passe-t-il lorsque le feu vital commence à s’allumer ?
Les eaux émotionnelles commencent à chauffer.


Rappelons le système. Nous avons ici les chakras : le chakra racine, le sacré, puis le cœur, la gorge, le troisième œil et la couronne.

La force vitale qui provient de la Terre, des racines de la Terre, commence à s’unir ici, créant un feu, une énergie qui est le début de la kundalini dans le chakra racine.

À partir de là, cette énergie vitale commence à rencontrer la polarité. Elle se déploie, elle rencontre le positif et le négatif dans le chakra sacré. À partir de là, l’énergie commence à s’actualiser, créant ce qui serait cette spirale. Le positif et le négatif doivent se maintenir afin de créer le mouvement de la kundalini.

Et c’est ici que l’énergie tellurique et l’énergie céleste s’unissent. Toutes les forces de la Terre se réunissent dans le chakra racine, et toute l’énergie du ciel se réunit aussi dans le chakra racine.

À partir de là surgit l’énergie vitale qui, au moment où le ciel et la terre entrent en collision, donne naissance à ce que nous appellerions un conflit.
Cette énergie commence alors à s’élever lorsqu’il y a un but ou une idée qui appelle cette énergie vitale à rencontrer la divinité. Comme par magnétisme, le centre couronne commence à attirer, à travers l’idée du but, cette énergie vers le haut, générant le mouvement de la kundalini.


Pourquoi l’énergie descend-elle en premier lieu ? Parce qu’elle a besoin de manifester. C’est cette énergie qui lui permet de vivre et de manifester. Elle doit la créer dans le thème de la manifestation. Et une fois qu’elle manifeste, elle doit donner un but à cette énergie. C’est pourquoi elle remonte vers l’idée.

Le monde des idées a besoin de se manifester, mais la manifestation a besoin de retourner au monde des idées. Et ainsi le cycle commence.

Alors, que se passe-t-il ici ? Ce parcours vers le bas, c’est comme l’apparition des divinités. Et aujourd’hui je racontais justement l’histoire de certaines de ces divinités, et comment elles sont apparues.


On pourrait dire, par exemple, qu’au niveau de la couronne existe le Tout et le Rien. L’union de ces deux concepts s’appelle le Chaos.
Puis, dans les pensées, nous avons "Ouranos".
Ensuite, ici, dans le cœur, nous avons Gaïa, la Terre.
Et entre les deux, nous avons Cronos, le Temps.
D’Ouranos et de Gaïa apparaissent tous les potentiels extérieurs, qui sont les Titans.


Que se passe-t-il dans l’histoire ?
Ouranos et Gaïa sont comme le premier couple : le ciel et la terre. Le ciel féconde la terre en permanence pour avoir des enfants, comme les Titans, les géants et d’autres. Mais beaucoup des enfants qu’il a créés ne lui plaisent pas, comme les géants et les cyclopes, alors il les enterre sous la terre, il les enferme dessous.

Gaïa demande alors à Cronos, l’un de ses fils, de détruire son père Ouranos pour pouvoir libérer ses enfants. Cronos prend donc les outils de la Terre, va vers le ciel, et coupe les testicules du ciel. Les deux tombent : l’un dans la mer et l’autre sur la terre. L’un laisse son sperme dans la mer, l’autre laisse son sang sur la terre.

D’un côté, dans l’océan, surgit Vénus : l’amour, la beauté, la création.
De l’autre côté, parmi beaucoup d’autres choses qui apparaissent, surgit Éris, la déesse de la discorde, celle de la fameuse pomme de discorde.


Alors, que se passe-t-il dans la discorde ?
Vénus comme Éris vont être reliées au feu infernal de la kundalini, au serpent de l’inframonde d’où surgit l’énergie de la Terre pour rendre toute chose possible. Vénus, la beauté, s’unit à ce dieu du monde souterrain, et Éris a aussi ses filles dans l’inframonde.

Que signifie cela ? Quand nous parlons de ce chakra, il est relié à l’enfer, à une relation infernale, disons, dans laquelle surgit pourtant le bonheur. Le chakra de base, celui de la sexualité, est lié d’un côté à l’amour, et de l’autre naissent, avec Éris, toutes les forces contraires à cet amour.


Et là se trouve cette opposition.
C’est ce que nous allons appeler l’amour du côté positif. Entre l’océan et le monde souterrain, entre l’eau et la lave volcanique, là où se dicte la vie, surgit aussi une force terrifiante : les eaux bouillantes. Et ces eaux bouillantes, ce sont les furies.

Ceci est un résumé pour comprendre comment, à travers le terme, nous pouvons aussi expliquer la mythologie, pour comprendre la relation qu’il y a entre le positif et le négatif, entre l’aspect lumineux et l’aspect obscur du travail énergétique.

Ce chakra est donc celui où se génère le conflit entre l’amour et les furies. C’est le conflit où les deux forces se rencontrent. Mais remarquez que c’est grâce à ces deux forces, positive et négative, que l’énergie peut recommencer à se mouvoir vers le haut.

Cela implique que, souvent, toute notre énergie vitale, la vie elle-même, surgit à partir d’un conflit entre différents éléments chimiques, comme l’hydrogène, l’oxygène, le carbone. Ce conflit qui unit différents atomes est ce qui nous permet d’exister. Les conflits que nous avons affrontés dans la vie, dans l’existence, dans l’histoire, sont ce qui a permis notre évolution et le fait que nous soyons aujourd’hui ce que nous sommes.

Ces deux forces sont le moteur de l’énergie vitale.
Et cette énergie est fondamentale pour pouvoir allumer notre lumière.


Maintenant, revenons à la mythologie. Que s’est-il passé ici ? Vous vous souvenez des dieux ? Il y a ici un problème : le mental, le monde des idées et le cœur sont entrés en conflit. Cela vous dit quelque chose, cette histoire ? Le mental et le cœur en conflit.

Parce qu’Ouranos, le mental, veut imposer son pouvoir sur le cœur.
Et le cœur, comme il n’a pas de limites, aime sans logique, sans raison, même les bêtes les plus obscures.

Alors la Terre, par amour pour ces bêtes qu’elle a créées, demande au Temps qu’il coupe avec le mental.

Que se passe-t-il quand Ouranos disparaît ? Quand nous perdons le ciel, nous perdons la connexion avec le ciel. Les puissances, les Titans, commencent à se battre pour le trône. Cronos et les autres commencent à lutter pour savoir lequel va dominer. Autrement dit : le moi à travers le temps, ou le moi à travers l’espace ? L’ego ou l’être ?

Et quand il n’y a plus la domination du mental pour faire taire les bêtes, les bêtes sortent à l’extérieur, et celle qui est libérée, c’est Éris.

Alors se crée une guerre d’amour entre Vénus et Arès, qui réveille les furies.
Les furies sont trois : la colère, la jalousie et la vengeance.

Autrement dit, la force d’amour qui se trouve dans le chakra racine n’éveille la kundalini que si cet amour a un but, une idée qui lui permette de faire monter cette vibration vers le haut, comme un volcan.

Mais s’il n’y a pas de conscience, s’il n’y a pas de compréhension, s’il n’y a pas d’idées, s’il n’y a pas de pensée, alors il n’y a pas de sagesse. Et alors je reste pris dans le cycle constant du temps, karmiquement, dans la roue du temps.

Si je ne peux même pas transcender le temps, alors je reste accroché à la Terre, vivant ici même, sans sens. Et si en plus je ne peux pas me permettre de vivre ici et maintenant, alors je vais avoir un grand problème. Tous mes potentiels vont vouloir sortir en même temps, et entrer en conflit avec mon ego.

Et si nous éliminons l’ego, ce qu’il me reste, c’est le doute.
Je ne sais pas quoi faire. Je n’ai de notion de rien.

Et quand je vis dans le doute, quand je commence à douter, ce feu consume toute ma vie. Parce que le doute m’apporte la colère, le doute m’apporte la jalousie et une méfiance qui me mène à la vengeance. Et la vengeance devient la seule manière dont je crois que je vais pouvoir récupérer mon énergie.


Alors, à quoi sert la fureur ?
Pensons à quoi elle peut me servir.

Comme nous l’avons analysé dans son étymologie, c’est de l’eau bouillante.
L’une des raisons pour lesquelles l’être humain a survécu si longtemps, c’est grâce à l’apprentissage de faire bouillir l’eau, de cuisiner avec le feu, de brûler les choses. Pourquoi ? Parce qu’en faisant bouillir l’eau, nous tuons les bactéries. Et comme il n’y a plus de bactéries, toute cette énergie est nettoyée.

En Grèce, on n’appelait pas les Furies « Furies ». On les appelait les Bienveillantes, les Bénévolentes, celles qui apportaient le bien. On les nommait ainsi pour éveiller leur côté positif. Quel était ce côté positif ? Les Furies protégeaient les personnes contre les assassins et les voleurs. Selon la tradition, elles protégeaient les peuples afin que les mauvaises personnes ne s’en approchent pas.

Les Bénévolentes, les Bienfaitrices.
De même que l’eau bouillante peut te brûler le visage, elle peut aussi t’aider à survivre, parce qu’elle tue les bactéries.


Dans notre monde intérieur, il se passe exactement la même chose. Les furies que nous avons en nous sont utiles pour nettoyer notre être de tout ce qui l’envahit depuis le monde extérieur, de ce qui nous détruit, de ce qui vient nous voler notre énergie, de ce qui vient nous déranger. La furie est l’énergie vitale qui s’allume comme une irradiation, atteignant les autres pour qu’ils ne dérangent pas, énergétiquement parlant.

Mais cette même furie, si elle n’est pas bien canalisée depuis la cohérence de l’être, devient destructrice de ce qui l’entoure. C’est la même énergie. Ce qui change, c’est que je ne lui donne pas une idée, une cohérence, une direction.

Alors Ouranos revient et dit aux Furies : nous avons un rôle à remplir.
Nous devons nous asseoir et nous observer pour savoir ce que nous devons faire naître.


Et cela, c’est réfléchir.
Cette réflexion, quand nous nous voyons et nous observons, s’appelait en latin respectum : le respect. Le respect est la prise de conscience et l’observation de l’endroit vers lequel je dirige ma furie, de l’endroit d’où je tire mon feu.

Souvenons-nous donc : libérer la furie, oui, mais pas dans le sens de simplement la décharger. Il s’agit de la libérer comme énergie même, et de l’orienter vers un but concret.


Vidéo source : 

Aries: Emocional “Raíz” / Emotional “Root” - Ro - 17 de Abril 2021

Date de dernière mise à jour : 17/04/2026