Jour 301 - PENSER RESSENTIR - 31 mai

J301

En ce premier jour du mois des Gémeaux dans le chemin du JE SUIS, nous entrons dans l’apprentissage de la communication intérieure. Les Gémeaux ouvrent l’espace du partage, du lien et de la circulation entre les mondes, tandis que Mercure rétrograde invite à retourner cette communication vers soi. Le thème du jour, penser et ressentir, nous place face à une grande dualité humaine : le mental et le cœur. Pourtant, ce jour nous rappelle qu’ils ne sont pas ennemis. Comme Castor et Pollux, ils sont deux forces complémentaires appelées à se reconnaître, à dialoguer et à s’unir dans une même spirale de conscience.

Activations du jour

MOIS : Hol Hab - Gémeaux

Semaine : Mentale

Chakra Couronne

Vibration du jour : Xa

Affirmation : JE SUIS Spirale de Divinité

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : Créer la spirale interdimensionnelle de l’Esprit.

Mantra : JE PENSE
Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour CENTRE SUPÉRIEUR = Dans les schémas énergétiques liés au corps physique humain, le centre supérieur est celui qui se trouve à la limite de contact entre la matière et le plan astral. Il est d’un blanc intense, brillant d’une lumière dorée tout autour, comme un soleil. Il marque le pôle positif de l’énergie toroïdale du champ électromagnétique et représente la limite à partir de laquelle cette énergie retourne vers le plan inférieur. Son information est liée au concept du Moi Supérieur, d’où proviennent les hautes informations spirituelles de guidance et de maîtrise intérieure : l’intuition. 

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

L’enseignement central de ce jour repose sur la réconciliation entre deux forces souvent opposées : la pensée et le ressenti. Dans la culture humaine, nous avons longtemps séparé le cerveau et le cœur, la raison et l’émotion, comme s’ils devaient se combattre. Certains chemins ont privilégié la logique au détriment du sentiment, tandis que d’autres ont voulu faire taire le mental pour ne suivre que le cœur. Mais cette séparation crée une lutte intérieure inutile.

 

À travers l’énergie des Gémeaux, Matías rappelle que ce qui semble opposé est souvent complémentaire. Castor et Pollux symbolisent cette union : l’un mortel, l’autre divin, mais profondément liés par l’amour. De la même manière, penser et ressentir ne sont pas deux ennemis, mais deux aspects d’un même être. L’un donne forme, clarté et direction ; l’autre donne mouvement, sensibilité et profondeur.

 

La philosophie apparaît alors comme le pont entre ces deux dimensions. Elle n’est pas seulement une école de pensée ou une « philosophie de vie », mais l’amour de la sagesse : la capacité de questionner, de douter, d’écouter et de relier. La vraie philosophie naît lorsque ce que je ressens devient une porte vers la question, et lorsque ce que je pense s’ouvre à la sensibilité du vivant.

 

Le blog et la vidéo invitent ainsi à pratiquer une communication intérieure consciente. Il ne s’agit pas de faire taire le mental ni d’éteindre l’émotion, mais d’observer les pensées, d’identifier les sentiments, puis de voir comment ils se nourrissent mutuellement. Un être équilibré ne combat rien en lui : il apprend à naviguer dans ses idées grâce à la houle de ses émotions.

 

Ce jour nous enseigne donc que la cohérence naît de l’union. Lorsque la pensée et le ressenti se reconnaissent, le verbe devient plus juste, la parole devient plus consciente, et l’être peut manifester ses idées avec amour. C’est dans cette alliance que s’ouvre la spirale divine du JE SUIS.

Citation


« Pour ressentir, il n’est pas nécessaire de faire taire le mental.
Pour penser, il n’est pas nécessaire d’éteindre l’émotion. »


 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Nous nous asseyons à nouveau.
Nous fermons les yeux.
Nous nous concentrons sur la respiration.

J’inspire profondément et je prends conscience de tout mon corps.

Je porte mon attention vers mes pieds.
Je les observe sur cette terre.

Devant eux, je commence à imaginer un miroir.
Un miroir subtil, comme un mirage dans le désert.

J’observe mes pieds face à mes propres pieds.
Mes jambes se reflètent dans l’image.
Puis mes bras, mes mains, mon torse et mes épaules.
Jusqu’à voir devant moi mon visage apparaître comme un reflet complet de moi-même.

Je bouge mes pieds et je joue avec mes mains.
Je vois le reflet bouger devant moi.
Je m’habitue à cette image qui me reflète.

Je me reconnais moi-même dans le miroir.

Je prends conscience que les deux sont moi, en deux aspects différents mais complémentaires : dedans et dehors.

Je reconnais que l’un des deux est la pensée, et que l’autre est celui qui ressent.

Je me permets de converser avec ce qui pense et ce qui ressent.

Je me demande, dans cette conversation :

Quels sont mes pensées ?
Quels sont mes sentiments ?
Comment se relient-ils entre eux ?

J’inspire, et je crée un infini reliant mon cœur au cœur de mon reflet, ma pensée et mon sentiment.

Je suis amour et sagesse.

J’observe les yeux de mon reflet et je reconnais l’intérieur et l’extérieur unis dans la parole, dans le verbe.

Je pense.
Je ressens.

Et entre les deux, je contemple la spirale.

JE SUIS la spirale divine.
JE SUIS la spirale divine.
JE SUIS la spirale divine.

Je reconnais en moi le mental universel qui pense.

Je pense.
Je pense.
Je pense.

J’expire profondément et je souris à mon reflet.

Chacun, à son rythme, revient ici et maintenant.

Merci à tous d’avoir commencé un nouveau mois dans ce chemin avec moi.
Nous nous retrouvons demain, comme toujours, à la même heure, dans ce réseau.


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.


Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J301 - 31/05/2021

Je : Si les Gémeaux nous apportent quelque chose, c’est bien cette dualité constante entre les actions que nous accomplissons. Il existe une certaine bipolarité permanente dans ce signe, parfois drôle, parfois tragique, montrant les deux faces d’un individu à qui il est impossible de garder son attention sur un seul concept, parce qu’il a besoin de poser son esprit sur beaucoup de choses ou de personnes à la fois… Qu’est-ce qui rend ce signe si volatile ?


JE SUIS : Les Gémeaux tirent leur nom du mot latin signifiant « jumeaux », en référence aux étoiles Castor et Pollux, deux frères de la mythologie grecque dont nous avons déjà parlé. L’un était mortel, l’autre divin ; tous deux guerriers, ils se défendaient jusqu’à la mort. Lorsque le frère mortel mourut dans une bataille, le frère divin sombra dans une immense dépression, demandant aux dieux de le rendre mortel afin de pouvoir mourir lui aussi, car sans son frère, plus rien n’avait de sens. Mais les dieux décidèrent de les emmener tous deux dans les cieux et de les placer ensemble, brillant pour l’éternité.

Les Gémeaux représentent la fidélité, la fraternité, l’unité entre les aspects mondains et divins, entre le subtil et le dense, unis comme un seul être. Ils représentent donc l’ouverture aux autres, aux différents points de vue, aux amitiés, aux relations entre diverses perspectives, individus et réalités. Cela leur donne un sens constant de l’apprentissage, de la recherche de nouvelles choses, de l’étude, de la connaissance, de la découverte, car dans chaque nouvelle personne ou situation, quelque chose attire leur attention. Faisant partie de la trinité de l’Air  (Gémeaux, Balance, Verseau) c’est un signe irrégulier, changeant, comme les brises, comme le vent, davantage fondé sur le mental que sur d’autres aspects, connecté au monde des idées et des pensées.


Je : Un signe très mental, changeant dans ses manières de penser… C’est pour cela qu’il est souvent perçu comme impossible à suivre, puisque son humeur change en un instant, tout comme ses points de vue dans de nombreux cas.


JE SUIS : C’est une caractéristique qui peut rendre les signes de Terre très nerveux, mais elle nourrit généralement la transformation des attachements. La liberté d’entrer en relation, de transformer les pensées et de rechercher de nouvelles idées et connaissances conduit ce signe à être flexible et facilitateur de changement. Surtout si l’on considère qu’il est l’aspect physique de l’Air, il possède un rôle spécifique en lien avec cela.


Je : Lequel ?


JE SUIS : Le partage. Les relations, l’amitié. Tu commences ce mois avec la chance de pouvoir avoir plusieurs amis auprès de toi, te nourrissant de leurs visions, de leur présence. Les relations entre plusieurs personnes enrichissent l’esprit et sont la clé pour diffuser un message dans le monde. Pour qu’un message ou une idée puisse transcender, il ne peut pas être porté depuis une position de supériorité, mais depuis l’égalité, car ainsi le message se répand, partagé par beaucoup et donc soutenu par beaucoup.

Ainsi, lorsque tu as réussi à identifier ce que tu portes à l’intérieur, qui tu es, tes potentiels, lorsque tu as défini ce qu’est ton bien-être, ton foyer dans le monde, et de quoi tu es fait pour te construire comme personne, alors il est temps de partager tout ce que tu as accompli et tout ce que tu es. Les Gémeaux sont la porte de ce partage, afin que ce qui se trouve dans le monde intérieur soit projeté vers le monde extérieur, dans le service et l’amour envers les autres.


Je : Connecter deux mondes très différents…


JE SUIS : Le positif et le négatif. Durant le mois des Gémeaux, il sera nécessaire de trouver l’équilibre entre ces deux forces, ces deux actions, qui nous poussent vers les extrêmes. Parfois introverties, parfois extraverties, dans cette bipolarité caractéristique du signe. Si ces forces trouvent un point médian de communication, elles éveilleront les voix les plus puissantes de ton être. Et cela nous conduit à équilibrer les premiers concepts du chakra couronne.


Je : Qui sont…


JE SUIS : Penser et ressentir.


Je : Ah, grande lutte intérieure de la communication du soi. J’ai vu beaucoup d’images, de mèmes ou d’enseignements qui parlent de cette bataille entre ce que nous pensons et ce que nous ressentons. J’ai vu beaucoup de personnes scientistes insister sur ce que nous pensons, affirmant que les émotions, ce que nous ressentons, ne sont jamais objectives et peuvent nous conduire à agir impulsivement, de manière erratique, à commettre des erreurs et à générer des conflits inutiles. « Il faut être rationnel », « penser logiquement ».

Et, d’un autre côté, les personnes plus spirituelles ou émotionnelles affirment l’importance d’apaiser le mental, de faire taire le bruit mental comme quelque chose de négatif qui entrave notre développement, et promeuvent le triomphe du cœur sur la raison. Elles disent souvent que le plus important est ce que nous ressentons, et que les sentiments sont la clé de la véritable conscience. Qui gagne cette bataille ?


JE SUIS : Personne. Dans une bataille, il n’y a jamais rien à gagner. On perd toujours. À partir du moment où un conflit surgit, chacun est destiné à perdre quelque chose. Et plus encore si cette bataille est intérieure.

La bataille entre penser et ressentir, entre cerveau et cœur, est très ancienne et trouve ses origines dans la philosophie. Le mot philosophie englobe ces deux concepts : du grec "philé"= amour, et "sophía"= connaissance. L’amour de la connaissance a intégré la raison à l’interprétation de l’âme, les arts de l’abstrait appliqués aux sciences du concret. Ainsi, les philosophes étaient des penseurs romantiques et des poètes inspirés par les muses, tout en se consacrant aussi à la géométrie, à la médecine et aux mathématiques.

L’union de l’amour et de la raison a élargi les domaines de la connaissance, car lorsqu’ils regardaient les étoiles, ils ne voyaient pas seulement une logique astronomique, mais aussi une magie astrologique. Cela leur permettait de comprendre de manière holistique l’être humain et l’environnement autour de lui, holistique venant du grec "holos", qui signifie « tout ». Avec l’expansion des monothéismes absolutistes, la science fut reléguée au rang d’hérésie, à ceux qui allaient contre la foi, pour une raison simple :


Je : « La foi ne se questionne pas »…


JE SUIS : Tandis que la philosophie se fonde sur le questionnement. Durant les siècles suivants, dans diverses parties du monde, la foi fut l’étendard des sociétés, reléguant la raison au rang de simple ennemie qui questionnait les voies de Dieu. Au-delà de cela, la peur générée par le questionnement d’un dieu reposait surtout sur la crainte de l’instabilité et de la perte de pouvoir sur un peuple chaotique. Le monothéisme fut une stratégie politique très utile pour maintenir une nation unie. Questionner Dieu revenait à questionner l’ordre et à provoquer le chaos social ; ainsi, douter de la foi devenait presque un acte de trahison envers le gouvernement.


Je : Je comprends…


JE SUIS : Cela mena à des siècles d’oppression de la pensée libre, jusqu’au XVe siècle, lorsque les idées hellénistiques de la naissance des philosophies et des arts revinrent, ouvrant la période appelée Renaissance. Celle-ci ramena les pensées libérales, philosophiques, artistiques et scientifiques, faisant revenir le doute chez les penseurs et éveillant l’intérêt pour le questionnement. Pendant plusieurs décennies, ils furent considérés comme des traîtres, des sataniques, mais le développement ne s’arrêta pas. Les délires des religions, les génocides menés par les États de la Foi, finirent par exposer les erreurs des humains qui prétendaient représenter l’amour et la foi, poussant de nombreux individus vers la raison et la logique comme voies d’échappement à cette folie.


Je : Ce qui a opposé le mental au cœur.


JE SUIS : Le cœur fut associé à l’idée d’intuition, de foi, de ressenti, de ce qui ne peut être expliqué, de ce qui ne peut être mesuré. Suivre le cœur pouvait être interprété comme une trace de religiosité, comme le fait de perdre la raison. Cela marque le début d’un nouveau temps, celui des Lumières, et donc d’une ère de la Raison.

Depuis les guerres, exprimer ses émotions était perçu comme un symbole de faiblesse pouvant mener à la mort ; ainsi, réprimer ses émotions devint une manière de se renforcer, d’être puissant face aux adversités de la vie. Cette tradition se maintint dans la rationalité, où les arts et les émotions n’avaient pas leur place dans la pensée ni dans l’étude de la logique. Cela conçut une société émotionnellement réprimée, fondée sur l’idée de rationalité.

Depuis les révolutions sociales des années 60, les émotions commencèrent à se libérer, et un mouvement naquit pour reprendre la force du cœur, du ressentir, ce qui nous conduisit à interpréter la rationalité comme le symbole d’un système oppressif et contrôlant. La « nouvelle spiritualité » concentra son intention sur l’éveil du ressenti au-dessus du mental, cherchant à le faire taire, entre drogues et méditation. Les philosophies orientales commencèrent à influencer l’Occident, et les traditions consistant à vider l’esprit et à suivre le cœur devinrent la base de l’éveil de la conscience.


Je : Chemin ardu de lutte entre logique et ressenti.


JE SUIS : Une bataille qui continue. La vérité est que le cerveau fonctionne exactement comme le cœur : par pulsations. Les signaux extérieurs sont interprétés par les neurones, générant des images illusoires comparables au ressenti du cœur. Les émotions sont produites dans l’hypothalamus, et les hormones dirigées par l’hypophyse modifient le rythme cardiaque en dilatant les veines et les artères, ce qui fait battre le cœur plus vite et avec plus d’intensité.

Le cœur, à son tour, possède des systèmes neuronaux qui enregistrent les informations de l’environnement. Les deux systèmes fonctionnent comme un seul, et non comme des opposés. L’un est inutile sans l’autre ; le cœur nourrit le cerveau tandis que le cerveau impulse le cœur à travers les nerfs.

Comme les extrémités d’une guitare, le cerveau, la raison, la pensée, sont comparables à la tête de l’instrument, là où les cordes sont ajustées et accordées. Les cordes passent par le manche, le long de la gorge, où se trouvent les cordes vocales, et le cœur est la caisse de résonance de la guitare, là où résonnent les sons et les mélodies qui adoucissent nos âmes. Tous deux sont des parties d’un instrument qui doit fonctionner ensemble, en harmonie.


Je : La cohérence entre ce que je pense et ce que je ressens… Ce dont nous parlons toujours… Pour sonner juste.


JE SUIS : Pour ressentir, il n’est pas nécessaire de faire taire le mental. Pour penser, il n’est pas nécessaire d’éteindre l’émotion.


Je : Comment les équilibrer ?


JE SUIS : Prends conscience de ce que sont tes pensées et de la manière dont tu les utilises. À quoi penses-tu habituellement ? Quelles sont les pensées récurrentes dans ton quotidien ? Quelles pensées sont liées au passé, lesquelles au présent, lesquelles au futur ? Lesquelles sont libres, lesquelles sont conditionnées ? Une fois que tu connais les pensées qui habitent ton mental quotidien et que tu les as identifiées, tu dois faire la même chose avec tes sentiments. Demande-toi : que ressens-tu ? S’agit-il de sentiments conditionnels ou inconditionnels ? Lesquels sont liés à toi-même, lesquels aux autres personnes ? Ressens-tu par rapport au passé, au présent ou au futur ? Quels sont les sentiments qui gouvernent ta routine ?

Identifie chacun d’eux. Fais une liste, puis relie les sentiments que tu as aux pensées, comme dans un jeu où l’on relie ceux qui sont identiques ou similaires, tissant ainsi une toile, ton propre instrument. Reconnais quelle pensée et quel sentiment se nourrissent mutuellement. Et prends conscience que ce que tu penses n’est pas contre-productif par rapport à ce que tu ressens, ni l’inverse, mais qu’ils se nourrissent l’un l’autre.

Un être équilibré ne fait pas taire son mental, mais navigue dans ses idées comme dans un paysage. Un être équilibré n’éteint pas ses sentiments, mais les utilise comme la houle qui permet cette navigation. Rien en toi n’est contre toi ; ce sont simplement des forces que, par tradition, tu as considérées comme éloignées l’une de l’autre.


Je : Nous devons les réunir à nouveau…


JE SUIS : Et la meilleure manière de le faire est de revenir à la philosophie. S’ouvrir pour voir le monde, découvrir par la pensée et percevoir par le ressenti. Car on ne connaît pas tant qu’on ne le ressent pas, et on ne peut rendre ce ressenti conscient tant qu’on ne le pense pas.


Je : Réactiver la philosophie. Peut-être que cela serait un bon gouvernement humain, non fondé sur la logique ou l’émotion, mais sur le doute et la possibilité qui ouvrent les bras de tous à la recherche de voies nouvelles et transcendantes.


JE SUIS : C’est là que réside le couronnement du mental géminien.


Je : Je relie ma pensée et mon ressenti dans une spirale divine. Je les reconnais comme les deux forces sœurs qui ne combattent pas, mais qui, dans l’amour, se reconnaissent en moi.


JE SUIS : Cherche la force du cœur dans tes pensées, et manifeste tes idées avec amour.


 

Video explicative

Transcription de la vidéo - J301 - 31/05/2021

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Bonjour à tous, bon matin, bon après-midi, bonsoir.

Comme je vous l’ai dit, ces jours-ci nous entrons dans notre mois des Gémeaux. Mercure est rétrograde, et c’est presque comme la lumière et l’ombre : les Gémeaux représentent la communication, tandis que Mercure rétrograde représente l’opposé de la communication. C’est donc très contradictoire en soi, et nous allons voir comment se déroule ce mois complet.

Avant de commencer, rappelons certaines choses, comme toujours au début de chaque mois.

Tout d’abord, rappelons que nous ne suivons ni le calendrier astrologique sidéral, ni le calendrier astrologique tropical. Nous suivons le calendrier grégorien, mais dans notre chemin nous suivons aussi le calendrier atlante.

Le calendrier atlante est divisé en douze mois de trente jours, chaque mois étant séparé en trois semaines de dix jours. L’année commence au moment où l’étoile Sirius apparaît à l’horizon, à la latitude 33° nord de la planète, autour des derniers jours de juillet ou des premiers jours d’août.

À la fin de l’année, pour commencer la suivante, il y a cinq jours supplémentaires appelés « jours hors du temps ». Ce sont des jours de célébration de la fin et du début d’un nouveau cycle.

C’est pourquoi nous commençons aujourd’hui notre mois des Gémeaux, même si, astrologiquement, les Gémeaux ont commencé il y a déjà plusieurs jours.

Aujourd’hui, nous commençons donc avec les Gémeaux, qui sont notre avant-dernier mois du chemin du JE SUIS, tel que nous le parcourons maintenant.

Les Gémeaux représentent l’aspect physique de l’Air. Dans la trinité des signes d’Air (Gémeaux, Balance et Verseau), l’aspect de l’âme est la Balance, l’aspect de l’esprit est le Verseau, et l’aspect physique est les Gémeaux.


La constellation des Gémeaux

Rappelons que les Gémeaux sont liés à la constellation des Gémeaux, à travers les étoiles Castor et Pollux, dont nous avons déjà parlé.

Castor et Pollux sont deux frères de la mythologie grecque : l’un mortel, l’autre divin. Ils s’aimaient énormément, combattaient ensemble, se protégeaient et restaient toujours unis l’un à l’autre. Un jour, le frère mortel fut tué lors d’une bataille. L’autre frère ne put pas le supporter. Il demanda alors aux dieux de le faire mourir lui aussi, car il ne pouvait concevoir sa vie sans son frère.

Selon la tradition, les dieux décidèrent d’unir les deux frères et de les placer dans le ciel afin qu’ils brillent éternellement ensemble. C’est pour cela que ces deux étoiles portent les noms de Castor et Pollux.


Les opposés complémentaires

L’énergie des Gémeaux n’est pas celle d’opposés qui se rejettent. Ces deux frères s’aiment. Ils voulaient toujours être ensemble. Il s’agit donc d’une fraternité très forte, très intense, remplie d’amour. Ce qui semble opposé, ce sont leurs natures : l’un est mortel, l’autre est immortel. Mais ils se complètent et s’aiment. Ils ne sont donc pas opposés comme des ennemis, mais opposés dans leur essence, jusqu’à devenir un être complémentaire.

Ce concept est fondamental pour comprendre les actions dont nous allons parler pendant le mois des Gémeaux : cette sensation d’opposés qui, en réalité, sont complémentaires. Nous les avons placés dans une sorte de bataille étrange, alors qu’ils n’ont jamais été ennemis. Ils ont toujours été les compléments l’un de l’autre.

C’est aussi pour cela que les Gémeaux portent la connotation de la communication : parler à l’autre, voir le point de vue de l’autre, partager l’information, apprendre, communiquer, s’ouvrir au monde et à autrui.

C’est là la clé de ce mois et de ce signe, dont le régent est Mercure, le dieu de la communication, le dieu des marchands, celui qui parlait avec différentes personnes sur les chemins, dans les villages, dans les empires. Mercure est donc le régent de la communication entre frères, entre sœurs, entre différents peuples. C’est pour cela qu’il est le régent des Gémeaux.


Signe d’Air

Les Gémeaux sont un signe d’Air. Cela signifie qu’ils vont d’un lieu à l’autre, qu’ils se déplacent d’un peuple à l’autre. Les Gémeaux ne sont pas attachés à un seul endroit, parce qu’ils se sentent appartenir à tous les peuples.

L’énergie des Gémeaux a donc à voir avec l’adaptation au peuple ou au groupe dans lequel elle se trouve. Elle peut arriver dans un village où les gens aiment chanter, et là, les Gémeaux chanteront. Puis ils iront dans un autre village où les gens aiment travailler l’argile, et là, les Gémeaux feront des choses avec l’argile.

Ainsi, les Gémeaux apprennent un peu de tout le monde. Dans chaque groupe, ils deviennent ce que le groupe fait. Ils s’adaptent, ils circulent comme l’air, ils transmettent des informations d’un lieu à l’autre, mais surtout, ils s’adaptent aux endroits où ils arrivent.

L’énergie des Gémeaux n’est pas une énergie fixe. Elle n’est pas installée dans un seul lieu. Elle se déplace d’un point à un autre. C’est pourquoi les Gémeaux sont très changeants : ils peuvent modifier leurs points de vue ou leurs idées dans une même phrase. Ils peuvent utiliser des ressources de différents lieux, des données de différentes origines pour dire la même chose, parfois même en se contredisant, parce que ces différentes informations peuvent être contradictoires entre elles. Mais malgré cela, ils les incorporent.

L’énergie des Gémeaux est celle qui ne peut pas rester sans savoir. Elle a besoin de connaître le fond des choses, de chercher les réponses. En général, lorsqu’une personne fait un commentaire et que les Gémeaux ne savent pas de quoi il s’agit, ils vont chercher sur Google pour vérifier si ce qui a été dit est vrai ou non. Ils vont chercher les données. Mais cette énergie peut parfois conduire les Gémeaux à devenir un peu bavards, un peu curieux, voire un peu commères.

Les Gémeaux n’aiment pas ne pas savoir. Imaginez un groupe de nombreuses personnes autour d’eux, toutes en train de parler entre elles : les Gémeaux essaieront de comprendre et d’être dans toutes les conversations en même temps pour ne rien manquer.

Ce que nous pouvons parfois voir comme quelque chose de négatif est en réalité aussi quelque chose de positif, car les Gémeaux ont la capacité de percevoir beaucoup de données et d’informations venant de partout, en essayant d’assimiler et d’apprendre constamment de toutes les personnes.


Communication et partage

Nous avons donc cette énergie des Gémeaux, qui est la communication entre tous.

La communication géminienne consiste essentiellement à prendre tout ce qui existe autour de soi dans le monde comme un message, comme une information à assimiler. Et en même temps que tout est perçu comme une donnée, l’énergie des Gémeaux essaie aussi de connecter ces données avec les autres, de les partager, de communiquer, de parler. Le concept des Gémeaux est donc ici l’amitié, le partage, la création de réseaux, l’ouverture à ceux que l’on connaît comme à ceux que l’on ne connaît pas. L’important est de s’ouvrir au partage.

Lorsque nous parlions du mois de la Balance, nous disions que la Balance cherche à trouver l’équilibre entre les choses pour leur apporter beauté et harmonie. Le Verseau, en tant qu’esprit, cherche la liberté, la transformation et l’innovation. Dans les Gémeaux, nous venons vers quelque chose de plus terrestre, lié aux cultures, aux groupes, aux peuples, et à une communication constante entre tous ceux qui m’entourent.


Le mois des Gémeaux avec Mercure rétrograde

C’est à partir de là que nous allons comprendre tout le chemin de notre mois des Gémeaux.

Et nous allons le faire avec un ingrédient particulier : Mercure, planète régente des Gémeaux, est rétrograde pendant tout ce mois.

Qu’est-ce que cela va nous apporter ? Cela peut apporter deux choses : une négative et une positive.

L’aspect négatif est que, pendant tout ce mois, il est probable qu’il y ait davantage de problèmes de communication. En fait, il y en a déjà. Dans quelques jours, je commence à voyager avec un groupe de personnes ; nous allons dans le sud de l’Égypte. Je vais perdre le signal, les horaires de connexion seront différents, nous les publierons sur les réseaux sociaux. Peut-être qu’un jour le signal ne permettra pas de bien voir, ou vous m’entendrez mal, ou je devrai me déconnecter parce que nous devrons arriver au lieu où nous ferons l’alignement.

Donc, dès le début, cela risque d’être une semaine et demie un peu difficile.

Il peut aussi arriver que j’aie du mal à parler et à communiquer, comme cela m’arrive maintenant parce que je suis très fatigué. Cela peut rendre difficile la transmission correcte des idées, ou faire que mes paroles soient mal interprétées.

Mais du côté positif, c’est quelque chose de parfait.

Si les Gémeaux nous conduisent normalement vers l’extérieur, à communiquer avec les autres, Mercure rétrograde nous invite à communiquer vers l’intérieur, avec nous-mêmes. À nous parler à nous-mêmes.

Et même si cela peut sembler étrange (parler à voix haute avec soi-même), beaucoup de gens peuvent penser que c’est fou. Eh bien, c’est un mois pour avoir l’air un peu fou. C’est un mois pour se parler à soi-même à voix haute, converser avec soi-même, créer des idées, divaguer avec soi-même, aller vers l’intérieur.

Pendant ce mois, nous allons donc essayer de pratiquer cela : pour chaque thème que nous aborderons, prendre une minute, lorsque nous sommes seuls, pour converser avec nous-mêmes à ce sujet.

Par exemple :
« Qu’en penses-tu, Matías ? »
« Je pense que… »

Il s’agit de converser avec soi-même sans nécessairement aller chercher l’autre.


Penser et ressentir

Le premier thème dont nous allons parler avec nous-mêmes est donc : penser et ressentir.

C’est clairement l’une des plus grandes dichotomies de la culture humaine. Dans presque tous les chemins de conscience et de spiritualité, nous retrouvons cette dualité entre penser et ressentir : penser est attribué au cerveau, ressentir est attribué au cœur.

Mais c’est faux.

Nous avons tendance à diviser les choses. Nous aimons séparer, diviser et ensuite accuser l’un ou l’autre. Pourtant, durant tous ces mois, nous avons vu que nous sommes tous un réseau, que tout est interconnecté.

La lutte entre penser et ressentir a été très fortement nourrie à travers différents moments de l’histoire.

À certaines périodes, la foi, l’amour pour un dieu, l’amour pour les autres, ont produit de grandes crises et de grands conflits. Cela a parfois conduit à dominer la liberté d’expression et la liberté de l’esprit, en affirmant que celui qui ne ressent pas comme moi est dans l’erreur. Ainsi, la raison a été éliminée pendant certaines périodes de l’histoire.

Puis, lorsque la raison et la pensée ont ressurgi à d’autres périodes, elles ont accusé le sentiment et l’émotion d’être responsables des crises, des conflits et des guerres.

Cette opposition constante entre raison et cœur est une bataille entre deux aspects qui n’auraient jamais dû être autant séparés, car ensemble ils forment un mot très important : philosophie.

  • « Philo » est lié au sentiment, à l’amour.
  • « Sophia » est lié à la pensée, à la raison, à la sagesse.

La philosophie serait donc comme l’équilibre entre penser et ressentir, où ce que je ressens ne devient pas une certitude, mais la graine d’un doute.

Pendant longtemps dans l’histoire, la lutte entre la foi de ce que l’on ressent et la raison de ce que l’on pense nous a conduits à une histoire culturelle dans laquelle, jusqu’à aujourd’hui, nous interprétons encore la raison, la pensée, le sentiment et l’amour comme des choses séparées.

Cette dualité est arrivée jusqu’à nous d’une manière particulière : nous venons d’une période de grande rationalité, puis soudain, certaines personnes commencent à se connecter à l’univers, à ressentir l’univers, et disent :

« Il n’est pas nécessaire de penser autant, il suffit de ressentir. »
« Le cœur doit vaincre la pensée. »

Et nous retombons dans le même piège : la division.


L’erreur de vivre seulement depuis la raison

Les personnes qui vivent uniquement depuis la raison commettent une grande erreur : elles jugent avant d’enquêter.

Elles ont éliminé la philosophie de leur vie. Elles ne peuvent accepter que ce qu’elles voient, mais elles ne se demandent même pas pourquoi elles le voient.

La raison a donc un problème : les personnes qui vivent uniquement par la raison sont souvent celles qui ne questionnent pas la vie. Elles ne recherchent pas de nouvelles choses, de nouvelles réponses. Ce sont celles qui disent généralement :

« Cela n’existe pas. »
« C’est une bêtise. »
« Tout cela est faux. »

Vous connaissez sûrement des personnes comme cela.

La raison et la pensée ne sont pas automatiquement la sagesse. Vivre uniquement depuis la raison, c’est ne pas se questionner. C’est prendre ce que l’on sait comme une vérité absolue.


L’erreur de vivre seulement depuis le ressenti

De l’autre côté, nous avons ceux qui ressentent le monde.

Ils disent :

« Tout ne consiste qu’à ressentir. »
« Ne mets pas trop de mental dans les choses. »
« Ne pense pas autant. »
« Tout doit passer par le cœur. »
« Le cœur triomphe de tout. »
« Nous nous aimons tous, nous sommes un depuis le cœur. »
« Il n’est pas nécessaire de savoir. »
« Il n’est pas nécessaire de penser. »
« L’important, c’est de le sentir. »

Ces personnes vivent parfois dans l’illogique, dans un conte de fées, dans la foi, dans une méconnaissance totale du monde qui les entoure. Elles vivent dans leurs rêves, seulement dans ce qu’elles ressentent, et ce qu’elles ressentent est aussi produit par leur cerveau, en imaginant des choses.

Ces personnes peuvent finir par croire n’importe quoi simplement parce qu’elles le ressentent.

Voyez les problèmes que crée le fait d’être seulement l’un ou seulement l’autre.

Rappelons-nous Castor et Pollux. Ils s’aiment, ils ne se repoussent pas. Castor et Pollux veulent être un. Et cela s’appelle philosophie.


La philosophie

La philosophie est l’amour pour la sagesse.

C’est ressentir la raison et raisonner le ressenti.

Nous confondons souvent la philosophie avec des courants philosophiques ou avec des philosophies de vie. Mais ce n’est pas la même chose.

Une philosophie de vie est liée à une structure ou à un modèle auquel je m’adapte pour vivre. Cela signifie que je ne questionne pas ma vie, parce que je veux vivre ainsi. Je confonds alors le fait d’aimer ce modèle avec la philosophie.

Donc, lorsque nous disons « philosophie de vie », nous ne parlons pas de la véritable philosophie. Nous parlons d’un modèle que nous suivons parce qu’il nous plaît.

Il n’existe pas réellement de philosophie de vie. La philosophie, c’est questionner constamment la vie.

Un courant philosophique appartient à l’histoire : la philosophie des sophistes, la philosophie platonicienne, la philosophie de Freud, de Descartes, et toutes les écoles philosophiques que l’on peut étudier. Mais savoir beaucoup de choses sur les courants philosophiques ne fait pas de quelqu’un un philosophe. Appartenir à un courant philosophique ne fait pas non plus de quelqu’un un philosophe.

Un philosophe ne peut appartenir à aucune philosophie fixe, car le fait d’appartenir à une philosophie lui enlève immédiatement la possibilité d’être philosophe. Le philosophe doit questionner ses propres postures de vie et ne pas simplement suivre un courant.

La philosophie est l’union entre ce que je ressens et ce que je pense. Le point médian est la communication, la question, le doute, l’échange, les différents points de vue.

Rappelons donc que la seule possibilité de nous ouvrir réellement à l’apprentissage depuis l’énergie des Gémeaux est de nous souvenir de la philosophie : l’amour du savoir, le questionnement constant, l’ouverture au ressenti du Tout au-delà de ma vérité personnelle.

Les certitudes sont des modèles de croyances. C’est le mental, la raison, qui cherche à avoir des certitudes.

Mais l’humanité sur Terre a évolué grâce à l’échange, grâce aux questions, grâce à la communication.

Vidéo source : 

#GEMINIS: Mental “Corona” / “Crown” - Xa - 31 de Mayo 2021 - Matías De Stefano

Date de dernière mise à jour : 30/05/2026

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