Le trône des Poissons ouvre la douzième position et oriente le regard vers les phosphates dissous dans les océans. Depuis ce siège, le Phosphore se révèle comme un ion qui circule dans les eaux marines à des concentrations capables de soutenir le phytoplancton, comme l’élément qui, une fois dissous, participe à la photosynthèse océanique, laquelle produit près de la moitié de l’oxygène de la planète.
Ce qui s’est auto-allumé, minéralisé, a transmis l’énergie, protégé la mémoire génétique, brillé par phosphorescence, régulé les enzymes, équilibré les minéraux, s’est transformé par le feu, s’est répandu à l’échelle planétaire, a édifié l’agriculture et innové dans la circularité trouve maintenant son intégration au grand tout océanique sous la forme d’un nutriment dissous. Les phosphates dissous sont présents à de faibles concentrations dans les eaux superficielles. Chaque ion phosphate nourrit des algues microscopiques qui soutiennent les chaînes alimentaires marines. Chaque molécule s’abandonne au cycle éternel du phosphore qui nourrit les océans.
Le Phosphore habite le flux continu entre les sédiments marins et les eaux superficielles, le cycle d’échange entre les profondeurs et la zone éclairée, l’unité avec l’océan planétaire qui respire grâce à la photosynthèse nourrie par les phosphates. Lorsqu’il est observé depuis le trône des Poissons, le porteur de lumière trouve la compassion envers l’ensemble du cycle, le mysticisme de la dissolution nutritive et la capacité de s’abandonner au flux universel de l’océan. L’auto-inflammation devient une offrande océanique. La lumière propre s’organise comme un retour au cycle marin primordial. Excalibur calibre la particule lorsque l’esprit, l’émotion et le corps s’alignent sur un même axe d’unité nutritive océanique.
Une bougie s’allume devant toi comme le reflet du centre. Sa flamme révèle l’état du porteur de lumière intérieur et accompagne l’ajustement subtil de la particule. En maintenant ton regard, la dissolution s’accomplit et la douzième face de la pierre philosophale se polit. Le Phosphore est intégré. La roue achève son cycle conscient.
Ainsi, aujourd'hui, nous accomplissons cette tâche :