Bonjour, bonjour à tous. Comment allez-vous ? Comment vous sentez-vous ? Tout va bien ?
Pour ceux qui suivent le parcours au quotidien, j’ai publié l’article du blog il y a vingt minutes, parce que je viens seulement de l’écrire.
Aujourd’hui, j’ai eu une journée très Balance. Très Balance, et avec très peu d’inspiration. C’était vraiment étrange. Je ne me sentais pas bien aujourd’hui, alors je n’arrivais pas à écrire.
C’était simplement l’un de ces jours où je n’avais envie de rien faire, et où je n’arrivais absolument à rien faire. Rien ne venait. J’ai donc passé toute la journée assis à lire, et rien d’autre.
C’était une journée étrange. Je crois que cela a quelque chose à voir avec mon mental… Je ne sais pas comment le décrire. Aujourd’hui, j’ai pris conscience que tout était toujours pareil, et c’est quelque chose qui me détruit.
Ce n’est pas que cela me rend malheureux, mais plutôt que cela me désoriente. C’est comme si je ne savais plus où j’étais : être au même endroit, toujours faire la même chose, toujours voir la même chose… Comme un état méditatif permanent. Cela m’a fait un drôle d’effet.
Aujourd’hui, j’ai réalisé que je faisais exactement la même chose chaque jour. Je vois les mêmes personnes, le même endroit. Même si je vais bien, même si j’ai tout ce dont j’ai besoin, ce n’est pas dans ma nature.
Il ne s’est rien passé de mauvais. Ce n’est pas que je vais mal. Ne vous inquiétez pas. C’est simplement étrange. Et ce qui est absurde, c’est qu’en même temps, je n’ai pas envie de faire autre chose.
Ce n’est pas comme si je me disais : « Bon, je vais faire quelque chose de différent. » Lorsque j’envisage de faire quelque chose de différent, je me dis : « Non, je préfère rester ici à lire. » Et c’est quelque chose que je ne fais jamais. Jamais.
Voilà. Je voulais partager cette sensation avec vous. Si vous me trouvez un peu étrange dans ma manière d’expliquer les choses aujourd’hui, c’est pour cela. Je traverse une semaine un peu étrange.
Bien, commençons avec le thème d’aujourd’hui.
Cette envie de ne rien faire… Enfin, nous n’avons pas de secrets.
Le thème d’aujourd’hui est : se souvenir et oublier.
C’est déjà un problème de commencer comme cela, puisque le sujet du jour est justement de se souvenir et d’oublier !
Je sais que nous cherchons peut-être des explications à cette sensation que je ressens. Moi aussi, j’ai cherché des explications astrologiques ou d’autres causes possibles.
Aujourd’hui, nous entrons dans Mercure rétrograde, et nous sommes également dans Mars rétrograde. Deux belles semaines nous attendent donc sur le plan de la communication.
Évidemment, cela joue aussi un rôle. Mais si je dois dire ce qui m’affecte personnellement, c’est que, depuis le 25 juillet, je fais tous les jours la même chose. Je transmets à la même heure, je parle ici, je vais chaque jour à la pyramide.
Tous ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que je n’ai jamais fait ce que je suis en train de faire maintenant. Pour moi, c’est vraiment inhabituel.
C’est pourquoi je me sens un peu étrange. Je ne suis pas habitué à la routine. C’est mon antithèse.
Et en plus, sans week-ends ! Je ne sais même plus quel jour nous sommes. Je suis perdu dans le temps et dans l’espace.
Désolé, mais c’est ainsi.
Le thème du jour est donc : se souvenir et oublier.
Essayons de comprendre ce que signifient ces deux concepts. Rappelons-nous que nous sommes dans le mois de la Balance. Cela concerne donc tous les opposés. Du point de vue humain, se souvenir et oublier constituent deux grands opposés.
Dans ce mois, nous cherchons à équilibrer des concepts que nous considérons habituellement comme opposés, à les réunir comme un seul ensemble.
Pour commencer, allons à l’origine des mots que nous employons, afin de comprendre l’origine de ces concepts.
Le mot espagnol « recordar », se souvenir, vient du latin « recordis », et signifie « revenir au cœur ». « Re » : revenir ; « cordis » : cœur.
Ce concept est donc lié au fait de réunir les parties.
Tous les organes, toutes les différentes parties de nous-mêmes passent, d’une certaine manière, par le cœur à travers la circulation du sang.
Dans les cultures anciennes, on interprétait donc le fait de se souvenir comme le retour au centre de toutes les mémoires, de toutes les choses séparées de moi, dispersées.
La manière de se souvenir de l’histoire consistait à réunir les différentes parties qui composent cette histoire. Et le centre de tout cela passe par le cœur, par le sentiment. Toute mémoire se traite donc à travers ce que l’on ressent.
C’est pourquoi se souvenir signifie réunir les parties et les ramener vers le cœur. Elles s’unifient comme une seule.
En anglais, le mot employé pour se souvenir est également présenté comme le fait de réunir les membres, les parties : les membres du corps, les membres d’un groupe, les parties d’un ensemble.
Il s’agit de réunir toutes les choses séparées, tous les concepts que l’expérience, la vie et l’histoire ont divisés en différentes mémoires. Lorsque nous nous souvenons, nous les rassemblons pour pouvoir les voir et leur donner une logique.
Voilà le concept de se souvenir.
Maintenant, quel est le concept d’oublier ?
Oublier vient d’un mot indo-européen qui évoque la mousse, quelque chose de visqueux : cette pellicule qui se forme sur les rochers et les rend glissants.
Quelle est la logique de cela ?
On l’interprète comme quelque chose sur lequel on peut tomber, glisser, heurter quelque chose. Cela renvoie aussi au fait d’entrer dans un endroit glissant, où il est difficile de marcher, comme une grotte.
Le caractère visqueux et humide est ainsi associé à un lieu obscur dans lequel on entre. Oublier, c’est donc glisser ou tomber dans l’obscurité.
L’origine du sens est un peu complexe, mais nous pourrions la résumer par : se perdre.
Lorsque je glisse et tombe dans une grotte, dans un trou, je perds ma stabilité. Le concept d’oublier consiste donc à perdre la stabilité de l’endroit où je me tiens. Je glisse, je perds cette stabilité et je tombe dans une grotte.
Ce sont des concepts très anciens, mais c’est essentiellement de là que vient cette idée.
Pour les anciens, oublier signifiait ne plus être dans son axe, ne plus avoir de point de référence, ne plus pouvoir voir les parties : être dans une obscurité sans axe.
Ainsi, si se souvenir consiste à voir les différentes parties et à les réunir en moi, dans mon axe, oublier consiste à perdre cet axe et à ne plus pouvoir voir les parties.
C’est un résumé plus facile à comprendre de toute cette étymologie.
Notre civilisation est fondée sur le fait de se souvenir.
Nous accordons beaucoup d’importance au souvenir de l’histoire, au souvenir des choses qui nous sont arrivées. Il est important d’avoir une mémoire des événements.
Nous sommes une civilisation, et nous l’avons toujours été, qui donne beaucoup d’importance au souvenir et considère l’oubli comme quelque chose de complètement négatif, quelque chose qui nous fait nous perdre dans la vie.
Nous entendons constamment : « Souviens-toi. Tu dois te souvenir. Il est important de se souvenir. » L’oubli est considéré comme quelque chose de mauvais, associé à l’ignorance.
Voilà le point de vue de notre société.
Personnellement, je suis ici, et beaucoup d’entre vous me connaissent, parce que je suis celui qui se souvient, parce que je me souviens des choses que j’ai faites à d’autres moments, avant ma naissance, dans mes vies passées.
Une des questions que l’on m’a le plus souvent posées est : « Comment puis-je faire pour me souvenir, moi aussi ? »
Mais se souvenir n’est pas quelque chose qui dépend d’une technique particulière.
Ce n’est pas une technique précise qui me permet de me souvenir. Pour moi, cela a été un don, quelque chose de naturel. Je suis né avec.
Aujourd’hui, je le décrivais ainsi : celui qui naît musicien n’a pas besoin d’apprendre la musique, il fait de la musique. Mais celui qui veut faire de la musique doit l’apprendre. Cela ne signifie pas qu’il ne pourra jamais devenir musicien.
Une personne qui veut apprendre la musique, si elle étudie, si elle apprend, si elle s’y applique, si elle pratique avec constance, apprendra à jouer. Mais elle a besoin de temps et de pratique.
D’autres personnes le font simplement parce qu’elles possèdent ce don.
Pour une personne née avec cette capacité, il est difficile d’expliquer comment elle fait, puisqu’elle n’a pas étudié : elle sait simplement.
Cela nous arrive à tous dans différents domaines.
C’est pourquoi il est difficile d’expliquer comment éveiller un don.
La première chose à faire est de découvrir ton propre don, sans chercher à imiter celui de quelqu’un d’autre. Ne cherche pas à te souvenir comme l’autre se souvient. Commence par découvrir quel est ton don.
Parfois, lorsque nous voulons posséder le don d’une autre personne, nous pouvons beaucoup souffrir : cela entraîne de la frustration, une perte de temps et une grande dépense d’énergie.
Pourtant, notre propre don a toujours été là. Nous ne lui avons simplement pas prêté attention parce que nous voulions être comme quelqu’un d’autre.
Et cela fait partie du fait de se souvenir.
Que signifiait se souvenir ? Commencer à donner une logique à ce que je possède, aux mémoires que je porte, aux parties de moi-même.
Apprendre à se souvenir implique de donner un sens aux choses que je possède, mais que je ne vois pas et que je n’ordonne pas.
Lorsque je prête attention aux choses qui m’entourent et que je commence à les ordonner en moi, je commence à me souvenir. Je commence à les réunir, à leur donner un sens, une logique.
C’est cela, se souvenir.
Au-delà du passé, cela représente le fait de réunir différentes parties.
Ton don est une partie de toi-même. Lorsque tu commences à réunir les différentes parties auxquelles tu n’avais jamais prêté attention, tu leur donnes un sens et tu comprends leur logique. Ce processus est le fait de se souvenir.
Le processus du souvenir ne consiste donc pas spécifiquement à aller dans le passé pour savoir ce qui s’est passé dans une autre vie ou dans l’Univers.
Se souvenir est beaucoup plus concret : c’est être capable de réunir les différentes parties de moi qui sont séparées et de leur donner une logique.
Souvent, je ne me souviens pas en allant dans le passé. Je me souviens en comprenant les connexions entre tout ce qui m’entoure. Et cela éveille la mémoire.
Pour comprendre cela, nous devons comprendre comment fonctionne notre cerveau.
Notre cerveau est une machine qui enregistre des données. Ces données sont réparties dans différents dossiers.
Il existe des milliers et des millions de dossiers dans notre cerveau, qui accumulent différentes données et informations.
Toutes les informations reçues et accumulées sont organisées par catégories : les couleurs, les odeurs, les sensations, les états, différentes catégories.
Une mémoire apparaît lorsque je relie une odeur à une couleur et à une sensation. Lorsque je relie les trois, une mémoire se forme à partir de l’information, d’une donnée enregistrée.
Le cerveau fonctionne comme un ordinateur qui enregistre constamment des données. Il possède de nombreux dossiers ou compartiments où il place les informations : un dossier pour les odeurs, un autre pour les couleurs, un autre pour les sensations.
Lorsqu’il prend une odeur, une couleur et une sensation et les rassemble, il crée une mémoire.
Notre cerveau possède donc de nombreuses données organisées dans différentes sections.
Qu’appelle-t-on se souvenir ?
Se souvenir consiste précisément à réunir la sensation, la couleur et l’odeur. Je les réunis en un seul point et je crée une mémoire.
Cela s’appelle se souvenir : réunir les différentes parties pour créer une mémoire.
De cette manière, nous comprenons quelque chose : le corps, le mental, ne va pas chercher des choses dans le passé. Il rassemble les données que le cerveau a enregistrées à partir de ce que j’ai pu percevoir de ce qui s’est passé.
Est-ce que vous comprenez ? J’espère que oui.
Le cerveau ne va pas dans le passé chercher une information. Il prend les données que vous avez recueillies au cours de vos expériences et les réunit.
C’est très important.
Se souvenir, ce n’est pas aller dans le passé pour en rapporter des mémoires. C’est réunir les données que vous possédez en vous pour comprendre l’expérience que vous avez vécue.
Je vais essayer de le redire lentement.
Lorsque nous parlons de nous souvenir, nous ne disons pas que notre mental va dans le passé, vers des choses qui se sont produites.
Le mental rassemble les différentes informations que mon cerveau a archivées à partir de l’expérience qu’il a vécue.
Ces données sont déjà là, dans la base. Il ne va pas en chercher de nouvelles. Elles sont déjà dans la base.
Il rassemble ces données et crée une mémoire. C’est cela dont je me suis souvenu.
L’information que je vais chercher n’est donc pas située dans le passé : elle se trouve dans le corps.
C’est pourquoi se souvenir consiste précisément à donner une logique à ce qui s’est produit.
Mais pas seulement à ce qui s’est produit : à toutes les informations qui peuvent avoir un lien avec cela.
Une question apparaît alors : « Puis-je me souvenir de quelque chose appartenant à la mémoire collective ? Comment puis-je me souvenir d’une autre vie ? »
Rappelons-nous que nous avons déjà parlé de cela de nombreuses fois dans les vidéos précédentes.
Rien n’est séparé.
Ce ne sont pas d’autres vies. C’est une seule vie qui se manifeste sous différentes formes.
C’est pourquoi nous pouvons nous souvenir de vies passées : toutes ces informations se trouvent en moi. Et toute l’information qui se trouve en moi se trouve en tous, puisque nous sommes tous un même organisme vivant.
C’est pourquoi nous pouvons partager l’information.
Chaque fois que je bois de l’eau, je bois une eau que les dinosaures ont eux aussi bue. L’information est là. Elle est dans tout.
C’est la raison pour laquelle nous pouvons nous souvenir de tout, de nombreuses choses appartenant à d’autres vies, à d’autres temps, à d’autres mondes.
Toute l’information se trouve dans nos atomes. Les atomes sont les mêmes ici et dans le Soleil, organisés d’une manière différente.
Nous sommes de la poussière d’étoiles. Nous sommes la mémoire cosmique.
Lorsque je dis que nous sommes la mémoire cosmique, je veux dire que nous sommes les données, l’information de l’Univers.
Nous ne sommes pas des êtres séparés. Nous sommes une continuité de l’Univers.
Lorsque je me souviens de quelque chose, c’est une information de l’ensemble de l’Univers, de tout. L’information se trouve dans les atomes, dans leur énergie. Mes atomes sont les mêmes que ceux des étoiles.
Depuis le commencement, nous sommes donc la mémoire de l’Univers, parce que nous sommes ses données, son information.
C’est pourquoi nous pouvons nous souvenir de n’importe quoi : l’information de toute chose se trouve en nous.
Mais que se passe-t-il ?
Pour pouvoir me souvenir de cette information, je dois être dans la même vibration qu’elle.
C’est là que se trouve la clé.
Prenons une image.
Imaginons que nous sommes dans un immeuble. Face à nous se trouve un autre immeuble de la même hauteur, avec de nombreux étages et de nombreuses fenêtres.
Je me place à une fenêtre. L’immeuble d’en face est si proche que je ne peux voir que la fenêtre située devant moi. Tout au plus, je peux apercevoir un peu celle du dessous et celle du dessus.
Cette image doit nous aider à comprendre que ce que je peux voir de l’Univers, ce dont je peux me souvenir, est ce que ma capacité de perception, ma vibration, me permet de voir de l’autre côté.
Je ne peux pas voir ce qui se trouve bien en dessous de moi. C’est très difficile.
C’est une manière très humaine de l’imaginer.
Je peux donc voir la réalité ou trouver l’information qui se trouve au même niveau que moi.
Si je descends d’un étage, je peux voir l’information de cet étage. Si je descends encore d’un étage, je peux voir l’information de celui-ci.
Cela dépend donc de ma perception, de mon état vibratoire.
Selon le niveau auquel je me trouve, j’aurai une perception et une information qui correspondent à ce niveau. Lorsque je change d’étage, je découvre une autre information, une autre perspective.
Voilà ce que représente le processus du souvenir.
Comme nous l’avons dit, se souvenir consiste à réunir les différentes parties. Et, le plus souvent, les parties que nous voyons sont celles qui entrent en résonance avec nous.
Nous allons donc nous souvenir en fonction de notre vibration.
Je ne peux réunir que les parties que je peux voir, que je peux percevoir. C’est pourquoi les souvenirs accessibles dépendent de notre résonance, de notre vibration.
Cela explique pourquoi certaines personnes se souviennent de choses très tragiques du passé, tandis que d’autres se souviennent de choses très belles.
Nous ne portons pas tous les mêmes informations.
Par exemple, si toute ma génétique a surtout vécu la belle période de l’Atlantide, je vais me souvenir de la grandeur de l’Atlantide.
Mais les personnes dont les cellules portent l’expérience de son engloutissement vont retrouver l’information de la souffrance liée à l’Atlantide.
Je vais donc me souvenir d’une histoire, et l’autre personne d’une autre histoire. Nous parlerons pourtant de la même chose.
C’est comme lorsque nous nous réunissons entre frères et sœurs ou entre amis, et que nous parlons de ce qui s’est passé lorsque nous étions enfants. Chacun se souvient du même événement d’une manière différente.
Pourquoi ?
Parce que nous nous souvenons de l’information que nous portons en nous. Nous ne nous souvenons pas directement de ce qui s’est passé, mais de ce qui se trouve à l’intérieur de nous, de notre expérience de ce qui s’est passé.
Se souvenir, c’est réunir les données qui sont en moi.
Avant de chercher à nous souvenir de vies passées, nous devons donc commencer par comprendre notre état vibratoire, afin de recevoir l’information de notre ici et maintenant.
Nous devons nous exercer à comprendre comment nous sommes à cet instant et quelle relation nous entretenons avec l’information dans cet ici et maintenant.
C’est alors qu’intervient l’oubli.
La question serait : pourquoi oublions-nous ? Quel est le sens de l’oubli ?
Le sens de l’oubli est essentiellement lié au fait de se perdre.
Oublier est quelque chose de très utile pour l’Univers.
En général, l’oubli est ce qui nous aide à vivre dans le présent.
Vous avez remarqué que, dans le cheminement spirituel, on dit souvent : « Il faut vivre ici et maintenant. Il faut vivre dans le présent. Il faut être davantage présents à nous-mêmes. »
Eh bien, c’est l’oubli.
L’oubli est ce qui vous aide à être dans le présent.
Il est utile à l’Univers pour se concentrer sur les petites choses.
Rappelons-nous que l’oubli plonge tout dans l’obscurité. Si tous les points de référence extérieurs sont dans l’obscurité, je ne peux pas les voir.
Que me reste-t-il alors comme point de référence ?
Je suis le seul point de référence qui me reste dans l’obscurité.
L’oubli vous aide donc à vous concentrer sur vous-mêmes.
Si je ne peux pas voir ce qui m’entoure et que je n’ai aucun point de référence extérieur, le seul point de référence disponible, c’est moi-même.
C’est pourquoi oublier nous aide à être ici et maintenant : cela nous amène à nous concentrer sur les détails de ce que nous sommes ici et maintenant.
L’Univers oublie pour que vous puissiez découvrir tout le potentiel que vous possédez ici et maintenant, sans vous projeter dans ce que vous avez été ou dans ce que vous allez faire.
Ce que vous avez été et ce que vous allez faire vous conditionnent.
Oublier ce que vous avez été et oublier ce que vous allez faire vous aide à découvrir ce que vous êtes : l’essence.
L’oubli du passé et du futur vous libère en ce sens : lorsque vous vous souvenez de ce que vous avez été et de ce que vous allez être, vous êtes conditionnés par tout ce que vous avez fait et tout ce que vous ferez. Vous perdez alors la possibilité de voir ce que vous êtes maintenant.
Pour comprendre l’ensemble, vous devez vous connecter à vous-mêmes, à ce que vous appelez l’essence, ici et maintenant.
C’est pourquoi l’Univers a besoin que toute sa création oublie : oublier vous permet de découvrir votre essence ici et maintenant.
Les deux concepts sont donc utiles.
J’ai entendu des personnes me dire : « Comme c’est facile pour toi de faire ce que tu es venu faire dans ce monde, de te consacrer à ta mission, puisque tu sais tout ce que tu as fait et ce que tu vas faire ! »
On pourrait le penser, mais ce n’est pas le cas.
Ce dont je me suis souvenu me sert pour certaines choses, mais ce n’est pas ma mission. Ce n’est pas mon but ici et maintenant. Mon but est autre.
Se souvenir est un outil. Ce n’est pas mon but.
Se souvenir n’est donc pas facile. Ce n’est pas parce que je peux me souvenir que tout est plus clair pour moi.
En réalité, j’ai perdu beaucoup de temps à cause de mes souvenirs, parce que je ne me concentrais pas sur le présent et que je pensais toujours au passé et au futur.
Vous comprenez ?
J’essayais de résoudre des choses du passé et de faire des choses pour le futur, mais je ne plaçais jamais mon énergie dans le présent.
Beaucoup de personnes ont accompli davantage dans leur vie grâce à l’oubli que grâce au souvenir.
La clé de l’évolution n’est donc pas de se souvenir.
Se souvenir est un outil parmi d’autres.
Se souvenir du passé et du futur est un outil supplémentaire, mais cela n’a rien à voir avec le fait de bien agir dans le présent.
Ce n’est pas quelque chose qui, à lui seul, vous permettra d’accomplir votre mission ici et maintenant, de réaliser votre but dans la vie. C’est simplement un outil, comme les autres.
Ne croyons donc pas qu’une personne qui se souvient de l’Univers a davantage de possibilités de mieux vivre.
Cela n’a rien à voir.
La personne qui vit mieux est celle qui a réussi à vivre pleinement dans le présent malgré ses souvenirs.
Se souvenir n’est pas la clé pour mieux vivre. Pour mieux vivre, il faut vivre dans le présent, même lorsqu’on se souvient.
La grande grâce que nous pourrions connaître dans notre vie serait de pouvoir vivre dans le présent comme un enfant, sans donner d’importance au passé ni au futur, mais avec la sagesse d’un ancien : en sachant ce qui s’est produit et en nous ouvrant à ce qui se produira.
Bien, passons aux informations du jour.
Aujourd’hui, nous travaillons avec le troisième œil.
La vibration du jour est Fae.
L’affirmation est : JE SUIS le Flux de la pensée.
Le code du jour est le schéma physique. Il correspond à la dernière lettre de l’alphabet atlante et dit :
« C’est pourquoi l’être décide d’aller au plus profond du monde, abandonnant l’idée de rejoindre les étoiles et cherchant le noyau du monde à travers ses racines.
Il traverse l’obscurité, sachant qu’elle n’existe plus. Il revient aux racines, piliers du passé, sachant qu’elles sont les fondements de son existence, et reconnaît que, dans une sphère, le seul point commun à ses 360 degrés ne se trouve pas au-dessus, mais au centre. »
Avec cette dernière réflexion, liée à la dernière lettre de l’alphabet atlante, et avec les explications que nous donnons sur la dualité, les nouvelles personnes pourraient interpréter les choses d’une certaine manière. Si quelqu’un regarde de l’extérieur, sans suivre le processus, il pourrait penser que je vous guide vers l’obscurité la plus profonde, vers la perdition, parce que je vous parle positivement de tous les concepts dont on parle habituellement de façon négative.
Je le dis parce que je l’ai entendu de nombreuses fois.
J’ai entendu plusieurs personnes dire que je travaille pour l’obscurité, que je fais tout cela pour prendre l’énergie des êtres, des personnes, et ainsi de suite. Que je cherche à vous contrôler et à vous prendre votre énergie. J’en parle parce qu’il me semble important de comprendre que, depuis le début, nous parlons de changer notre manière de voir le monde, de franchir une étape pour dépasser ce que nous avons toujours fait.
Ce que nous essayons de faire ici, c’est précisément cela : aller au-delà du rôle simple et facile des bons et des méchants. Je vous le dis pour que, lorsque ces personnes vous posent des questions ou expriment des doutes, nous puissions aussi expliquer cela. Ma conviction, ma manière de penser, est que nous ne pouvons pas résoudre les grands problèmes de l’humanité avec les outils que nous avons toujours utilisés. Nous ne pouvons pas. Il faut donc changer les outils, faire les choses autrement.
Si nous voulons vraiment produire un changement transformateur, nous ne pouvons pas toujours nous appuyer sur la lutte entre les opposés.
Nous ne pouvons pas toujours penser qu’il y a quelqu’un de mauvais et quelqu’un de bon, quelqu’un qui nous contrôle et quelqu’un qui est contrôlé.
Sinon, nous répétons toujours le même schéma. Et, sincèrement, cela ne m’intéresse pas.
C’est pourquoi vous m’entendrez toujours parler positivement de l’obscurité, de la lumière et du fonctionnement organique de toutes deux.
Et si je suis le méchant du film, cela me plaît et m’amuse beaucoup, parce qu’être le gentil est terriblement ennuyeux !
L’une des principales choses que j’entends de la part de l’humanité est cette volonté de changer : nous voulons changer, faire quelque chose de différent, quelque chose de nouveau, dépasser ce qui existe.
Mais il est étrange de vouloir faire quelque chose de différent avec les mêmes outils, en disant toujours qu’il y a un méchant et un gentil.
Vous ne changerez pas votre perspective sur le monde si vous ne dépassez pas les outils que vous utilisez depuis des milliers d’années.
Nous devons changer cela.
Personnellement, je préfère changer mes outils, mes perceptions, plutôt que de continuer à suivre cette lutte absurde entre la lumière et l’obscurité.
Je pense que nous pouvons faire mieux.
Nous avons toujours fait cela, et cela n’a jamais fonctionné. C’est pourquoi je procède de cette manière.
Et si certaines personnes veulent faire de moi le méchant du film, cela me plaira, parce qu’être le gentil dans les films est si ennuyeux. Sans méchant, il n’y a pas de film !
Bien, passons à l’alignement.
Je sais que certaines personnes me demandaient de chanter, de canaliser quelque chose ou de recommencer à canaliser.
Mais je ne contrôle pas cela.
Ce n’est pas quelque chose pour lequel je me dis : « Aujourd’hui, je veux canaliser. » Cela arrive, simplement.
Cela peut arriver demain, ou dans cinq mois. Je ne le sais pas. Je ne le contrôle pas. Cela se produit si cela doit se produire.
Aujourd’hui, il n’y a personne. Je suis seul.
Je suis seul, il n’y a personne autour, dans aucun plan de conscience, dans aucune dimension.
Alors, désolé, mais vous allez devoir m’écouter, moi.