Le vanadium se rencontre dans plusieurs environnements géologiques très différents.
Dans les anciennes formations magmatiques
Lorsque des magmas riches en fer et en titane refroidissent lentement, certains minéraux se concentrent en couches. Le vanadium peut alors être incorporé dans ces minéraux. On trouve de tels gisements en Afrique du Sud, en Chine et en Russie.
Dans les régions de grès et de roches sédimentaires
Les eaux circulant dans les formations rocheuses peuvent transporter puis concentrer le vanadium. Certains gisements se forment ainsi dans les grès, parfois en association avec l'uranium, comme dans le plateau du Colorado aux États-Unis.
Dans les sédiments marins riches en matière organique
Le vanadium peut s'accumuler dans des argiles et des boues déposées au fond d'anciennes mers, notamment lorsque les eaux sont pauvres en oxygène. Ces dépôts peuvent devenir des schistes noirs.
Ces trois environnements correspondent à d'importants types de gisements décrits par l'US Geological Survey.
=> Et dans son environnement naturel, avant toute intervention humaine ?
Imagine une roche sombre au cœur d'un ancien massif volcanique. Elle contient du fer, du titane et une petite quantité de vanadium, mais rien ne permet nécessairement de distinguer ce dernier à l'œil nu.
Ailleurs, dans les zones où les eaux et l'oxygène ont transformé les minerais pendant des milliers ou des millions d'années, le vanadium participe à la formation de minéraux colorés. C'est dans ces conditions que l'on peut rencontrer les cristaux rouge orangé de vanadinite.
Le détail intéressant pour Alkhemia : le même élément chimique peut donc être présent dans des roches noires, participer à la formation de cristaux rouges ou se retrouver dans des dépôts jaunes. Pourtant, dans chaque cas, les atomes de vanadium conservent leurs 23 protons, ce qui définit leur identité.