Depuis ce trône, nous observons le Vanadium au sein d'un processus catalytique. La Vierge contemple une substance qui participe de manière répétée à une transformation, change temporairement d'état, puis retrouve une condition lui permettant d'agir à nouveau.
Comment le Vanadium s'exprime-t-il ?
Le pentoxyde de Vanadium, V₂O₅, est un catalyseur classique du procédé de contact utilisé pour produire de l'acide sulfurique. Dans le convertisseur, le dioxyde de soufre, SO₂, est oxydé en trioxyde de soufre, SO₃, au contact d'un catalyseur contenant du Vanadium. Le produit peut ensuite être absorbé au cours du processus industriel afin de produire de l'acide sulfurique.
La capacité catalytique est liée à la facilité avec laquelle le Vanadium traverse différents états d'oxydation au cours du cycle réactionnel. Le catalyseur participe aux transferts d'oxygène et d'électrons, mais il ne doit pas être consommé définitivement à chaque étape. Sa fonction dépend de sa capacité à traverser une transformation et à se régénérer pour pouvoir la répéter.
Que nous révèle-t-il ?
Observé depuis le trône de la Vierge, le Vanadium révèle que se mettre au service d'un processus ne signifie pas être consumé par celui-ci. La véritable régulation permet d'entrer dans la transformation, puis de revenir à un état depuis lequel il est possible d'agir à nouveau.
Excalibur calibre la particule numéro 23 afin de distinguer le service de l'épuisement. Le Vanadium enseigne qu'un mécanisme durable a besoin de régénération. Ce qui donne tout en une seule fois n'est plus disponible pour le cycle suivant.
Comment l'intégrons-nous ?
Au centre de la Table Ronde, la bougie reste allumée. Elle ne représente ni le Vanadium ni le trône qui l'observe : elle maintient visible le point immobile à partir duquel toutes les perspectives peuvent se rejoindre sans se confondre.
Observe la flamme jusqu'à reconnaître en elle une force qui participe à la transformation, puis retrouve sa fonction.