Depuis ce trône, nous observons comment les différents états du Vanadium deviennent visibles. Le Lion contemple une transformation électronique qui ne demeure pas cachée, mais qui modifie la couleur de la matière.
Comment le Vanadium s’exprime-t-il ?
En solution aqueuse et dans des conditions appropriées, les différents états d’oxydation du Vanadium présentent des couleurs nettement distinctes. Les espèces de V(V) peuvent apparaître jaunes ; celles de V(IV), généralement sous forme de vanadyle, sont bleues ; le V(III) produit des solutions vertes et le V(II) peut présenter une teinte violette ou mauve. Les réactions d’oxydation et de réduction permettent de passer successivement d’un état à l’autre et d’observer les changements de couleur à mesure que la configuration électronique de l’élément se modifie.
La couleur n’est pas une propriété décorative ajoutée de l’extérieur. Elle résulte de l’interaction entre la structure électronique de chaque espèce chimique et la lumière. Modifier le nombre d’électrons change les transitions énergétiques possibles et, avec elles, les longueurs d’onde absorbées et transmises.
Que nous révèle-t-il ?
Observé depuis le trône du Lion, le Vanadium révèle que chaque état possède sa propre manifestation. La transformation intérieure modifie inévitablement la manière dont une matière se présente à la lumière.
Excalibur calibre la particule numéro 23 afin de comprendre que changer d’expression ne signifie pas feindre une autre identité. Une même essence peut manifester différentes couleurs lorsqu’elle traverse différents états.
Comment l’intégrons-nous ?
Au centre de la Table Ronde, la bougie reste allumée. Elle ne représente ni le Vanadium ni le trône qui l’observe : elle maintient visible le point immobile à partir duquel toutes les perspectives peuvent se rejoindre sans se confondre.
Observe la flamme jusqu’à reconnaître en elle une même matière capable de manifester différentes couleurs selon l’état qu’elle traverse.