Depuis ce trône, nous observons le mouvement des électrons entre les différents états du Vanadium. Les Gémeaux contemplent une matière capable de recevoir une charge, de changer d’état, puis de la restituer.
Comment le Vanadium s’exprime-t-il ?
Les différents états d’oxydation du Vanadium peuvent se transformer les uns en les autres grâce à des réactions d’oxydoréduction. En gagnant ou en perdant des électrons, une espèce chimique du Vanadium peut passer successivement entre les états V²⁺, V³⁺, V⁴⁺ et V⁵⁺. Cette capacité constitue la base de systèmes électrochimiques dans lesquels différentes formes d’un même élément transmettent des informations sur l’état de charge d’une solution.
Dans les batteries à flux redox au Vanadium, par exemple, les couples V²⁺/V³⁺ et V⁴⁺/V⁵⁺ interviennent de part et d’autre du système. Pendant la charge et la décharge, les électrons circulent dans un circuit externe, tandis que les espèces chimiques du Vanadium changent réversiblement d’état d’oxydation. Le message électrique se transforme en modification chimique et peut ensuite parcourir le chemin inverse.
Que nous révèle-t-il ?
Observé depuis le trône des Gémeaux, le Vanadium révèle que communiquer signifie permettre à quelque chose d’être transmis et reçu. L’information modifie temporairement celui qui la transporte.
Excalibur calibre la particule numéro 23 afin de distinguer l’échange de la perte. Le Vanadium enseigne que recevoir une charge ne signifie pas devoir la conserver éternellement. Une communication complète implique de recevoir, de transformer, de transmettre et de redevenir disponible pour un nouvel échange.
Comment l’intégrons-nous ?
Au centre de la Table Ronde, la bougie reste allumée. Elle ne représente ni le Vanadium ni le trône qui l’observe : elle maintient visible le point immobile à partir duquel toutes les perspectives peuvent se rejoindre sans se confondre.
Observe la flamme jusqu’à reconnaître en elle un signal qui peut être reçu, contenu et restitué.