JOUR 75 - ÉGOÏSME ET ÉGOCENTRISME - 17 octobre

En ce Jour 75 du Chemin YOSOY, la semaine émotionnelle du mois de la Balance nous conduit au plexus solaire pour explorer l’égoïsme et l’égocentrisme. Matías propose de reconsidérer ces deux notions, souvent associées à des défauts : que représentent-elles avant de devenir des comportements déséquilibrés ? À travers les images du corps, de ses cellules et des mouvements de la Terre, le blog et la vidéo éclairent la relation entre notre centre individuel et notre capacité à nous transformer. L’enjeu est d’apprendre à équilibrer l’ego pour trouver notre place dans l’ensemble.

Activations du jour

MOIS : Hol Dis — Balance

Semaine : Émotionnelle

Chakra : Plexus solaire

Vibration du jour : Fï

Affirmation : Je suis le Flux dans les Connexions.

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : Reconnaître le flux des émotions de l’Âme.

Mantra : J’ÉQUILIBRE.
Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour : LA TRINITÉ = Les deux forces, quelles qu’elles soient, ont la potentialité de créer, et ce qu’elles créent est le produit neutre de la polarité. Ainsi, la Trinité est le concept de toute création en elle-même. C’est pourquoi nous connaîtrons la Divinité comme un aspect inévitablement triple : son, lumière et forme ; vibration, énergie et matière ; mère, père et enfant ; proton, électron et neutron ; musique, art et architecture ; minéral, végétal et animal…

Musique du Mois :

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

Dans cet enseignement, l’ego désigne ce qui nous permet d’exister comme individu et d’interagir avec les autres : nos attributs, notre personnalité, notre manière de nous reconnaître. Le blog utilise l’image du corps : chaque cellule possède des capacités propres tout en appartenant à un même organisme. L’individualité participe donc au fonctionnement de l’ensemble.

 

La vidéo explique comment la nécessité de survivre en groupe a favorisé la méfiance envers ceux qui se distinguaient du collectif. Matías invite à observer comment cette méfiance se prolonge dans certaines approches spirituelles qui condamnent l’ego, tout en encourageant le retour à soi et le développement de son pouvoir personnel.

 

Il propose alors une lecture de ces deux notions : l’égocentrisme comme retour au centre, et l’égoïsme comme mouvement du JE, capable de se déployer et de se transformer. Dans la vidéo, les mouvements de la Terre servent d’image pour relier ces deux fonctions : conserver un axe et permettre le mouvement. Leur équilibre consiste à reconnaître son centre tout en restant capable d’évoluer.

 

La difficulté apparaît lorsque nous perdons cet axe ou que notre mouvement devient chaotique. Le travail proposé consiste à reconnaître l’origine du déséquilibre, son potentiel et les transformations recherchées, puis à les réorienter consciemment. Chacun doit trouver sa propre manière de s’équilibrer. L’alignement accompagne cette démarche en réunissant symboliquement l’égocentrisme et l’égoïsme dans le cœur, pour les reconnaître comme deux aspects de ce que nous sommes.

Citation

 


« L’ego ne peut pas être éliminé. Il faut l’équilibrer. »


 

Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J75 - 17/10/2020

JE : Le plexus solaire se définit par les émotions, mais surtout par les liens émotionnels, les interconnexions qu’un être entretient avec les autres. Nous avons déjà parlé du fait que les liens que nous entretenons avec le monde extérieur construisent ce que nous appelons la personnalité et constituent, à l’intérieur, ce que nous connaissons comme l’Ego, le Soi, qui distingue un individu d’un autre. Nous avons décrit les aspects de l’Ego, mais maintenant, je me demande… Si les liens émotionnels engendrent la personnalité qui nourrit l’Ego, alors l’Ego est-il une construction de l’âme ?


JE SUIS : L’Univers est Vibration, et les ondes de cette vibration ont donné naissance à l’énergie. Par conséquent, du point de vue de ce qui a déjà été créé, nous pourrions dire que l’Univers est Énergie. Tout est interconnecté par des liens énergétiques, car tout est énergie. Nous appelons ces interconnexions des liens magnétiques d’énergie positive et négative, mais toutes deux restent, en définitive, de l’énergie. Autrement dit, il n’existe pas de liens entre des énergies, mais une même énergie qui interagit avec ses différents aspects. Comprends-tu la différence ?


JE : Je crois que oui. Comme nous l’avons déjà expliqué avec l’exemple de la mer, les différents types d’énergie sont des courants d’eau chaude ou froide qui interagissent en créant des tourbillons, des vagues. Mais même si nous les séparons conceptuellement, ils restent la même mer, les mêmes eaux.


JE SUIS : Exactement. C’est la même eau qui manifeste différents aspects d’elle-même, lesquels interagissent pour engendrer un mouvement. Ainsi, ce que tu appelles des liens énergétiques entre différentes personnes ne sont pas des liens séparés qui relient des individus séparés, mais des courants qui interagissent au sein d’un même organisme exprimé en différentes parties. Comme ton propre corps, composé de différents organes qui interagissent entre eux.

La clé pour que chaque organe, chaque muscle, chaque nerf, tout ce qui est en toi, fonctionne harmonieusement ne réside pas dans le travail d’équipe, mais dans la notion qu’ils sont tous un : toi. Chaque cellule qui s’est divisée dans ton corps ne considère pas l’autre comme différente, mais comme une extension d’elle-même. Cela leur permet d’interagir facilement entre elles.

Il n’est donc pas nécessaire que le cœur se mette d’accord avec la rate pour purifier le sang, ni que le cerveau se réunisse avec l’intestin pour lui dire ce dont il a besoin. Leur interconnexion permet à chacun de savoir ce qui est nécessaire à l’ensemble, puisqu’ils fonctionnent comme une unité.

Le concept des liens entre les personnes est le même. Chaque personne est une cellule au sein d’un seul corps appelé Humanité, et ces cellules interagissent naturellement entre elles. Elles sont appelées à échanger des données afin de se développer, que ce soit biologiquement, émotionnellement ou intellectuellement.

Cependant, en percevant les aspects d’un être comme ce qui sépare les êtres, l’humanité a créé le concept de « liens émotionnels » pour comprendre l’interaction organique des groupes. Ainsi, chaque cellule humaine développe un outil spécifique pour réaliser cette interaction, de la même manière que les protéines et les enzymes d’une cellule se spécialisent dans des tâches concrètes. Nous appelons cela la Personnalité. Et l’ensemble de tous ces attributs d’une cellule est connu sous le nom d’Ego.


JE : Nous avons parlé du fait que l’Ego n’est pas quelque chose de mauvais, mais précisément cette construction d’attributs qui permet à un individu d’interagir avec les autres êtres qui l’entourent, comme une sorte d’armure qui nous sépare des autres, en renforçant ce que nous sommes dans un temps et un espace concrets. Ainsi, l’Ego est compris comme un mécanisme de relation et d’autoréférence. Cependant, les concepts liés à l’ego peuvent être perçus négativement. Si l’ego est donc une construction énergétique de l’âme, que peut faire l’âme pour avoir un ego équilibré ?


JE SUIS : Trouver l’utilité de ton Égoïsme et de ton Égocentrisme.


JE : Tu dis que les deux choses que tout le monde essaie d’éviter devraient être équilibrées plutôt qu’éradiquées. C’est bien cela ?


JE SUIS : Dans un Univers qui recycle l’énergie, éradiquer ou jeter sont des idées absurdes. Ego signifie « Je » en latin et en grec. « Centrisme » vient de « centre » : il désigne donc la capacité du Soi à se positionner au Centre des choses. Quant à « Isme », il vient du grec « mouvement », c’est-à-dire la capacité du Soi à se déplacer d’un endroit à un autre, à sortir du centre pour se mouvoir. Dis-moi, si tu existes grâce à la conscience du JE, que ferais-tu si tu éradiquais ces deux concepts ?


JE : … Bien sûr… Il ne me resterait plus rien. Je n’existerais pas. Si je rejette l’Égocentrisme, je dis essentiellement que je dois sortir du centre, me déplacer vers une autre position, et je serais alors inévitablement Égoïste. Mais si je rejette l’Égoïsme, je dis que je devrais rester immobile dans mon centre, dans mon axe, ce qui me conduirait inévitablement à l’égocentrisme. C’est un système sans issue, il n’y a aucune échappatoire, c’est paradoxal.


JE SUIS : Quel piège, n’est-ce pas ? Cela signifie qu’il n’y a rien que tu puisses faire dans l’existence, à part être au centre ou te déplacer depuis le centre. La seule issue est donc de cesser d’exister.


JE : Bien sûr… Le vide ferait que je ne serais ni au centre ni ailleurs…


JE SUIS : Par conséquent, lorsqu’une personne cherche l’essence réelle de l’existence, elle doit inévitablement faire face au Néant, au Vide, puisque c’est le seul « endroit » depuis lequel elle peut adopter une perspective neutre sur l’existence.


JE : « Cesser d’exister pour être. » C’est assez paradoxal…


JE SUIS : C’est quantique. Sais-tu ce que signifie « Quantum » ?


JE : La mécanique quantique ? Non, je ne sais pas.


JE SUIS : Cela signifie : « Combien ? »


JE : C’est… une question ?


JE SUIS : La physique n’a aucune idée de la quantité minimale d’énergie générée par les plus petits rayonnements de l’existence. On ne la connaît pas, on ne peut pas la mesurer logiquement. Alors, la question a été posée : « Combien ? », ce qui, en latin, se dit : « Quantum ? »


JE : Alors la physique quantique, base de notre révolution scientifique actuelle et fondement de nos technologies intelligentes, fondations du futur, repose sur le doute et l’incertitude de la physique elle-même ?


JE SUIS : Exactement. L’Univers est un paradoxe en lui-même. C’est pourquoi tu ne peux pas être catégorique lorsqu’il s’agit de définir quelque chose comme mauvais ou bon, dans le tout et le rien.

Revenons donc à ces deux concepts humains négatifs auxquels, paradoxalement, tu veux échapper sans pouvoir le faire. Nous allons les comprendre à partir de la première cellule qui s’est divisée dans ton corps par le processus de méiose.

Méiose vient des mots grecs « meion » — moins — et « -sis » — action —, c’est-à-dire : diviser, soustraire, couper en deux. Ce terme est utilisé pour désigner la division d’une cellule diploïde, qui possède deux chromosomes, l’un du père et l’autre de la mère, en d’autres cellules haploïdes, qui ne possèdent chacune qu’un seul chromosome.

C’est l’origine d’un être vivant individuel et unique. La première cellule est un tout en elle-même, elle est un centre, unique. C’est pourquoi cette cellule est appelée Égocentrique. À mesure que la division cellulaire se produit, le potentiel central se déplace en se multipliant, engendrant le mouvement expansif que nous appellerons les cellules Égoïstes. Ta vie est née de l’égocentrisme et a été rendue possible par l’égoïsme.


JE : C’est comme… Fou, de penser que chaque être vivant est né de l’autoréférence…


JE SUIS : Et tu peux le vérifier à partir de quelque chose de très naturel : la seule chose que recherche l’organisme est de survivre, d’essayer de rester uni et en sécurité le plus longtemps possible.

Tout ton corps fonctionne de manière égoïste et égocentrique. Biologiquement, ton corps te défend contre l’extérieur et génère tous les besoins afin de satisfaire le Soi : manger, dormir, éprouver du plaisir, s’amuser, les quatre piliers de la survie. Ce sont essentiellement les besoins d’un enfant, pris en charge par le cerveau le plus ancien, au centre de notre tête, que vous appelez « reptilien ».


JE : Nous avons tous un reptilien à l’intérieur qui nous rappelle nos besoins fondamentaux et nous rend égocentriques lorsque nous cherchons à satisfaire nos besoins personnels, et égoïstes lorsque nous cherchons à nous étendre pour obtenir davantage de ressources pour nous-mêmes, au détriment des autres.


JE SUIS : C’est la nature biologique. Puis viennent la culture, l’âme, l’émotion, la notion que la survie est assurée en travaillant ensemble, au sein d’une famille, d’un groupe, d’une société, en partageant des valeurs, des liens, dans l’échange.

Ainsi, les liens émotionnels sont une autre manière pour l’être de survivre avec davantage de sécurité. Il réalise alors que ce qu’il faisait auparavant par peur de mourir, il le fait maintenant par amour de la vie : il mange en partageant avec les autres, dort auprès de ceux qu’il aime, trouve du plaisir en faisant l’amour et s’amuse avec ses proches.

C’est à ce moment-là que l’Égocentrisme et l’Égoïsme prennent une connotation négative, car on dit : « Penser à toi-même ne te mènera pas très loin, tu dois penser aux autres. »


JE : « Aime ton prochain comme toi-même. »


JE SUIS : C’est sur cette base que reposent les traditions religieuses qui unifient les peuples en une seule force.


JE : Mais est-ce mal ?


JE SUIS : Oh non, c’est parfait. Si ce n’est qu’au cours de ce chemin, elles ont détruit l’idée de l’Ego jusqu’à la réduire en morceaux, détruisant ainsi l’intégrité et les attributs de chaque individu qui compose la communauté.

Un corps a acquis sa grande capacité à vivre grâce aux capacités internes de chaque cellule à éveiller son propre potentiel. C’est là que commence l’étape suivante : le processus mental ou spirituel de l’être.

Ici, le Mental réalise que l’âme a consacré sa vie à l’interconnexion avec les autres afin de survivre, perdant son centre et sa propre force vitale. Alors commence le chemin du retour au centre, la recherche de l’axe de l’être, la méditation, l’autoréférence, cette fois avec une plus grande conscience.

Cela ne vient plus des besoins fondamentaux du reptilien, ni du besoin d’appartenir au système endocrinien, mais de la capacité de la matière grise à percevoir la neutralité, à comprendre rationnellement l’individu au sein du groupe.

Et pour donner à cela un habillage philosophique, on cesse de l’appeler « Égocentrisme » pour l’appeler « Essence » ; on cesse de l’appeler « Égoïsme » pour le nommer « Prise de pouvoir du Soi ».


JE : Mais c’est la même chose…


JE SUIS : Bien sûr que c’est la même chose, seulement à une octave supérieure de conscience. Ou plutôt deux octaves supérieures, après avoir traversé le biologique et l’émotionnel. Là, l’être trouve l’esprit et reconnaît l’Égoïsme comme le pronom : « JE », et l’Égocentrisme comme le verbe : « JE SUIS ».


JE : Nous deux… JE SUIS. Alors, ces deux concepts entre lesquels nous hésitons habituellement dans la vie ne sont pas des obstacles, mais des étapes du développement de l’être.


JE SUIS : Exactement. Tu ne peux pas lutter contre ton passé ou ton présent, tu peux seulement les prendre comme bases, outils et soutien pour ton avenir.

La question serait : quel avenir espères-tu construire ? Continueras-tu à te fonder sur les besoins du corps ou sur les liens de l’âme ? Ou iras-tu plus loin, en utilisant ces besoins et ces liens comme des outils pour la prise de conscience de ton esprit ?


JE : Nous sommes ici pour la Conscience, n’est-ce pas ?


JE SUIS : Alors reviens au Centre et, lorsque tu t’y seras replacé, dans l’essence de ton Soi, déploie-le dans le monde à travers ton mouvement en spirale. Ainsi, à partir de la conscience, tu te libéreras des lourdes idées préconçues sur ton Ego pour les transformer en qualités de ton Être.


JE : Je suis Centre, je suis Mouvement.

Video explicative

Transcription de la vidéo - J75 - 17/10/2020

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Bonjour, bonsoir à tous.

Parfait, vous m’entendez. Merci à tous ceux qui se connectent jour après jour.

Je crois qu’aujourd’hui, il commence à faire un peu plus froid en Égypte. Il fait un peu plus frais. Comme les mariages sont autorisés dans les espaces ouverts, à l’extérieur, je crois qu’il y en a de moins en moins. C’est mieux pour moi.

Bon, nous allons commencer la journée. Pardonnez-moi, j’ai sommeil.

Aujourd’hui, je suis un peu perdu, j’essaie de me repérer, comme vous pouvez le voir. Comment allez-vous ? Je regarde mon horloge : il est huit heures et quart. Je ne prépare absolument rien. Je n’ai rien à cacher.

Bien, cela fonctionnait, puis cela ne fonctionnait plus. Excusez-moi un instant.


Alors, passons au thème du jour : l’égocentrisme et l’égoïsme. Comment vous sentez-vous avec ce sujet ? Tout va bien ?

C’est un grand sujet. Nous avons déjà parlé de l’ego dans des vidéos précédentes, mais c’est un grand sujet.

Comme toujours, nous revenons à la même chose, pour tous les nouveaux et aussi pour nous le répéter à tous : nous avons une très mauvaise conception de ce qu’est l’ego. C’est pourquoi je le répète parfois, car c’est quelque chose que nous devons essayer de comprendre autrement.

Nous devons cesser de le penser à partir de notre vision si… Comment dire ? Quel serait le mot ? Une vision qui associe tellement l’ego au péché.

Nous parlons généralement de l’ego comme s’il était un mécanisme qui nous sépare des autres, qui nous fait nous croire plus importants que les autres.

Ainsi, nous pensons souvent que lorsque nous voulons tout pour nous-mêmes, nous sommes égoïstes : les autres ne nous importent pas, nous voulons tout pour nous.

Et nous nous considérons comme égocentriques lorsque nous parlons tout le temps de nous-mêmes, sans penser aussi à notre prochain.

Cette perception de l’égoïsme et de l’égocentrisme nous a conduits, tout au long de l’histoire, à considérer l’ego comme le mauvais personnage, comme le méchant du film.

Évidemment, dans le processus de la spiritualité — et par spiritualité, je ne parle pas seulement de notre spiritualité actuelle, mais aussi de la spiritualité religieuse, de tout ce qui est religieux ou spirituel et qui concerne le transcendant —, nous disons généralement que l’ego est un obstacle à la compréhension de l’autre, qu’il est quelque chose qui nous sépare de l’autre, qu’il est le mal.

Mais pourquoi ce concept apparaît-il ? Pourquoi apparaît cette idée selon laquelle le JE est mauvais ?

Revenons donc au passé pour essayer de comprendre, comme toujours, l’origine des choses.

En premier lieu, revenons au grec classique et à la langue latine. Ego signifie JE. Aussi simplement que cela : JE.

Lorsque je dis « Je, Matías », en grec et en latin, c’est « Ego, Matías ».

À partir de cette base fondamentale, l’ego fait référence à l’individu, à la personne.

C’est un pronom. Aussi simplement que cela.

Alors, pourquoi l’ego est-il devenu quelque chose de mauvais ? Revenons à l’histoire.

Nous vivons aujourd’hui dans une société fondée sur l’individualisme. L’ego est donc quelque chose de courant dans notre civilisation, parce que nous nous fondons sur la personne.

C’est une civilisation fondée sur l’individu qui montre aux autres ce qu’il est, comme je le fais maintenant : vous me voyez à l’écran, je suis en train de parler. Des milliers de personnes font cela.

Aujourd’hui, nous avons la possibilité qu’un individu se montre tel qu’il est, qu’il se montre entièrement face à beaucoup d’autres. C’est donc une civilisation qui accorde une grande importance à l’individu.

Cette particularité de notre époque, cette possibilité de parler directement, d’être ici et de pouvoir vous parler sans intermédiaire, donne à l’individu un rôle fondamental dans notre civilisation.

Mais cela est très récent. En réalité, cette civilisation qui permet à chaque individu de la planète de prendre la parole existe depuis très peu de temps.

Depuis l’origine de la civilisation, nos cultures et nos peuples se sont formés et ont survécu à travers le temps grâce à l’interaction entre les individus, grâce au regroupement, plutôt qu’à leur expression individuelle.

Cela signifie que le groupe était plus important.

Et si quelqu’un, dans ce groupe, se plaçait au-dessus des autres, cela revenait essentiellement à aller contre le groupe.

Le fonctionnement collectif nous a aidés à survivre aux grands défis de l’histoire. Lorsqu’il y avait la faim, le froid ou un ennemi, si nous n’étions pas ensemble, si nous ne fonctionnions pas comme un tout, nous mourions.

Cela conduit le groupe à créer une culture, une religion, une pensée dans laquelle être individualiste mène à la mort, au conflit.

Alors, au fil du temps, qu’a-t-on dit ? Que, pour survivre, il fallait s’entraider, aimer son prochain comme soi-même.

Lorsque nous nous aidons tous comme une seule force, personne n’est plus important que l’autre, et nous pouvons tous continuer à vivre.

Avec le temps, ce concept a fait que l’individualisme a été considéré comme quelque chose de négatif.

Par conséquent, lorsqu’un individu disait : « Je sais mieux le faire », ou « Je peux le faire autrement », ou lorsqu’il faisait quelque chose de différent, il était considéré comme un hérétique, comme quelqu’un qui allait à l’encontre du groupe.

C’est à partir de ce point de vue que se sont construits les concepts d’égoïsme et d’égocentrisme.

Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’à un moment donné, une personne, un individu, a vu qu’il pouvait être différent du groupe, qu’il pouvait peut-être améliorer les choses, ou qu’il n’était pas nécessaire de faire la même chose que tout le monde.

Cette personne a compris que si nous continuons à faire exactement la même chose, il n’y a pas de croissance. Tout se maintient, mais il n’y a pas de croissance.

Ce concept a ensuite été transmis, au fil du temps, aux domaines spirituels, même sans religion. Et ce concept spirituel nous est parvenu à travers le mouvement New Age : il ne faut pas être égoïste, il ne faut pas se croire le centre de l’Univers.

Nous continuons à répéter ce que l’on dit depuis très longtemps : que l’ego est mauvais. La même chose que disaient les religions.

Alors, qu’a fait la spiritualité ?

Elle a appelé l’égocentrisme « essence » et l’égoïsme « prise de pouvoir sur soi ». Cela ne vous rappelle rien ?

Nous pourrions dire que ce sont les mêmes choses, appelées autrement.

Regardez : égocentrisme signifie le JE au centre.

Et que nous dit-on toujours ?

« Il faut revenir au centre. Il faut revenir à l’axe. Reviens à toi-même. Centre-toi sur toi-même. Trouve ton axe. »

Avec ces mots tout simples.

Lorsque nous disons : « Trouve ton essence au centre de ton cœur », ce que nous disons, c’est : « Ego, va au centre. »

Et du côté de l’égoïsme, lorsque je dis :

« Je suis le créateur de ma propre réalité. Je peux changer le monde. Je peux avoir ce que je veux. Je suis un créateur de l’existence. Je peux faire ce que je veux. »

Cela s’appelle l’égoïsme.

Fondamentalement, égoïsme se compose d’« ego », qui signifie JE, et d’« isme », qui signifie mouvement en grec. Comme dans « séisme », un mouvement tellurique.

L’égoïsme, c’est lorsque le JE se met en mouvement pour faire quelque chose.

Alors, regardez si la seule chose que nous avons faite n’a pas été de changer le mot pour donner à quelque chose un nom plus joli.

Je ne sais pas si vous connaissez tous l’expression, mais, fondamentalement, c’est la même chose avec une odeur différente.

Passons donc à la suite, à ce que nous répétons toujours : quel est l’objectif de ce mois de la Balance ? Équilibrer.

Et pourquoi faut-il équilibrer cela ?

Parce que, lorsque l’égoïsme et l’égocentrisme sont déséquilibrés, ils deviennent ce que nous considérons habituellement comme de l’égoïsme et de l’égocentrisme.

Je vais l’expliquer.

La Terre possède un axe.

Cette Terre, qui possède un pôle Nord et un pôle Sud, tourne sur elle-même autour de cet axe.

Nous pouvons dire que la Terre est égocentrique. Pourquoi ? Parce qu’elle possède un pôle Nord et un pôle Sud, un axe autour duquel elle tourne sur elle-même.

Mais la Terre possède aussi un autre mouvement, un mouvement de balancement qui crée les solstices et les équinoxes.

Les quatre saisons que nous connaissons sont générées par un autre type d’axe, incliné d’environ vingt-quatre degrés, vingt-trois et quelques degrés.

Au cours de son mouvement autour du Soleil, la Terre effectue ce déplacement. Cela s’appelle la révolution. Je ne sais pas comment le dire en anglais.

Ce serait donc le processus de déplacement qui crée les saisons.

Ce mouvement est ce que nous pouvons appeler, pour la Terre, l’égoïsme.

La rotation terrestre autour de son propre axe correspond à l’égocentrisme, parce que la Terre tourne sur elle-même.

Tandis que l’autre mouvement…

Comment cela s’appelle-t-il ? La précession… La révolution, c’est se déplacer. Voilà le concept.

Fondamentalement, ce qui se déplace dans ce mouvement correspond à l’égoïsme.

Dans cette idée de mouvement, nous pouvons comprendre que l’égocentrisme reste centré sur lui-même, tandis que l’égoïsme permet le changement, la transformation.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Que, si un être reconnaît son centre et se permet de se transformer à partir de ce centre, il est en équilibre.

L’égocentrisme et l’égoïsme sont alors en équilibre, parce que je suis dans mon axe tout en me permettant de me transformer.

Où se trouve donc l’erreur ? Où se trouve le conflit ?

Le conflit apparaît lorsque la planète, ou l’être, n’est pas dans son centre, lorsque son axe est déformé, qu’il tourne mal et que son mouvement n’est pas ordonné et transformateur, mais chaotique.

Cette idée nous permet de comprendre que le problème n’est ni l’égocentrisme ni l’égoïsme.

Le problème ne réside pas dans ces deux concepts. Le problème, c’est que nous les avons tellement rejetés, en croyant depuis toujours qu’ils étaient mauvais, que nous avons perdu notre axe et cessé de nous transformer pour simplement changer. Et c’est très différent.

Alors, que devons-nous faire ?

Nous devons remettre de l’ordre dans l’ego.

L’ego ne peut pas être éliminé. Il faut l’équilibrer.

Éliminer l’ego, c’est essentiellement disparaître, ne plus exister.

Souvenons-nous donc de ceci : les idées négatives que nous avons de l’égoïsme et de l’égocentrisme font référence au déséquilibre qui apparaît lorsque je ne les utilise pas correctement.

Comme pour tout dans la vie, il n’y a rien de bon ni de mauvais. Il y a seulement du déséquilibre. Simplement cela.

L’une des grandes choses que nous devons parvenir à comprendre au cours de notre vie, c’est qu’il n’existe rien de mauvais à l’extérieur ou à l’intérieur, ni rien de bon à l’extérieur ou à l’intérieur.

Ce qui existe, c’est quelque chose qui est équilibré ou quelque chose qui est déséquilibré. Seulement cela.

C’est tout ce qu’il y a.

Par conséquent, notre seule tâche dans la vie consiste à équilibrer.

Évidemment, la question serait : « Comment est-ce que je l’équilibre ? Comment faire pour l’équilibrer ? »

Tout d’abord, je dois trouver le centre. Quel est le centre, l’origine, le point central, la graine de ce conflit ?

Une fois que je comprends la graine, je comprends le potentiel.

Et une fois que je comprends le potentiel, je prends conscience de ce qu’il a produit vers l’extérieur, des changements qu’il a réalisés.

À travers ces changements, je comprends la transformation qu’il recherchait. Je commence alors à réorienter cette transformation.

Voilà la grande tâche de chacun, de chaque individu : les choses ne s’équilibrent pas de la même manière pour tous. Chacun doit trouver sa propre manière de parvenir à l’équilibre.

Bien sûr, nous continuerons à parler de ce sujet à de nombreuses reprises. Ne vous inquiétez pas, nous continuerons à approfondir beaucoup de nos thèmes.

Mais avant de poser des questions spécifiques, il faut comprendre le contexte. C’est pourquoi il est important que nous en parlions.

Allons donc pas à pas.


Passons donc aux informations du jour.

La vibration du jour est Fï.

L’affirmation est : « Je suis le flux des connexions. »

Je voulais préciser quelque chose.

Merci pour les corrections que certains d’entre vous m’apportent en anglais. Évidemment, j’improvise en anglais, car je ne suis pas non plus un érudit de cette langue.

Certaines personnes m’ont dit de ne pas utiliser le mot que j’emploie et d’en utiliser un autre, davantage lié au fait de s’écouler.

Mais je ne parle pas du fait de s’écouler. Je parle littéralement d’un flux, d’un courant beaucoup plus organique.

C’est pourquoi j’utilise ce mot dans son sens plus organique, plutôt que dans le sens de simplement s’écouler. Je voulais que cette différence soit claire.

Aujourd’hui, nous travaillons sur le plexus solaire.

Le code du jour, l’information du jour, est la Trinité :

« Les deux forces, quelles qu’elles soient, ont la potentialité de créer, et ce qu’elles créent est le produit neutre de la polarité.

Ainsi, la Trinité est le concept de toute création en elle-même. C’est pourquoi nous connaîtrons la Divinité comme un aspect inévitablement triple : son, lumière et forme ; vibration, énergie et matière ; mère, père et enfant ; proton, électron et neutron ; musique, art et architecture ; minéral, végétal et animal. »

Je suis le flux des connexions.

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

Nous nous asseyons confortablement.

Pardonnez-moi, mais je suis comme un vieillard de quatre-vingts ans. J’ai en moi mon propre vieillard intérieur, qui fait déjà toutes ces choses que je m’imagine faire à quatre-vingts ans. Je m’y entraîne déjà.

Nous commençons tous à étirer le corps.

Je me détends.

Je laisse retomber tout le poids de mon corps.

Je me concentre uniquement sur ma respiration, sur l’air qui entre dans mon corps et transforme tous mes organes.

Je sens l’air autour de moi, le vent qui m’entoure et se relie au vent à l’intérieur de moi, comme un seul ensemble.

L’énergie de mon corps commence à se déplacer en spirale à l’intérieur.

Avec ce vent en spirale, ce tourbillon à l’intérieur de mon corps, je perçois les couleurs en mouvement.

Je sens l’énergie de mon âme s’exprimer à travers ma peau et se déployer dans le vent autour de moi, créant un tourbillon aux couleurs de l’arc-en-ciel.

J’inspire.

Je prends conscience de la lumière du JE SUIS, qui brille comme le Soleil au-dessus de moi et descend vers moi.

Je perçois la lumière traverser ma couronne, mon troisième œil, ma gorge, mon cœur, et s’ancrer dans mon plexus solaire, jaune.

Depuis le centre de mon plexus, elle commence à rayonner comme un Soleil, remplissant mes mains d’une énergie jaune et lumineuse, comme deux soleils.

Ces soleils sont le centre qui me rappelle qui je suis.

Dans une main se trouve l’égocentrisme, et dans l’autre, l’égoïsme.

Je prends conscience qu’au cours de ma vie, j’ai fait usage de ces deux aspects.

À de nombreuses reprises, parfois sans m’en rendre compte, j’ai été égocentrique.

Et à beaucoup d’autres moments, j’ai été égoïste.

Je prends conscience que la seule erreur, dans les deux cas, a été mon déséquilibre.

C’est pourquoi je pose l’intention de me rappeler que l’égocentrisme consiste à revenir au centre, et que l’égoïsme consiste à me permettre de me déployer et de me transformer, de reprendre mon pouvoir.

À travers mon son, je pose donc l’intention d’équilibrer ces deux concepts, afin d’être en équilibre, en harmonie avec tout ce que je suis.

Je porte mes mains à mon cœur, unifiant ces deux concepts.

Je les unis dans ma vibration.

Je suis le flux de toutes les connexions.

Je suis le flux de toutes les connexions.

Je suis le flux de toutes les connexions.

Je reconnais ainsi le pouvoir d’être au centre.

J’inspire profondément et je commence à faire circuler cette information dans tout mon corps, en le caressant et en l’étirant.

Lentement, je reviens ici et maintenant, en ouvrant les yeux.

Bien. J’espère que tout va bien.

Buvez beaucoup d’eau et reposez-vous pour assimiler l’information.

Je rappelle aux personnes qui posent régulièrement la question que toutes les informations se trouvent sur le blog : yosoy.red.

« Red » signifie « réseau » en espagnol.

Merci à tous de mettre un « J’aime » sur les vidéos. Cela nous permet de toucher davantage de personnes.

À demain. Au revoir.


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.

Vidéo source : 

Libra: Emocional “Plexo” / Emotional “Plexus” - Fï - 17 de Octubre 2020 - Matías De Stefano

Date de dernière mise à jour : 16/10/2026

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