Bonjour, bonjour à tous ! Jairo, Iván, comment allez-vous ? Tout le monde va bien ?
Nous nous retrouvons peu à peu. Aujourd’hui, c’est dimanche, n’est-ce pas ? Nous serons peut-être moins nombreux : chacun a ses occupations.
On me disait que j’ai probablement un accent étrange en anglais, parce que j’ai étudié avec des Britanniques. C’est pour cela.
Bien, passons au thème du jour.
Un thème très actuel : le féminin et le masculin.
Comment équilibrer ces deux concepts qui, aujourd’hui, nous donnent bien souvent du fil à retordre ? Nous allons essayer de comprendre ce que signifie avoir une énergie masculine et ce que signifie avoir une énergie féminine.
Comme toujours, nous devons revenir à l’étymologie des mots. Cela nous a beaucoup aidés à comprendre ce que nous disons. C’est pourquoi j’utilise toujours l’étymologie, même si la langue a évolué et si nous employons aujourd’hui ces concepts pour désigner autre chose.
Il est souvent important de comprendre d’où viennent les mots, afin de savoir pourquoi nous utilisons ces mots-là plutôt que d’autres, et quel poids historique porte un mot. Cela nous permet de comprendre comment nous nous rapportons aujourd’hui à ces concepts.
L’une des choses fondamentales à comprendre — et que j’ai comprises aujourd’hui —, c’est que nous avons l’habitude de parler d’« énergie masculine » et d’« énergie féminine ».
Étymologiquement, dire « énergie féminine » ou « énergie masculine » est une erreur conceptuelle, une erreur linguistique. En réalité, personne n’a une énergie féminine ou une énergie masculine, parce que les mots féminin et masculin désignent précisément les organes génitaux qui définissent un genre organique, biologique.
« Féminin », « femina », signifie « femelle », comme lorsque nous parlons d’un animal. Cela désigne un être qui est femelle.
Je vais vous demander de m’écrire les mots « femelle » et « mâle » en anglais, parce que je ne les connais pas.
D’autre part, le mot masculin vient de « masculinus », qui fait référence au sexe de l’homme, essentiellement à ses organes génitaux.
Ainsi, lorsque nous disons féminin et masculin, nous parlons de femelle et de mâle. Nous ne parlons pas d’énergies. C’est un concept que nous avons aujourd’hui quelque peu confondu.
Merci pour les traductions ! Maintenant que je les lis, je les connaissais, mais je pensais que c’était différent.
Nous attribuons donc aux concepts de féminin et de masculin des qualités de l’âme, alors qu’en réalité, ces mots désignent les organes génitaux de la personne, pas son âme.
Mais c’est une construction culturelle. C’est justement pour cela qu’il est difficile de changer ces concepts. Cela s’est produit au fil de nombreuses générations : lorsque l’on disait que quelqu’un était féminin, cela signifiait qu’il ressemblait à une femme. Et nous avons transformé cette idée de ressembler à une femme en celle d’avoir une énergie féminine. C’est une question de culture.
D’autres mots ont un sens très différent : homme et femme. Qu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qu’une femme ?
Le mot homme vient de « hominem », « hominus ». Cela signifie qu’il vient de la terre, puisque la terre se dit « humus » en latin.
Nous pourrions donc dire que l’homme est celui qui vient de la terre, celui qui en est issu. Cela fait référence au fait que les hommes sont terrestres : ils vivent à la surface de la Terre, pas dans le ciel.
Remarquez que, pour désigner les habitants de la Terre, on dit « humains ». De même que nous appelons les habitants de Mars des Martiens, les habitants de la Terre sont appelés humains, ce qui signifie « terriens » en latin.
En anglais, c’est différent : on a repris la partie « man » du mot humain. Il y a une autre étymologie à l’intérieur, celle du penseur : celui qui a surgi de la terre et qui pense. « Man » désigne le penseur dans la racine indo-européenne. L’humain serait donc celui qui vient de la terre et qui pense. C’est, essentiellement, un mélange de ces mots.
Quel est donc le concept à comprendre ici ? En espagnol, le mot « hombre » vient essentiellement de ce concept de terrien. Mais nous pouvons aussi y trouver une autre étymologie, celle de « varón », qui désigne l’homme de sexe masculin.
Cette partie du mot est liée à « vir », au concept de force. Dans l’indo-européen, cette idée de force se retrouve dans « viril ». C’est l’un des concepts à partir desquels apparaît « varón », interprété comme l’aspect mâle de l’homme.
Si l’homme est considéré comme fort, que sera alors la femme ? Faible.
C’est là que nous arrivons au sens du mot espagnol « mujer ». Il vient d’un terme qui signifie mou, faible.
Regardez les concepts que nous utilisons aujourd’hui lorsque nous parlons de donner du pouvoir à la femme, de l’importance de la femme, alors que le mot lui-même signifie étymologiquement faiblesse.
Voyez comment, dès l’origine, existe cette interprétation : la femme serait la faible, et l’homme serait le fort, celui qui vient de la terre. C’est, fondamentalement, ce qui conduit au conflit que nous connaissons.
Pour ceux qui n’ont pas lu le blog, je vais en faire un bref résumé.
Pourquoi ce concept s’est-il créé ? Qu’est-ce qui l’a produit ?
Nous interprétons cela depuis le XXIᵉ siècle. Pour comprendre pourquoi ces mots sont apparus, il faut revenir des milliers d’années en arrière, à une époque où rien de ce que nous avons aujourd’hui n’existait encore, lorsque l’humanité était en train de se former.
Il est toujours important de comprendre que les mots se construisent dans des contextes. Ce ne sont pas les mots qui déterminent la réalité : c’est la réalité qui a déterminé les mots.
Au commencement de l’humanité, rappelons-nous que les humains étaient des animaux comme les autres. Pour comprendre ce concept, nous devons les envisager comme des animaux.
Au début, pour les humains comme pour n’importe quel autre animal, il fallait survivre. Et pour survivre, il fallait manger, dormir et se reproduire. C’était la base : manger, dormir, se reproduire.
Comment l’homme assurait-il sa descendance, ses enfants ? En s’assurant que la femme ait beaucoup d’enfants.
Comme une femme mettait de nombreux mois à avoir un enfant, elle traversait des périodes de vulnérabilité. Elle devait prendre soin d’elle. Pour assurer la survie du groupe, on devait donc la mettre dans une grotte, afin qu’elle reste tranquille et protégée. L’homme allait alors chasser, cueillir, travailler.
Cette organisation a construit une croyance liée à la survie : la femme devait rester au foyer parce qu’elle était vulnérable face aux ennemis pendant qu’elle portait des enfants. Avoir des enfants était aussi la seule façon de subsister, car, sinon, les membres du groupe mouraient, la famille disparaissait, tout se terminait.
Je parle de ce qui s’est produit il y a des milliers d’années, lorsque cela a commencé.
Ce concept est uniquement lié à la survie, à la nécessité d’avoir des enfants pour continuer à exister et pour continuer à créer la possibilité d’avoir des enfants.
C’est ce qui conduit à considérer la femme comme quelque chose de très précieux, mais aussi de très fragile.
Regardez le cœur : ce qu’un être possède de plus précieux peut être ce qu’il a de plus fragile. Il faut donc protéger ce qui est fragile.
Que font le sternum, le dos, les os ? Ils protègent le cœur. Que fait le crâne ? Il protège le cerveau, qui est fragile. Ce qui est fragile est précisément ce qui nous assure l’existence.
Comprenez-vous où je veux en venir ?
Nous avons l’habitude de penser que ce qui est faible est mauvais, que la faiblesse est mauvaise. Cela reviendrait à dire que le cerveau et le cœur sont mauvais. Pourtant, ce sont eux qui nous permettent de vivre ; ce sont eux que nous devons défendre.
Notre propre organisme nous dit : protège ce qui est fragile, car c’est ce qui nous permet d’exister.
Dans l’histoire de l’humanité, on a donc dit : il faut défendre la femme, la protéger dans une grotte contre tous les ennemis, parce qu’elle nous permet de rester vivants. Elle sait préparer les aliments, prendre soin des enfants et porter un enfant.
Rappelons-nous tous ensemble que je parle du passé.
Cette fragilité de l’être féminin a conduit la culture à se construire autour de la protection du fragile et du renforcement de l’homme, chargé de le défendre.
Mais qu’est-ce que cela a produit au fil du temps ?
L’homme a commencé à considérer ce qui était fragile comme quelque chose qui lui appartenait, comme sa possession. Il s’est dit : « Si c’est moi qui cherche la nourriture, qui féconde, qui travaille, qui protège, alors cela m’appartient. »
Culturellement, la fragilité s’est ainsi transformée en appartenance.
C’est ce qui s’est produit historiquement, au fil des siècles et des millénaires, dans de nombreuses cultures.
Pourquoi ? À cause du contexte.
À ce moment-là, le contexte ne permettait pas à la femme d’activer d’autres formes de son pouvoir. Son grand pouvoir consistait à permettre à la civilisation de persister. La chose la plus importante qu’elle avait à faire était de nous permettre de continuer à exister. C’était toute sa tâche.
Mais, culturellement, l’idée s’est construite que la femme devait uniquement faire cela : assurer la survie.
Tout dépend du contexte.
Encore une fois, ne jugeons pas le passé avec les yeux du présent. Je vous demande de revenir au passé et de regarder ce qui s’est produit.
La femme s’est approprié le pouvoir lié à sa place de mère et de personne qui prend soin du foyer. Cette culture n’a pas été imposée par les hommes : c’était une convention de survie.
Je sais qu’il est difficile, pour beaucoup, de le penser ainsi aujourd’hui. Mais je vous demande de faire cet exercice : revenir dans le passé.
C’était une convention entre les hommes et les femmes, dans laquelle les femmes disaient : « Mon pouvoir, c’est mon utérus. Mon pouvoir, c’est d’être créatrice. Mon pouvoir, c’est de préparer la nourriture. Mon pouvoir, c’est de faire de l’alchimie, de la magie. Mon pouvoir, c’est de transformer des choses séparées en un aliment qui permet de donner la vie. »
Regardez le pouvoir que cela représentait à cette époque.
C’est pourquoi de nombreuses cultures étaient patriarcales, mais les matriarches avaient un pouvoir parce qu’elles étaient mères.
[Un passage de la transcription est déformé.]
Que s’est-il passé lorsque les civilisations n’ont plus eu à lutter pour survivre, lorsqu’elles ont trouvé un équilibre et qu’il n’était plus nécessaire de courir pour obtenir de la nourriture ?
Le pouvoir entre l’homme et la femme a commencé à s’égaliser, parce que les hommes et les femmes étaient plus détendus. Ils pouvaient apprendre, lire, partager. Une civilisation égalitaire pouvait ainsi se développer.
Dans de nombreuses civilisations du passé, les hommes et les femmes avaient le même pouvoir, parce qu’il n’était plus nécessaire de concentrer toute l’organisation sur la survie de l’espèce.
Mais les moments d’équilibre et de stabilité ont été très peu nombreux.
Dans l’histoire de l’humanité, les moments d’équilibre représentent une toute petite part, parce qu’il y avait constamment du chaos, des guerres, de la faim.
Il ne s’agit pas d’un seul moment équilibré dans l’histoire, mais de moments dispersés, de périodes très courtes.
Cela a fait que, durant de longues périodes, les hommes devaient sortir pour défendre le groupe, tandis que les femmes devaient de nouveau rester au foyer pour prendre soin des enfants.
Au fil de très nombreuses années, cela a rendu naturelle l’idée que la femme devait être chez elle pour élever les enfants et que l’homme devait sortir pour défendre.
Au cours des cinquante dernières années — nous pourrions dire cinquante, soixante ou quatre-vingts ans —, nous avons commencé à entrer de nouveau dans une période d’équilibre où une grande partie de la civilisation n’a plus à lutter pour survivre comme auparavant.
Avant, presque toute la civilisation devait le faire ; très peu de personnes y échappaient. Maintenant, beaucoup de personnes n’ont plus à vivre dans cette lutte pour la survie. L’homme et la femme se retrouvent donc de nouveau au même niveau.
Cet équilibre implique que la femme n’a plus à rester au foyer pour prendre soin des enfants. L’homme peut le faire aussi, parce qu’il n’est plus nécessaire de sortir pour défendre le groupe.
Il existe aussi d’autres types de travail. La femme peut donc occuper la place de l’homme. Les choses commencent de nouveau à s’équilibrer.
Mais nous venons de millénaires où c’était l’inverse, où nous avions pris cette habitude. Le contexte était tellement chaotique que la femme devait rester pour assurer la survie, tandis que l’homme devait sortir pour lutter. Cette lutte est ensuite devenue le fait de sortir pour travailler.
Cela a donc à voir avec le contexte.
Le machisme et son équivalent fondé sur la domination des femmes ne sont pas des opposés : ce sont des résultats du contexte.
Aujourd’hui, la lutte entre le féminin et le masculin est mal orientée, parce que la femme accuse l’homme et que l’homme accuse la femme, alors que la cause se trouvait dans le contexte.
Nous sommes tellement concentrés sur la recherche de celui qui serait responsable, dans l’histoire, de toutes les inégalités actuelles, alors que nous vivons en réalité à l’époque où il y a le plus d’égalité dans l’histoire. Nous pouvons cependant continuer à chercher davantage d’égalité. Je ferme la parenthèse.
Nous dirigeons nos efforts au mauvais endroit.
La lutte n’est pas entre le féminin et le masculin. Il ne s’agit même pas d’une lutte : ce que nous devons faire, c’est prendre la responsabilité du contexte.
Nous devons construire un contexte équilibré. Lorsqu’il existe un contexte équilibré, il n’est plus nécessaire que quelqu’un défende quelqu’un d’autre, ni que quelqu’un soit chargé d’assurer la subsistance d’un autre.
Dans un contexte équilibré, nous sommes tous égaux.
Tant que nous continuons à lutter les uns contre les autres, entre le féminin et le masculin, nous entretenons une lutte absurde et éternelle. Le conflit n’est pas dans l’autre genre : il se trouve dans un contexte déséquilibré.
À cela s’ajoute la question de la diversité : la diversité de genre, la diversité sexuelle. C’est un autre grand sujet.
Quel est le problème ? Au lieu d’accepter la diversité, nous finissons par nous diviser en toujours davantage de groupes.
Pour moi, tous ces mouvements sont parfaitement légitimes. Je suis d’accord avec tout mouvement qui renforce le pouvoir intérieur d’une personne. Pour moi, c’est fondamental.
Sortir et dire : « Voilà ce que je suis. Voilà mon pouvoir. Je prends possession de ce que je suis », c’est fondamental.
Mais que se passe-t-il lorsque nous disons : « Je suis de ce groupe. Ceux-là sont de cet autre groupe. Non, je ne suis pas homosexuel, je suis bisexuel. Ne me classe pas dans cette catégorie, parce que je suis ceci » ?
Lorsque nous commençons à faire cela, nous continuons à diviser, à diviser et à créer des oppositions entre les individus.
Une chose est de prendre possession du pouvoir de ce que je suis. Une autre est de diviser ce que nous sommes et de nous ranger conceptuellement dans des dossiers.
Le féminin et le masculin se diversifient. Avant, il y avait une division ; maintenant, il existe de plus en plus de groupes, au lieu d’un ensemble.
À quel moment apparaît le véritable équilibre ?
Lorsque, tout en acceptant que tout cela existe, nous nous appelons tous humains. Parce que c’est, en définitive, ce que nous sommes.
L’équilibre entre toutes ces choses apparaît lorsque nous cessons de nous enfermer dans les divisions de la diversité et que nous commençons à dire : humain.
L’humain possède le potentiel d’être tout. Par conséquent, un humain libre peut être ce qu’il veut. Un humain libre peut s’identifier à ce qu’il souhaite, parce qu’il a pris possession de son propre pouvoir. Mais il est humain.
Voilà le véritable pouvoir de la diversité : comprendre que chaque humain a la capacité d’être ce qu’il veut être, de s’exprimer et de devenir ce qu’il cherche à être.
La diversité se trouve dans chaque humain, pas dans les groupes ni dans la séparation des choses.
Lorsque je situe le conflit dans l’autre, je crée de la dualité.
Je vais parler un peu plus de cela, parce que c’est un sujet difficile et actuel.
Nous devons considérer trois niveaux : le niveau biologique, le niveau émotionnel et le niveau mental.
Biologiquement, nous sommes ce que nous sommes. Je suis un humain ; je ne peux pas être une fleur. Biologiquement, je suis de sexe masculin ; je ne peux pas être une femme. Sur le plan biologique, c’est ainsi.
Ensuite, il y a le niveau émotionnel.
Sur le plan émotionnel, je peux ressentir une énergie de femme et une énergie d’homme, parce que, dans mes cellules, se trouvent les informations des deux : l’information de la femme et l’information de l’homme. Mon énergie peut donc être celle des femmes comme celle des hommes.
Pendant de nombreuses années de ma vie, je me sentais femme, pas homme. Durant toute mon adolescence, jusqu’à mes vingt ans, il m’a été extrêmement difficile d’accepter que j’étais un homme, parce que toute mon énergie était celle d’une femme.
C’était ainsi : biologiquement, j’étais un homme ; mon âme était une femme.
Puis j’ai pu équilibrer cela. C’était sur mon chemin. J’ai trouvé un équilibre entre ma femme intérieure et mon homme intérieur, une forme d’équilibre dans laquelle je me sens très à l’aise.
Ensuite, il y a le mental.
Le mental est le plan qui dit que tout est possible. Tout est possible. Par conséquent, si je veux être une fleur, je suis une fleur ; je peux éveiller le potentiel et l’information d’une fleur.
Si je veux être un chien, je peux être un chien. Si je veux devenir un arbre, la terre, je peux éveiller le potentiel de la terre et de l’arbre.
[La fin de cette phrase est déformée dans la transcription.]
Ce n’est donc pas une chose ou l’autre : ce sont différents niveaux de perception.
Lorsque nous parlons d’intégrer l’énergie féminine et masculine — une expression que nous utilisons souvent dans le monde de la spiritualité —, il ne s’agit pas de choses séparées, ni de choses opposées qu’il faudrait réunir.
Intérieurement, nous sommes tous les deux.
Ce que nous faisons, parfois, c’est éveiller le potentiel de l’une, puis celui de l’autre. C’est simple. Nous devons donc chercher à éveiller les deux.
Rappelons-nous que seul le corps possède un sexe et une sexualité, parce que le sexe renvoie aux organes reproducteurs.
Ainsi, cataloguer les personnes selon la bisexualité ou l’homosexualité revient à les cataloguer selon leurs organes génitaux et non selon leur être.
Ce que nous devons nous rappeler, c’est qu’au-delà des formes, nous sommes humains. Nous partageons tous une chose certaine : nous sommes tous la Terre.
Lutter contre un autre genre, lui reprocher quelque chose, c’est perdre de vue que le conflit se trouve dans le contexte. Dans un contexte équilibré, il n’y a pas besoin de lutte entre les genres. Il est important de le comprendre.
C’est un thème compliqué, qui touche profondément les personnes, parce que c’est aussi une lutte de vie pour celles qui ont une autre sexualité, pour les personnes homosexuelles ou transsexuelles.
Il y a tant de luttes que chaque personne a dû traverser pour pouvoir trouver sa place.
À toutes ces personnes — et je sais qu’il faudra peut-être du temps pour le comprendre —, j’aimerais rappeler ceci : personne ne vous a enlevé votre pouvoir. Ce qui s’est produit, c’est que vous avez perdu votre pouvoir.
Lorsque je retrouve mon pouvoir, je n’ai pas besoin de l’enlever à quelqu’un d’autre.
Lorsque je retrouve mon propre pouvoir intérieur, personne d’autre ne détient ce pouvoir.
Lutter contre quelqu’un parce que j’ai perdu mon pouvoir ne me rendra pas ce pouvoir, car l’autre ne l’a jamais détenu.
Rappelons-nous donc ceci : la bataille entre l’homme et la femme relève d’une sémantique historique et d’un contexte déséquilibré.
Cherchons comment équilibrer le contexte et ne dépensons pas notre énergie à lutter les uns contre les autres.
Il en va de même pour ceux qui luttent pour la diversité. La diversité est naturelle. Ce qu’il faut faire, c’est lui donner du pouvoir, donner du pouvoir à la diversité humaine, sans nous diviser.
Au bout du compte, nous sommes tous humains.
J’espère que cela a été compris, que ce ne sont pas restés des concepts abstraits. J’ai essayé de présenter ce parcours historique pour que cela puisse être compris.
Je sais que beaucoup de personnes qui écoutent sont très touchées par ce type de sujet, parce que c’est leur lutte. Et, évidemment, lorsque l’on touche à notre lutte, c’est difficile.
Mais, dans cette tâche planétaire, nous ne sommes pas ici pour lutter. Nous sommes ici pour construire l’avenir à travers la conscience. Construire l’avenir à travers la conscience implique que nous ne luttions pas et que nous soyons.
Passons donc à l’alignement.
La vibration du jour est Fy.
L’affirmation est : JE SUIS le flux de toute émotion.
Le code du jour est le quatuor.
Pas le genre musical, pour les Argentins ! Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas parler du cuarteto !
Chaque être vivant dans l’existence doit passer par un processus de quatre fondements universels du temps. Ils sont inévitables et constituent une loi cosmique et interdimensionnelle : expression, expérimentation, intégration et transcendance.
Tout être, dans un premier temps, s’exprime, naît, crée. Ensuite, il expérimente : il grandit, joue avec ce qu’il a créé.
Lorsque son jeu s’achève, il intègre, produit, contemple sa propre création et analyse ce qu’il a vécu.
Enfin, il transcende, meurt, libère son œuvre et la transmet en héritage à ses successeurs dans le cycle.
Tout cela le conduit à s’exprimer de nouveau, à un autre niveau où il se dépasse lui-même.