Polarité, mouvement et abondance

La polarité est nécessaire pour créer le mouvement. Pour qu’un mouvement soit équilibré, il faut que les forces puissent se répondre. Une impulsion d’un côté appelle une force de l’autre, et c’est de cette relation entre les deux pôles que naît le mouvement.

La polarité crée le mouvement

La polarité est nécessaire pour créer le mouvement.

Pour qu’un mouvement soit équilibré, il faut que les forces puissent se répondre. Une impulsion d’un côté appelle une force de l’autre, et c’est de cette relation entre les deux pôles que naît le mouvement.

Cela ne signifie pas qu’il faille devenir pauvre ou se déposséder de tout pour être spirituel ou sage.

L’exemple de Bouddha permet d’illustrer ce mouvement : né dans un environnement de grande richesse, il a exploré l’extrême opposé à travers le renoncement et l’ascèse. Mais son chemin l’a finalement conduit vers ce que l’on appelle la voie du milieu : ni l’excès, ni la privation.

Ce qui est intéressant ici, c’est le mouvement de polarité : une expérience très forte d’un côté peut conduire à explorer son opposé.

Mais l’équilibre ne se trouve pas nécessairement dans l’un des deux extrêmes. Il apparaît lorsque les deux forces retrouvent une juste mesure.

L’abondance est un mouvement

L’abondance est avant tout un mouvement.

Elle appartient au monde du vibratoire, et comme toute vibration, elle fonctionne par ondulations, par impulsions, par circulation.

Lorsqu’une vague est harmonieuse, elle monte, redescend, puis remonte à nouveau. Elle ne cherche pas à rester figée à son point le plus haut.

C’est précisément cette circulation qui lui permet de conserver son mouvement.

L’abondance fonctionne de la même manière.

Elle reçoit une impulsion, prend une forme, circule, est utilisée, se transforme, puis laisse la place à une nouvelle impulsion.

Quand l’accumulation bloque le mouvement

Malheureusement, notre image actuelle de l’abondance est souvent liée à l’accumulation.

Nous accumulons de l’argent, des biens matériels, des objets, des ressources ou parfois même des expériences, parce que nous cherchons à créer de la sécurité. Et c’est une réaction naturelle liée a notre idée primaire et inconsciente de notre survie, ainsi que de celle de notre famille.

Mais lorsque l’accumulation devient excessive, nous ne sommes plus dans le mouvement.

Nous sommes dans la fixation.

C’est comme si nous poussions très fortement la vague vers le haut tout en essayant ensuite de la maintenir à cet endroit.

Or une vague n’est pas faite pour rester immobile.

Il faut alors énormément d’énergie pour conserver cette accumulation en l’état, précisément parce qu’elle ne suit plus le mouvement naturel.

Ce qui devait nous apporter de la sécurité finit parfois par demander une énergie considérable pour être protégé, entretenu, conservé ou contrôlé.

L’abondance commence alors à perdre sa fluidité.

La différence entre abondance, accumulation et dénuement

L’accumulation fixe.

Le dénuement prive.

L’abondance circule.

Nous avons souvent tendance à penser l’abondance à partir de deux extrêmes opposés : d’un côté, avoir beaucoup, accumuler, conserver, posséder toujours davantage ; de l’autre, avoir très peu, manquer de presque tout, jusqu’au dénuement. C’est aussi demander trop ou ne pas demander assez.

Mais ces deux situations peuvent être regardées comme les deux pôles d’une même polarité.

Si nous cherchons à résoudre l’excès d’accumulation en allant vers le dénuement, nous ne sortons pas réellement du déséquilibre : nous passons simplement d’un extrême à l’autre.

De la même manière, vouloir fuir la peur du manque en accumulant toujours davantage ne rétablit pas le mouvement. Cela déplace simplement le déséquilibre vers l’autre pôle.

Or l’abondance ne se trouve ni dans le trop, ni dans le trop peu.

Elle se trouve dans la circulation.

On pourrait comparer cela à une batterie.

Dans une logique d’accumulation, nous dépensons beaucoup d’énergie pour remplir la batterie, puis encore beaucoup d’énergie pour nous assurer qu’elle reste pleine. Nous hésitons à utiliser cette énergie parce que nous avons peur qu’elle se vide.

À l’autre extrême, dans une logique de dénuement, la batterie reste presque vide. L’énergie disponible devient insuffisante pour soutenir pleinement le mouvement, créer, agir ou répondre naturellement aux besoins de la vie.

Dans les deux cas, la circulation est perturbée.

Dans une logique d’abondance, au contraire, la batterie est suffisamment remplie pour que son énergie puisse être utilisée. Elle se charge, elle alimente ce qui doit l’être, puis elle se recharge.

Le mouvement continue.

L’abondance n’est donc ni l’accumulation permanente, ni la privation.

Elle n’exige pas de tout posséder, pas plus qu’elle ne demande de renoncer à tout.

Elle consiste plutôt à trouver une juste mesure entre recevoir et utiliser, conserver ce qui est nécessaire et laisser circuler ce qui peut l’être.

C’est lorsque nous cessons de combattre un pôle par son contraire que le mouvement peut redevenir libre.

L’abondance est la confiance dans notre capacité à recevoir, utiliser, transformer et remettre en circulation ce qui nous est donné, sans chercher ni à tout retenir, ni à nous priver de ce qui est nécessaire.

Recevoir et laisser circuler

Le mouvement de l’abondance implique deux directions : recevoir et donner.

Nous pouvons bloquer ce mouvement lorsque nous refusons de recevoir.

Refuser un cadeau, une aide, une opportunité ou une ressource peut parfois revenir à interrompre une partie du mouvement.

Mais nous pouvons également le bloquer lorsque nous recevons sans jamais laisser circuler.

Recevoir n’est pas accumuler.

Recevoir consiste à accueillir une énergie afin qu’elle puisse participer à notre chemin, nourrir ce qui doit l’être et prendre ensuite une nouvelle forme.

Le cadeau reçu peut être utilisé, partagé, transformé ou devenir lui-même la source d’un nouveau mouvement.

Ainsi, donner et recevoir ne sont pas deux actions opposées.

Ils sont les deux mouvements d’une même onde.

Créer sa propre vague

Cette vague d’abondance n’est pas forcément identique pour chacun.

Nous pouvons lui donner une impulsion plus ou moins forte selon ce que notre chemin demande.

Il ne s’agit donc pas d’atteindre un modèle universel de richesse ou d’abondance.

Il s’agit de trouver notre propre mesure.

La quantité d’énergie, de ressources ou de matière nécessaire dépend de la vie qui cherche à se créer à travers nous.

L’abondance peut alors partir du centre : de notre être, de notre incarnation, de ce que nous sommes réellement venus expérimenter et mettre en mouvement.

La question est donc :

« Quelle quantité d’énergie est juste pour permettre à ma vie de circuler et de se créer ? »

La fluidité n’exclut pas la structure

Parler de fluidité pourrait donner l’impression qu’il faudrait vivre sans cadre, sans organisation ou sans structure.

Mais ce n’est pas le cas.

La nature elle-même nous montre que le mouvement s’appuie sur des structures.

Un arbre possède un tronc, des branches, des racines.

Cette structure ne l’empêche pas de produire des feuilles, des fleurs ou des fruits.

Au contraire, elle lui permet de recevoir l’énergie, de la distribuer et de lui donner une forme.

La vague elle-même existe dans un espace qui lui permet de se déplacer.

La structure n’est donc pas ce qui bloque le mouvement. Au contraire, elle lui permet de trouver sa juste expression.

La structure comme mesure

La structure agit un peu comme une loi naturelle ou comme le rythme d’une musique.

Elle permet de garder un tempo.

Elle donne une mesure à l’impulsion.

Elle évite que trop d’énergie arrive d’un seul coup, au point de devenir impossible à intégrer dans notre monde personnel.

Elle permet également de ne pas perdre inutilement l’énergie reçue.

La structure devient alors une base sur laquelle l’abondance peut s’appuyer.

Elle reçoit l’impulsion, lui donne une direction et permet ensuite sa distribution.

Elle ne retient pas l’énergie.

Elle l’organise.

Recevoir, structurer, distribuer

On pourrait finalement résumer ce mouvement en trois temps :

Recevoir l’impulsion.

Accueillir l’énergie, la ressource, l’idée, l’argent, l’aide ou le cadeau qui arrive dans la structure.

Et Utiliser cette énergie, la transformer, la partager ou lui permettre de produire quelque chose de nouveau.

C’est cette circulation qui entretient le mouvement.

L’énergie ne disparaît pas.

Elle change de forme.

L’abondance comme harmonie du mouvement

L’abondance est une onde qui nous traverse et par l’intermédiaire de laquelle, nous avons accès à tout, un mouvement dans lequel l’énergie circule avec suffisamment de liberté et de structure pour ne pas se bloquer.

Trop retenir crée de la tension.

Tout laisser partir sans structure peut aussi disperser l’énergie.

L’équilibre se trouve entre les deux.

La polarité crée le mouvement.

La structure lui donne une mesure, une sagesse.

Et la circulation permet à l’énergie de continuer son chemin.

L’abondance devient alors moins une question de quantité qu’une question de fluidité.

Recevoir.

Utiliser.

Transformer.

Donner.

Puis recevoir de nouveau.

Comme une vague qui ne cherche jamais à rester au sommet, mais qui trouve sa puissance précisément parce qu’elle continue de bouger.

REGARD SUR LE MONDE

Suivre Les Diamants Libres

Chaîne WhatsApp : pour recevoir mes nouveaux partages, découvertes et Regards sur le monde :

https://whatsapp.com/channel/0029Vb99qWhFXUue7fA6863X

===========================

Groupe Les Diamants Libres - Échanges : pour poser vos questions et partager vos impressions :

https://chat.whatsapp.com/EJt2QodKTBk2dYnRJx8N9U?s=cl&p=a&mlu=4&ilr=4

===========================

Questions / Réponses

Aucune question. Soyez le premier à poser une question.
Anti-spam