JOUR 63 - VÉRITÉ ET MENSONGES - 5 octobre

Au troisième jour du mois de la Balance, le Chemin YOSOY explore la vérité et le mensonge, en lien avec le chakra de la gorge. Après l’éternel et le fini, puis la lumière et l’obscurité, Matías nous invite à observer comment nous percevons le monde et les histoires que notre esprit construit pour le comprendre. Face à l’accumulation d’informations, comment prendre le temps de discerner ? Cet enseignement propose d’examiner nos certitudes et de reconnaître le rôle de l’imagination. L’équilibre recherché passe par une utilisation consciente de notre capacité à interpréter, à créer et à donner du sens.

Activations du jour

MOIS : Hol Dis – Balance

Semaine : Physique

Chakra : Gorge

Vibration du jour : NHe

Affirmation : JE SUIS LE DESTIN DE TOUTES LES VÉRITÉS.

Tâche : Près d’une plante, médite en position tétraédrique (position indienne), en silence, en écoutant : d’abord les sons extérieurs, ensuite ta respiration.

Clé : Devenir le destin de l’Esprit.

Mantra : J’ÉQUILIBRE.

Calibre le chakra correspondant à ce jour. (Minimum 5 minutes)

Code du jour : SCHÉMA PHYSIQUE : SH = Nous appelons « Évolution » le processus d’apprentissage du Réseau. Le son SH parle du dépassement de chaque conflit, de l’adaptation au milieu qui nous entoure, à cet environnement hostile qui nous force à modifier nos vies, nos corps, à sortir de notre zone de confort pour nous adapter à quelque chose de nouveau. C’est la grande récompense de ma capacité à résoudre mes conflits grâce aux aptitudes et aux dons acquis au fil de l’expérience de la vie.

Musique du Mois :

L’enseignement du jour

Enseignement du jour

Nous recevons beaucoup d’informations, mais nous n’avons pas toujours le temps de les comprendre. Dans le blog, Matías souligne que cette rapidité favorise les réactions émotionnelles et l’adhésion immédiate. Il propose d’apprendre à « savourer » et à « digérer » l’information : prendre le temps de l’examiner, de l’assimiler et de reconnaître comment elle influence notre regard.

 

Dans la vidéo, il utilise l’image d’un objet et de son ombre. Un cercle peut projeter une ombre qui ressemble à une ligne : ce que nous percevons dépend de notre position et des informations dont nous disposons. À travers cette métaphore, Matías présente nos vérités comme des perceptions partielles de l’existence. Le travail consiste à élargir notre compréhension sans imposer notre point de vue comme s’il contenait, à lui seul, toute la réalité.

 

Il explore ensuite le mot « mensonge » dans un sens plus large que la tromperie : la capacité de l’esprit à imaginer ce qui n’existe pas sous une forme tangible. Les contes, la poésie et l’art donnent ainsi naissance à des mondes imaginés qui peuvent enrichir notre vie. L’enjeu de cet enseignement est d’apprendre à orienter cette capacité vers la création, tout en reconnaissant qu’elle peut aussi produire des récits destructeurs lorsqu’elle échappe à notre conscience.

 

L’équilibre entre vérité et mensonge devient alors une rencontre entre ce que nous percevons à l’extérieur et ce que nous construisons à l’intérieur. La méditation invite à réunir ces deux aspects dans le cœur, après avoir intégré l’éternel et le fini, puis la lumière et l’obscurité. Pour prolonger ce travail, Matías propose de dessiner notre représentation de la vérité et du mensonge : rendre visibles nos perceptions permet de les contempler et de mieux comprendre notre manière de créer du sens.

Citation


« Le Mensonge et la Vérité ne sont donc pas des choses opposées, mais complémentaires, puisque,

tandis que l’une naît de la perception du monde extérieur : la vérité,

l’autre projette une perception sur ce monde : le mensonge. »


 

Blog yosoy au coucher du soleil image pour le blog

Blog Yosoy - J63 - 05/09/2020

JE : Le plus grand conflit de notre époque est peut-être la dualité déséquilibrée entre les concepts de Vérité et de Mensonge, liés au chakra de la Gorge. Aujourd’hui, il est très difficile de savoir ce qui est vrai, ce qui nous amène à douter constamment de tout ce que nous voyons. Avant la mondialisation de l’information, au début du siècle dernier, tout était classé comme « Vérité » ou « Mensonge ». Il n’y avait aucun doute à ce sujet. On ne remettait en question ni les vérités ni les mensonges, et l’on vivait toute sa vie sur la base d’une pensée conforme à cet ordre. C’est ainsi que se fondent des idées telles que : « Ma religion est la seule, et les autres sont des mensonges du diable. » Ou encore : « La seule science est la physique perceptible par les cinq sens, et tout ce qui en sort relève du mensonge et de la fantaisie. »

Les systèmes spirituels et scientifiques, tout comme les systèmes culturels et politiques, fondent leur pérennité et leur structure sur les concepts de ce qui est Vérité et de ce qui est Mensonge. Un système duel très utile pour contrôler facilement les masses, puisque ces deux mots fonctionnent comme une manière de conduire le bétail. Ainsi se créent des politiques fondées sur le concept grec des « ismes », c’est-à-dire des « mouvements », des courants qui s’accrochent à une vérité en laissant entendre que, si l’un détient la vérité, l’autre détient inévitablement le mensonge.

Les médias sont apparus comme un moyen de résoudre ce problème en apportant une vision plus large, en permettant aux gens de voir plus d’une option, en élargissant leur information et en posant des questions au spectateur pour l’amener à raisonner au-delà des « ismes ». Cependant, pour survivre à la concurrence, ces mêmes médias se sont retrouvés dans la nécessité de montrer ce qu’ils considéraient comme attractif, même fictif, afin de susciter l’émotion, d’attirer et de gagner de l’audience, devenant ainsi une partie de la grande machinerie des mensonges et des vérités.

Puis sont arrivés Internet, les réseaux sociaux, les smartphones, le Wi-Fi et, soudain, chaque citoyen, chaque individu est devenu journaliste, philosophe, chercheur, scientifique, écrivain, religieux, politicien, critique, artiste. L’accès direct, non seulement à la réception de l’information, mais aussi à sa diffusion, a produit l’effet inverse de celui qui était attendu : une surcharge d’informations.

Grâce aux techniques de montage vidéo, à l’intelligence artificielle, à la « science-fiction », il est devenu possible de transformer des mensonges en vérités, de créer des mouvements à partir de choses inexistantes ou qui n’avaient pas été vérifiées au préalable. Aujourd’hui, la science n’a plus le dernier mot. Aujourd’hui, les théories du complot qui parlent de reptiles déguisés en présidents ou de Terre plate coexistent au même niveau que les avancées de la physique quantique et le changement climatique.

Tout est politisé, tout est idéalisé, poussé à l’extrême, et l’ignorance ainsi que les idées de compétition s’en trouvent encore renforcées, non plus entre de grandes entreprises, mais entre les individus du monde entier. Notre monde a cessé d’être un monde de connexion au service de l’information et de l’apprentissage pour devenir un monde de désinformation, dans lequel tout semble vrai et tout semble faux. Alors, comment puis-je distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux ?


JE SUIS : Environ 200 000 ans d’analphabétisme…


JE : Hein ?


JE SUIS : Au cours de l’année 1040 de votre ère, la première presse permettant d’imprimer des textes sur du papier de riz a été fabriquée en Chine. Une méthode qui s’est ensuite étendue au Japon et à d’autres régions d’Asie. En Europe, cette idée a mis environ 400 ans de plus à apparaître, jusqu’à ce que monsieur Gutenberg l’officialise en reproduisant la Bible en 1440.

Près de 400 années supplémentaires se sont écoulées avant que l’Éducation ne devienne publique et un droit d’accès gratuit pour chaque citoyen, grâce aux idéaux républicains de la Révolution française de 1789. Le grand développement technologique n’est arrivé qu’avec la Révolution industrielle, quelques années plus tard. C’est à cette même époque que la liberté de la presse a été proclamée aux États-Unis.

À partir de 1850 ont commencé à se développer les Droits humains et l’Abolition de l’esclavage, une pratique que les humains considéraient comme naturelle depuis des milliers et des milliers d’années. Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1920, des mouvements pour les Droits des femmes ont commencé à émerger, accompagnés de nombreuses autres avancées qui ont commencé à relier le monde, comme l’indépendance des dernières colonies et la chute des derniers empires.

Bien que les premières machines analytiques aient commencé à être conçues à la fin des années 1800, ce n’est qu’en 1975 que les gens, les citoyens ordinaires, ont pu commencer à en acquérir pour leur usage personnel. En cherchant une méthode permettant d’échanger des articles scientifiques pour les corriger en ligne, une idée a surgi, donnant naissance, en 1983, à ce que nous appelons « Internet », c’est-à-dire un « réseau interconnecté ». Dis-moi, en quelle année es-tu né ?


JE : En 1987…


JE SUIS : Ah, seulement quatre ans après Internet. Quand as-tu eu Internet chez toi ?


JE : Quand j’ai eu douze ans… Vers 1999, je crois.


JE SUIS : Seulement 559 ans après l’invention de l’imprimerie en Europe. Visuellement, l’histoire de l’Humanité ressemblerait au graphique suivant : il représente 200 000 ans d’histoire, depuis le moment où apparaît la culture d’Homo sapiens sapiens, et chaque point y représente un siècle, soit 100 ans.

Les deux premières barres // marquent le moment où l’histoire officielle situe l’invention de l’écriture, en 3600 avant Jésus-Christ. La barre suivante / correspond à la naissance du Christ, l’an 1 de votre ère. Le premier tiret supérieur (-) se situe autour de l’an 1100, avec les premières avancées en Asie et dans le monde arabe.

Les tirets inférieurs (__) correspondent aux années 1400 et 1500, lorsque se produisent l’avènement de l’Imprimerie, la Renaissance, ainsi que le début du Colonialisme en Amérique. Les tirets — représentent les années 1600 et 1700, le début des Révolutions scientifiques et idéalistes qui conduisent aux Révolutions sociales.

L’astérisque correspond aux années 1800, lorsque commencent les indépendances et les républiques, le progrès de la société ainsi que celui des droits humains et individuels. Le signe de pourcentage % représente les années 1900, ton siècle, celui des guerres mondiales et d’Internet, celui qui a inventé les plus grandes avancées technologiques en un minimum de temps. Enfin, (*) représente les vingt années de ce XXIe siècle.

Maintenant, regarde-le bien. Chaque point représente l’analphabétisme de l’humanité en général, et seuls les trois derniers symboles %() montrent la période de l’alphabétisation, de la connexion, de la technologie et de l’information.

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JE : Je crois que je comprends où tu veux en venir…


JE SUIS : Il existe une expression un peu péjorative, mais qui peut être assez parlante pour comprendre cela : « Un singe avec un couteau. »


JE : Oui, je comprends. Autrement dit, en tant qu’humains, nous avons vécu de la même manière pendant environ 200 000 ans, et, au cours des 300 dernières années, tout a complètement changé. Sans parler des quarante dernières années. C’est presque mon âge, cela ne représente que deux ou trois générations. Je me souviens qu’un jour, mon arrière-grand-mère m’a dit : « Je me rappelle que, lorsque j’étais enfant, le président était Yrigoyen. » Un nom que j’associais au passé le plus ancien de l’Argentine, et voilà que mon arrière-grand-mère, toujours très active et infatigable, évoquait ses souvenirs d’enfance. Tout est allé très vite…


JE SUIS : Si vite que vous n’avez rien pu assimiler. Et l’une des choses à assimiler, c’est qu’il n’existe rien de tel qu’une Vérité, ni rien de tel qu’un Mensonge.


JE : Comment ça ?


JE SUIS : Il vous faudra peut-être encore quelques siècles ou quelques millénaires pour l’assimiler, mais ce que vous vivez, l’ère de la surinformation, est une réaction naturelle. C’est comme lorsqu’on te dit : « Boire du jus d’orange est très bon », alors tu en bois tous les matins, tous les midis et tous les soirs, jusqu’au jour où tu te retrouves surchargé de sucre, où tu prends du poids et où tu dis : « Finalement, le jus d’orange n’était pas si bon que ça. » Non, le jus d’orange est bon ; le problème, c’est que tu n’as pas su comment le boire.

Il en va de même pour l’information. L’information doit être savourée, digérée, assimilée ; il faut lui laisser du temps. Or, il n’y a pas de temps pour ce processus : tout va si vite qu’un humain ordinaire cesse d’utiliser son cerveau pour discerner et ne fait plus que regarder. Ainsi, l’information passe par l’émotion et non par l’intellect. Et elle redevient un outil utile pour contrôler les masses. Ce que vit aujourd’hui l’humanité ne devrait donc pas durer très longtemps, car son effondrement sera inévitable.


JE : Et la notion de Vérité ?


JE SUIS : La Vérité et le Mensonge ne sont que deux concepts d’ordre intérieur qui créent un sentiment de sécurité dans la relation entre soi et l’environnement. C’est une manière de se sentir situé, à l’intérieur d’un concept, de prendre appui sur les fondements de la vie. Identifier une Vérité nous permet d’avoir un axe et une orientation dans la vie.

Cependant, une chose est claire : si les huit milliards d’humains avaient tous pour référence une seule et même vérité, rien n’existerait, parce qu’ils feraient tous la même chose. Le tissage de l’existence naît des perspectives de nombreuses vérités qui s’entrecroisent. C’est pourquoi les lois de la physique et les lois du cœur ne sont pas toujours les mêmes. C’est pourquoi la physique quantique et la chimie ne se comprennent pas, bien que toutes deux soient vraies. L’art n’est pas compatible avec la vérité absolue, et pourtant il touche davantage de vies que la réalité.

Le Mensonge n’est rien d’autre que la distorsion de la Vérité, tout comme l’Obscurité est la distorsion de la Lumière. Mentir vient du concept latin « Mens-tiri », qui signifie « capacité de l’Esprit à créer des idées au-delà de la réalité ». En anglais, le terme « lie » vient de l’indo-européen « Leogh », qui signifie fausseté.

Nous pourrions donc dire que l’Humain a trouvé dans le Mensonge la capacité d’être créatif. Lorsqu’il a appelé le Soleil le Père du Ciel, la Lune l’Esprit de la Mère, lorsqu’il a appelé la Biosphère Mère Nature, l’intérieur des volcans l’Enfer et les étoiles les Ancêtres, il a créé les histoires qui ont fait des humains ce qu’ils sont. Il a créé la culture, l’art, la beauté, tout cela grâce à la capacité de l’Esprit à imaginer, à produire de fausses idées de la réalité, en romançant la vie pour lui donner un sens. Dis-moi maintenant…


JE : Ouf… Tu me compliques la tâche… De ce point de vue, je dirais que non… Mais qu’en est-il des mensonges qui nous ont conduits à nous détruire les uns les autres ?


JE SUIS : Le même couteau que le singe tient dans sa main peut te tuer ou servir à pratiquer une opération capable de te sauver la vie. Tout dépend de la manière dont tu l’utilises. Un esprit cohérent, libre et éduqué apprend à mentir de la bonne manière : à travers l’art, le romanesque, la poésie, la beauté de donner un sens aux choses et de les relier entre elles.


JE : Et la vérité ?


JE SUIS : Vérité, du latin verum, signifie « exact ». Quelque chose que l’on retrouve en anglais dans le terme « veracity », la véracité. Autrement dit, elle renvoie à la relation directe entre ce que l’on perçoit à l’intérieur et ce qui se trouve à l’extérieur, à une certaine forme de conformité entre ce que je pense et ressens et ce que j’observe de la réalité extérieure.

Cela dit, une vérité devient entièrement relative selon le point de vue depuis lequel on la regarde. Nous pouvons prendre un exemple aussi simple que celui-ci : pour une personne daltonienne, le crayon n’est pas rouge, même si je le vois rouge. Quelle est la vérité ? Eh bien, de nombreux insectes et animaux ne voient pas non plus le rouge. La seule chose qui le rend rouge, c’est ma capacité à voir l’onde lumineuse d’une fréquence vibratoire de 700 Hz.

Ou nous pourrions rendre cela encore plus complexe : Albert Einstein lui-même refusait de croire que la Physique quantique puisse être réelle, parce qu’il disait : « Dieu ne joue pas aux dés. » La capacité de soutenir une affirmation comme celle de la physique quantique, qui va à l’encontre du monde de la physique, n’entrait pas dans sa conception de l’intelligence… Et pourtant, elle existe.


JE : Oui, mais nous pourrions aussi dire qu’il est absurde de penser que la Terre est plate, alors que nous savons tous, grâce à de nombreuses preuves, qu’elle ne l’est pas.


JE SUIS : Le grand problème des vérités, c’est qu’elles cherchent à être absolues et à s’imposer aux autres. La personne qui voit la Terre plate est celle qui voit le Monde plat ; elle se fonde sur ce que perçoivent ses yeux limités, et c’est une vérité comme une autre.

Les personnes qui disent que la Terre tend à être sphérique ou ovoïde peuvent se répartir en deux groupes : celles qui font aveuglément confiance aux autres sans se poser de questions, et celles qui ont la capacité de constater par elles-mêmes pourquoi il en est ainsi. Dans tous les cas, la vérité est une perception. Les vérités ne sont jamais absolues, ce sont des perceptions. Plus les gens veulent imposer leurs vérités aux autres, plus ils contribuent au mensonge collectif.


JE : Alors… Il faut mieux s’éduquer.


JE SUIS : Mais pas à l’école. S’éduquer, c’est apprendre à savourer et à digérer l’information sur la vie et sur le monde, pas à l’avaler comme un canard.

JE : Je comprends donc qu’il n’existe pas de Vérité absolue, qu’elle se transforme à mesure que je transforme ma manière de percevoir le monde qui m’entoure et mon monde intérieur. En même temps, je comprends que le Mensonge est un outil de la créativité humaine, un don qui nous a apporté la culture, l’art et la beauté, et que, par manque de cohérence, nous en avons fait mauvais usage.

Le Mensonge et la Vérité ne sont donc pas des choses opposées, mais complémentaires, puisque, tandis que l’une naît de la perception du monde extérieur — la vérité —, l’autre projette une perception sur ce monde — le mensonge.


JE SUIS : Sois cohérent, et, où que tu ailles, tu pourras projeter ton mensonge pour construire une vérité. Car c’est la richesse de l’art intérieur de l’être humain, de son imagination, qui a conçu les merveilleuses réalités qui t’entourent aujourd’hui.

Apprends à les utiliser. Conçois maintenant tes mensonges et tes vérités comme un seul être, entrelacés les uns aux autres : ton imagination et ta vérité, ton monde extérieur et ton monde intérieur, tous deux unis en un seul. Manifeste-le à l’extérieur afin de pouvoir voir le résultat équilibré de ce qu’ils représentent tous deux en toi : ton pouvoir créateur.


JE : Je suis l’Esprit qui, par l’imagination, conçoit les nouvelles réalités. Le Mensonge est la base de ma Réalité, la Vérité est le potentiel de mon Imagination.

Video explicative

Transcription de la vidéo - J63 - 05/10/2020

Dans cette vidéo, Matias explique le message du blog et approfondit la compréhension du blog.

Bonjour, bonjour à tous ! Comment allez-vous ?

J’espère que vous allez tous bien. Pour ma part, ça va maintenant.

Les processus… Je suis quelqu’un qui traverse les processus rapidement. Je n’ai pas le temps d’être malade, alors ça va vite.

Ces deux derniers jours, j’étais un peu… waouh, un peu étourdi, entre autres. Beaucoup de choses se sont accumulées en même temps. Aucune n’était négative, tout allait bien, mais cela a fait réagir mon corps : il avait besoin de se reposer. Et comme mon corps sait que je ne me repose pas, il m’a forcé à le faire.

Donc voilà, ça va maintenant. J’ai seulement encore mal à la gorge, justement, et c’est ce que nous allons aborder aujourd’hui.

Les voisins viennent de commencer à faire la fête.

Devinez ce qui se passe demain : quelqu’un se marie. Oui, encore une fois !

Bon, voyons…

Pardon, je suis en train d’écouter.

Nous allons donc faire un petit récapitulatif, cette fois avec un peu plus d’énergie et de vitalité, je l’espère.

Pardon, je vais faire appel à mon ascendant en Capricorne.

Voilà.

Et c’est ainsi qu’un Capricorne met fin à une fête pour pouvoir travailler.

Alors, allons-y. Faisons un petit résumé.

Ces deux derniers jours, nous avons parlé… Hier, pour le troisième œil, nous avons parlé de la lumière et de l’obscurité. Et le jour précédent, de quoi avons-nous parlé ? J’ai oublié. La lumière et l’obscurité… Et l’autre, c’était quoi ?

C’était quoi, l’autre ? Voilà pourquoi le récapitulatif était important !

Ah, l’éternel et le fini, c’est vrai !

Nous allons donc revoir le fil de ces enseignements : l’éternel et le fini, la lumière et l’obscurité, pour arriver au thème d’aujourd’hui, la vérité et le mensonge.

Rappelons-nous que, dans le cadre de la Balance, nous cherchons à trouver le point médian de la balance.

L’énergie de cette constellation consiste à mettre de l’ordre entre deux choses qui sont supposées être opposées. Mais lorsque je les équilibre, je trouve le point médian, qui se situe dans le cœur.

La tâche fondamentale et la plus importante de la Balance ne consiste donc pas à se débarrasser de l’un pour trouver le pouvoir de l’autre. Si je me débarrasse de l’un, que se passe-t-il ? Il y a un déséquilibre. Mon cœur se retrouve alors de travers.

Ce que je dois faire, c’est trouver l’équilibre. Et comment trouver l’équilibre dans les choses de la vie ? En donnant un objectif et un sens à l’existence de ces choses qui, vues de loin, semblent s’opposer, mais qui, vues de près, donnent une impression d’équilibre.

C’est pourquoi la Balance correspond à : « J’ÉQUILIBRE ».

Et maintenant, vous allez découvrir les coulisses.

J’ai une lampe que j’ai recouverte, et l’élastique a lâché.

Cela dit, je dois donc trouver l’équilibre entre les choses. Pendant tout ce mois, nous allons justement équilibrer des choses que nous croyons opposées, mais dont nous cherchons en réalité à réunir les aspects pour trouver leur point d’équilibre maximal.

Nous allons voir pourquoi ce qui nous semble opposé est, pour l’univers, complémentaire.

Bien…

Je vois que certaines personnes me disent que je vais trop vite. Je n’ai encore rien dit qui demande beaucoup d’analyse. J’ai simplement décrit ce que nous allons faire pendant ce mois autour de l’équilibre : comprendre que les opposés sont en réalité complémentaires. Nous allons donc analyser comme complémentaires les éléments que nous croyons opposés.

C’est tout ce que j’ai dit, avec mon bavardage argentin.

C’est difficile aujourd’hui…

Voilà ce qui arrive quand on ne cherche pas l’illumination et que c’est l’illumination qui vient vous chercher. Cela arrive parfois !

Un instant.

Bon… Depuis le début, beaucoup de choses perturbent mon environnement. Alors, je le prends comme une plaisanterie.

Comme je le disais, les premiers concepts que nous avons travaillés étaient le fini et l’éternel.

Rappelons brièvement que ces deux concepts sont liés à l’idée que le mouvement de l’univers est éternel, comme un pendule qui se déplace de différentes manières, générant constamment, par inertie, des mouvements d’un point à un autre.

Le concept de fini désigne l’instant où le pendule de la réalité atteint sa limite maximale d’énergie avant de commencer à revenir vers le centre. Cet instant, nous l’appelons une limite, et donc ce qui se termine : la fin, le fini.

Dans tout ce mouvement du mandala, le pendule connaît des millions de moments où il termine un mouvement et recommence, termine et recommence, termine et recommence.

C’est donc un mouvement éternel, constant et éternel.

Et l’éternité est une succession constante de moments finis.

Voilà comment les deux se combinent. Ce ne sont pas des choses séparées, mais complémentaires.

C’est pourquoi nous sommes tous des expressions finies d’un univers éternel.

Lorsque nous naissons et mourons, nous vivons l’un de ces moments du pendule.

Naître et mourir, naître et mourir…

Et cela ne forme pas une ligne droite : cela se déploie en des millions et des millions d’aspects, sous différentes formes.

La vie et la mort sont donc continues. Tout ce que nous appelons « fini » est en réalité le commencement d’autre chose.

Le moment fini que représente pour nous la mort, par exemple, est le point d’inertie d’une nouvelle vie. Lorsque le pendule termine son mouvement de ce côté, sa force génère une inertie vers l’autre côté pour chercher son équilibre.

Avec cette force qui le fait redescendre, ce qui s’est terminé ici comme une mort se dirige de l’autre côté comme une vie, parce qu’il dispose maintenant d’énergie.

De cette manière, la mort génère la vie, la vie génère la mort, et tout ce qui nous apparaissait comme un processus fini relève en réalité d’un mouvement éternel.

Ce pendule ne passe jamais exactement au même endroit. Si nous voyions auparavant une ligne droite, le pendule suivait cette direction, puis il se décale un peu, puis encore un peu, puis encore.

Nous changeons toujours de perspective. C’est la recherche constante de l’équilibre.

En gardant cela à l’esprit, passons au concept de lumière et d’obscurité.


Que signifient la lumière et l’obscurité ?

Imaginons maintenant que ce pendule soit une source de lumière : une ampoule suspendue à un long câble, qui se déplace d’un côté à l’autre. Là où va la lumière, elle apporte la conscience.

Parfois, cette lumière se dirige vers un point, l’éclaire et y place la conscience. Puis elle repart de l’autre côté. Elle effectue constamment ce mouvement de pendule dans l’univers, mais au lieu d’un pendule, imaginez une petite ampoule suspendue à un câble.

Imaginons une sphère fermée, avec au milieu ce câble et cette lampe qui se déplace sans cesse d’un côté à l’autre. Nous percevrons davantage de lumière là où se dirige le pendule. Là où se trouve l’ampoule, il y aura plus de lumière, et de l’autre côté, elle sera plus faible.

Qu’est-ce que cela signifie ?

L’obscurité est, en elle-même, un concept de vide.

Elle n’existe pas comme l’opposé de la lumière, mais comme un concept de vide. Restons-en là pour le moment : comprenons que l’obscurité contient la lumière, car c’est du vide que surgit la lumière.

Il n’y a donc pas encore d’opposition. L’obscurité contient la lumière.

Lorsque la lumière apparaît, que fait-elle ? Elle apporte de la clarté à l’obscurité. C’est alors que nous comprenons ce que signifie l’obscurité : l’absence de lumière. Tout simplement.

C’est ainsi que nous pouvons reconnaître le rôle de la lumière et de l’obscurité. Le seul rôle de l’obscurité est de nous montrer la lumière. Sans obscurité, nous ne pourrions pas voir la lumière.

Tout cela est très beau lorsque la sphère est parfaite. Mais que se passe-t-il lorsque des vibrations apparaissent ?

Lorsque la sphère commence à vibrer, sa surface intérieure, jusque-là parfaite, commence soudain à se plisser, à se déformer. Elle se met à bouger comme des vagues : ce sont les ondes de vibration.

L’intérieur de la sphère se déforme. Et que se passe-t-il alors ?

Des ombres apparaissent pour la première fois.

Qu’est-ce donc que l’ombre ?

L’ombre est la projection que produit la lumière sur les formes.

La déformation même de la matière que génère l’énergie lumineuse… Je vais le dire autrement : l’énergie de la lumière produit une vibration et une énergie toujours plus fortes, qui génèrent davantage de fréquence et modifient la forme des choses.

Autrement dit, la lumière elle-même, avec son énergie, crée la matière. Et à partir de la création de la matière, lorsque la lumière arrive, les ombres se projettent.

Nous allons alors remarquer quelque chose. Vous vous souvenez du moment où l’ampoule se rapproche d’une extrémité ?

Lorsqu’elle se rapproche d’une extrémité, l’autre côté paraît plus sombre, tandis que le côté où se trouve la lumière est très lumineux.

Mais que se passe-t-il s’il y a un objet de ce côté-là ?

Plus la lumière est proche, plus l’ombre devient intense.

Ce serait comme ceci : à cette distance, j’ai un objet éclairé. Ici, l’objet est bien éclairé, et là, j’ai une ombre, mais elle ne dérange pas.

Mais que se passe-t-il lorsque cet être illuminé se rapproche d’un extrême ?

Soudain, l’ombre devient de plus en plus intense.

C’est simple, très simple.

Plus la lumière est proche, plus l’ombre est profonde.

C’est aussi simple que cela. Lorsque nous disons : « Je veux l’illumination », accrochez-vous, car la grande épreuve arrive !

Pour trouver l’équilibre, dans le monde des formes, des ombres se créent. Et ce sont ces ombres qui nous effraient.

Elles nous font peur parce qu’elles produisent des formes que nous ne comprenons pas.

Je ne sais pas si j’ai ici quelque chose qui pourrait faire très peur…

Non… Mais parfois, nous produisons des images de choses que nous croyons terrifiantes, que nous considérons comme de mauvais symboles, alors qu’elles ne sont, en réalité, que l’ombre de la lumière.

C’est pour cela que les peuples anciens comprenaient que, pour atteindre l’illumination, il fallait intégrer l’ombre. La seule manière de trouver toute la vérité était de traverser l’ombre et de comprendre le monde des formes.

Si je ne comprends pas le monde des formes dans lequel je vis, je ne pourrai jamais comprendre la lumière.

Pour vous donner une image un peu étrange… Ici, je n’arrive pas bien à le faire, parce qu’on ne voit pas. Voyons si je peux le faire là-bas…

C’est ce geste classique que vous faites pour produire l’image d’un chien avec une ombre. Vous dites : « Il y a un chien là derrière. »

Ici, je ne peux pas le faire, parce que je n’ai pas la bonne lumière. Mais là-bas, dans l’ombre, il y a un chien. En réalité, c’est ma main, et c’est la lumière qui projette cette image.

Le mythe de la caverne de Platon. Tout simplement.

Nous comprenons alors que ce sont les formes qui créent l’ombre. Nous ne pouvons donc pas reprocher aux ombres d’être ce qu’elles sont, puisqu’elles font partie de la nécessité de la création, du processus par lequel nous existons.

Le monde des formes et les ombres sont une même chose, et ils sont apparus à partir de la lumière et de son énergie.

Sans les ombres, nous n’aurions ni objectif ni compréhension de ce que nous faisons ici.

C’est pour cela qu’hier, j’ai fait une comparaison avec les insectes dans un potager.

Les insectes y sont utiles : sans eux, il n’y aurait pas de biodiversité parmi les plantes, pas de pollinisation. Ils sont nécessaires au potager.

Certains, cependant, sont nuisibles : ils mangent les plantes et les fruits. Que dois-je alors faire pour qu’ils n’abîment pas les fruits ?

Faire pousser d’autres plantes, installer des plants différents, d’autres fleurs, d’autres fruits, comme un cadeau destiné à ces insectes.

Certaines plantes attirent certains insectes. Ceux qui savent cultiver un potager connaissent certainement cela.

Cela signifie que, lorsque je me cultive moi-même, en considérant chacun de mes chakras comme un fruit, mon corps est un potager.

Beaucoup d’insectes se nourrissent de ce corps, et beaucoup le pollinisent. Sans ces insectes, il ne pourrait pas y avoir de communication entre les plantes. Beaucoup sont donc utiles, mais d’autres ne le sont pas : ils consomment l’énergie de mes fruits.

Que dois-je faire dans mon potager ? Planter à l’extérieur un cadeau, une offrande pour ces insectes nuisibles.

Je n’ai donc pas à tuer les fourmis, mais à leur donner autre chose dont elles puissent se nourrir pour vivre leur vie. Parce qu’elles ne font que vivre leur vie.

Ces êtres font partie du monde de l’obscurité : ce sont des constructeurs de réalités, de formes, etc.

Il y a beaucoup à dire à ce sujet, mais nous en parlerons plus en détail au moment opportun.

L’important est d’avoir la base.

Une fois que nous pouvons comparer ce système à un potager, tout le reste consiste, au fond, à apprendre l’horticulture. Ensuite, à chacun de chercher sa propre manière de faire.

Revenons maintenant au concept de la sphère. Nous avons la sphère avec toutes ses différentes formes et la lumière qui oscille en son centre.

Nous pourrions dire que les ombres projetées derrière les formes sont une illusion d’optique, qu’elles ne sont pas réelles.

Ce n’est pas quelque chose de tangible. C’est une forme que je vois projetée, mais qui n’a pas de base réelle. Puis je m’aperçois que sa base réelle est justement la forme située devant elle.

De cette petite idée naît ce que nous appelons la vérité et le mensonge.

Nous pourrions dire que la vérité est la forme.

Cette petite chose, ici, est la vérité. Et derrière, nous avons cette ombre, qui est le mensonge. Par exemple, si je fais ceci, l’ombre apparaît de cette manière.

Dans l’ombre, je vois une ligne, mais en vérité, c’est un cercle.

Je peux donc dire que ceci est la vérité et que cela est le mensonge.

Pourquoi est-ce que je considère ceci comme la vérité ? Parce que je peux l’appréhender avec tous mes sens et dire : « Ah oui, c’est vrai. »

Je peux le voir, le lire, l’entendre, le toucher, le sentir.

Et pourquoi ce qui est ici serait-il un mensonge ?

Parce que ce n’est qu’une perception de mon esprit.

Mon esprit essaie de lui trouver un sens. Comme il n’en trouve pas, il lui en donne un au hasard. Il dit : « Je ne sais pas ce que c’est. Alors c’est un ovni, une soucoupe volante, parce que cela ressemble à une soucoupe volante. »

Qu’est-ce que cela signifie ?

Par nature, l’humain fait cela… Ce phénomène a un nom, mais je ne m’en souviens plus. Le nom m’échappe. Comment est-ce que cela s’appelle ?

Cela va me revenir. Si quelqu’un le sait, écrivez-le quelque part.

Le cerveau est conçu pour chercher des figures et des formes qui nous permettent de comprendre le monde qui nous entoure afin de survivre.

Notre cerveau humain rassemble donc des idées et des concepts dans des formes pour que nous puissions résoudre les problèmes le plus rapidement possible.

Je n’arrive pas à prononcer le mot… La paréidolie.

Cette illusion que produit notre cerveau est la clé de sa capacité à créer des choses irréelles qui nous aident à transmettre de l’information.

Cela signifie que l’esprit conçoit des choses, qu’il devient créatif pour construire des réalités qui ne sont pas réelles, mais qui sont utiles.

Qu’est-ce que cela signifie, alors ? Que notre cerveau a été conçu pour mentir.

Mais notre cerveau est aussi comme une voiture ou un véhicule. Il faut savoir le conduire. Il faut apprendre à le conduire.

Sinon, le véhicule va où il veut et invente toutes les histoires possibles, des histoires qui peuvent même nous conduire à de graves accidents.

Nous avons une conception du mensonge qui consiste à ne pas dire la vérité.

Mais, à l’origine, le mot « mensonge » vient de mens, qui désigne la capacité de l’esprit à créer des situations.

Que signifie donc mentir ?

Cela signifie créer avec l’esprit des situations qui ne sont pas tangibles : une histoire, une poésie, de l’art, un conte.

Fondamentalement, toute la culture humaine est un mensonge.

Ce que je vais vous demander ici, c’est de vous rappeler que nous travaillons pour la conscience, pas pour le jugement dernier.

Nous ne sommes pas ici pour juger qui que ce soit. Que vous mentiez ou non, cela m’est égal.

Ce qui m’importe, c’est que nous comprenions l’essentiel : savoir utiliser cette capacité naturelle du cerveau à mentir au service de quelque chose de créatif, et non de destructeur.

Si nous nions notre aptitude naturelle à mentir par l’imagination, nous ne faisons que nous mentir à nous-mêmes au sujet de notre capacité d’évolution.

Nous devons apprendre à éduquer la capacité de l’esprit, afin qu’il ne crée pas des choses tout seul, mais qu’il devienne un outil au service de notre volonté.

Dans ce cercle, la vérité absolue est la lumière.

Parce que c’est la lumière qui crée toutes les formes, qui a créé les différentes déformations et les ombres.

Toutes les choses que nous appelons vérités et mensonges, toutes les formes que nous pouvons avoir autour de nous, toutes les choses que nous pouvons imaginer, avec leurs formes et leurs aspects différents, sont autant de vérités.

Aujourd’hui, un monsieur dans la rue m’a offert ceci.

Ceci et cela sont des choses très différentes. Ce sont deux vérités.

Et selon le point de vue depuis lequel vous les regardez, ce seront aussi des vérités différentes.

Peu importe d’où vous les observez, vous verrez toujours quelque chose de différent.

Cette forme n’était donc pas non plus la vérité : elle n’en est qu’une parmi tant d’autres.

Nous pouvons alors dire que la lumière était la seule vérité.

Et cela nous apaiserait, nous rassurerait : « Au moins, je sais qu’il existe une vérité absolue. »

Que disons-nous alors, habituellement ?

« Je veux aller vers la lumière, qui est la vérité absolue. »

Puis, un jour, lorsque j’arrive à la lumière, je me demande : à quoi est-elle suspendue ?

Au câble.

Ah ! C’est donc le câble qui est la vérité absolue. Et nous l’appelons le réseau de conscience, à travers lequel circule l’énergie.

Puis, soudain, je m’aperçois que cela vient encore d’autre chose : ce qui soutient tout cela, c’est l’obscurité, la sphère.

Mais la sphère n’est rien.

Alors, qu’est-ce que la vérité ?

La vérité est la capacité à percevoir les différents aspects de l’existence.

C’est pourquoi les mensonges et les vérités sont une même chose.

La même chose. Simplement, les mensonges se construisent à l’intérieur et les vérités se construisent à l’extérieur.

Pourquoi les vérités se construisent-elles à l’extérieur ? Parce qu’elles se construisent à partir de la perception de tous les sens et de la combinaison de tous les facteurs extérieurs.

Et pourquoi un mensonge est-il intérieur ?

Parce que c’est notre esprit qui essaie de trouver une manière créative de comprendre le monde extérieur.

Ce sont donc toutes des perceptions.

Ici et dans n’importe quelle dimension.

Parce que les dimensions sont encore d’autres perceptions.

C’est pourquoi il est important de revenir à la base des choses.

J’ai vu, dans certains commentaires ou certaines questions, que vous vous demandiez pourquoi tout semble maintenant très biologique, ou très schématique, robotique.

Je vais simplement vous rappeler ceci : je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais nous sommes humains.

Et nous ne sommes pas humains seulement depuis notre naissance : nous sommes humains depuis 350 000 ans.

Nous sommes des hominidés depuis deux millions et demi d’années.

Notre génétique a donc façonné tout ce que nous sommes et tout ce que nous percevons.

Nous ne pouvons pas penser comme quelqu’un de l’étoile Véga.

Nous ne pouvons pas commencer par voir ou essayer de comprendre l’univers comme quelqu’un qui vivrait dans une galaxie située à des milliers de milliards d’années-lumière d’ici.

Parce que notre manière de comprendre le monde est humaine.

Lorsque je dis : « Revenons à l’origine, au biologique, à la manière dont cela fonctionne chez les humains », ce n’est pas parce que tout serait finalement biologique. C’est parce qu’il s’agit de l’outil que nous avons décidé d’utiliser dans cette vie.

Si nous étions nés sous la forme d’une pierre, je ne vous expliquerais pas cela : nous expliquerions autre chose. Je ne sais pas si vous comprenez.

D’une certaine manière, ce qui nous arrive aujourd’hui ressemble à…

Je ne connais rien aux voitures. Prenons une autre comparaison.

C’est comme si je m’étais acheté un vélo et que je disais : « Waouh, je suis fier de mon vélo ! »

Puis, soudain, je vois quelqu’un passer à côté de moi à toute vitesse dans une Ferrari.

Je me dis : « Je veux aller aussi vite que cette Ferrari. Je veux être comme cette Ferrari, je veux avoir une Ferrari, je veux vivre comme la Ferrari. »

Mais moi, je suis à vélo.

Je ne peux pas encore avoir une Ferrari, parce que je n’ai que cinq ans. Je suis en train d’apprendre à faire du vélo.

Je dois d’abord apprendre à faire du vélo avant de passer par toutes les étapes qui me permettront un jour de conduire une Ferrari à cette vitesse.

Laissons donc Véga pour une autre fois : ce serait la Ferrari. Apprenons à faire du vélo. Et ce vélo est très bien, ne le dévalorisons pas !

Bien. Les informations du jour.

 

Alignement

Alignement du jour

Début de l'alignement sur la vidéo d'origine : ici

 

Passons maintenant à l’alignement.

Dans cet alignement, nous allons également intégrer les deux autres thèmes.

Parfait. Allons-y.

La tâche, avant que j’oublie de vous la donner…

Rappelons que la tâche consiste à dessiner ou à composer quelque chose de créatif. Faire émerger de nous quelque chose de créatif qui vienne de nous.

Le mieux est de le dessiner pour pouvoir ensuite le contempler, le regarder.

Dessinez quelque chose qui représente ce que sont, pour vous, la vérité et le mensonge. Voilà.

Allons-y.

Installons-nous confortablement.

Nous commençons à étirer le corps, à le masser un peu.

Je bâille, je détends progressivement mon corps.

Je laisse retomber tout son poids.

Je sens mes épaules se détendre, s’abaisser.

J’inspire profondément et je me concentre sur ma respiration.

Je prends conscience de l’air qui entoure mon corps et qui y entre à chaque respiration profonde.

Je sens l’oxygène entrer par mon nez, se diriger vers mes poumons, mon cœur, mon sang, mes organes et mes muscles.

Je ressens la légèreté du vent à l’intérieur de mon corps.

À chaque respiration, je sens mon corps devenir plus léger.

Je sens l’air à l’extérieur et l’air à l’intérieur de mon corps s’unir comme s’ils ne faisaient qu’un, comme s’il n’y avait en moi que de l’air.

J’utilise mon imagination pour percevoir un lieu très élevé dans la montagne.

Je me vois assis au bord, contemplant une vallée profonde, un magnifique paysage.

Je sens l’air, le vent venir vers moi depuis la vallée et envelopper tout mon corps.

Je sens la brise sur chaque partie de ma peau et j’ouvre mes mains, les paumes tournées vers le haut, en ressentant la lumière du soleil.

J’inspire profondément et je sens le vent entrer par mes pieds, apportant toute la force de la vallée.

Il remonte par mes genoux, mes hanches, tout mon dos, ma taille, mon ventre, ma poitrine, mes bras, jusqu’à mon cou et ma tête.

Je sens mes cheveux bouger doucement.

Je reconnais, en ce lieu et en cet instant précis, que c’est mon ancrage, mon lieu, mon axe, là où, désormais, je trouverai mon équilibre.

J’inspire profondément.

Avec mes deux mains, je commence à recevoir la lumière du soleil qui descend à travers ma couronne.

J’inspire profondément, percevant la lumière du soleil éclairer ma tête, éclairer ma couronne.

Je sens des rayons de lumière se diviser depuis la couronne, au-dessus de ma tête, vers chacune de mes mains.

Je sens mes deux mains se remplir de lumière et briller comme une source dorée.

Je sens dans mes mains le poids de toute cette lumière.

Je reconnais que, dans l’une de mes mains, se trouve mon être éternel.

Et dans l’autre, mon être fini.

J’inspire profondément et je ramène toute cette information et toute cette énergie vers mon cœur.

Avec mes mains, je les unifie en une seule source d’énergie.

J’inspire profondément et je libère mon son.

J’inspire profondément et je ramène mes mains de chaque côté de mon corps.

J’inspire profondément, laissant la lumière du soleil entrer dans mon troisième œil, au centre de ma tête.

De là, à travers mes deux yeux, je sens les rayons de lumière se diviser vers mes mains.

Ils remplissent à nouveau mes paumes d’une autre lumière, d’une autre source d’énergie, jusqu’à ce que j’en sente le poids dans mes mains.

Dans l’une de mes mains se trouve la lumière, et dans l’autre, l’obscurité.

J’inspire profondément, je reconnais ces deux forces et je ramène mes mains vers mon cœur, les intégrant comme une seule source d’énergie.

Je les active comme une seule à travers mon son.

J’inspire profondément et je replace mes mains sur les côtés.

Je sens la lumière descendre de mon troisième œil vers ma gorge.

Depuis l’intérieur de moi, elle rayonne à travers mes cordes vocales.

Avec un bref son résonnant dans ma gorge, j’émets deux rayons de lumière vers mes mains.

Je sens ces deux rayons remplir mes deux mains de cette nouvelle lumière, jusqu’à ressentir le poids de l’énergie que je tiens comme de l’or.

Je reconnais que, dans l’une de mes mains, se trouve ma vérité et, dans l’autre, mon mensonge.

J’inspire profondément et je ramène cette lumière vers mon cœur.

Avec mes mains, je la porte vers ma poitrine, réunissant les deux sources d’énergie au centre de mon être.

Je les unifie en une seule source à travers mon son.

Et je reconnais :

JE SUIS la force de l’éternité dans un corps fini.

JE SUIS l’union de toutes les lumières et de toutes les ombres.

JE SUIS le produit de mes vérités et de mes mensonges.

JE SUIS LE DESTIN DE TOUTES LES VÉRITÉS.

JE SUIS LE DESTIN DE TOUTES LES VÉRITÉS.

JE SUIS LE DESTIN DE TOUTES LES VÉRITÉS.

J’inspire profondément et je commence à faire circuler cette conscience dans tout mon corps, en le caressant, en le massant, en m’étirant et en bâillant.

Quand vous êtes prêts, ouvrez progressivement les yeux et revenez ici et maintenant.

Bien, voilà les trois jours intégrés rapidement.

Merci à tous d’être là et d’avoir eu la patience de rester deux heures aujourd’hui.

Demain, à la même heure, comme toujours, nous nous retrouverons pour le cœur.

Je vais faire un rappel aux personnes anglophones : demain, nous commençons l’atelier en anglais sur le campus Arsan.

Merci à tous d’être là. À demain, reposez-vous bien.


Information : L’alignement peut être écouté dans la vidéo originale. Même si le langage vous échappe, les codes transmis par Matías se transmettent malgré tout, et vous en avez ci-dessus la compréhension en français.


Vidéo source : 

Libra: Mental “Laríngeo” / “Throat” - NHe - 5 de Octubre 2020 - Matías De Stefano

Date de dernière mise à jour : 03/10/2026

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