Bonjour. Devinez où je suis.
Bonjour ! [Rires.] Cette fois, ça y est. Je cherchais le bon éclairage.
Oui, il y a un autre mariage. Exactement. Ce sera donc un mois de célébrations.
L’avantage, c’est que je peux être ici. On me change de place, alors il n’y a pas de problème. Au moins, comme ça, j’ai l’impression de voyager ! [Rires.]
Enfin, le temps de trouver la lumière et tout le reste… Voilà, on fait avec ce qu’on a. Nous allons donc devoir nous adapter à la lumière, au son, à l’image, à la connexion, à tout cela.
Bon, parfait. Maintenant, ils tirent des feux d’artifice. Vous les entendez ?
Ma Lune en Sagittaire voudrait être là-bas. Ceux qui connaissent l’astrologie comprendront. Ma Lune en Sagittaire voudrait être là-bas, pas ici. Mon ascendant en Capricorne, lui, voudrait que tout le monde s’en aille et me laisse seul et tranquille pour pouvoir rester ici. [Rires.]
Bien, nous allons donc faire notre possible pour commencer la journée d’aujourd’hui.
Je voulais commencer par évoquer quelque chose de très général, sans citer de noms. Aujourd’hui, par deux voies différentes, j’ai reçu une information : des personnes inquiètes m’ont signalé quelqu’un qui réalise des vidéos sur les théories du complot et d’autres sujets, et qui parle de l’aspect démoniaque de Saturne. Il me fait apparaître au milieu de sa vidéo comme un exemple de tout ce courant un peu satanique.
Or, j’avais déjà parlé avec cette personne, nous avions échangé. Mais je trouve totalement diffamatoire d’utiliser ce genre d’informations sans avoir fait de recherches auparavant. C’est l’une des choses qui rejoignent le thème d’hier : la vérité et le mensonge.
Au-delà de cela, le nom ne m’intéresse pas. Je ne tiens pas à ce que vous sachiez qui c’est, cela m’est complètement égal. Ne vous focalisez donc pas sur son identité. Peu importe la personne, peu importe la chaîne, ce n’est pas cela qui compte. Nous allons parler du concept.
Le concept est le suivant : hier, nous parlions de ce qu’est le mensonge. Le mensonge est la capacité créative du cerveau humain, la capacité de manifester une créativité.
Mais que se passe-t-il ? Pourquoi le cerveau cherche-t-il à créer ?
Il cherche à créer parce qu’il essaie de combler des vides qu’il ne peut pas comprendre. C’est la seule raison pour laquelle le cerveau crée à travers le mensonge : « Je ne comprends pas, alors je remplis les espaces vides pour pouvoir me détendre et donner une logique à ce qui était vide. » Vous me suivez jusqu’ici ?
Prenons un exemple très simple dans l’histoire : d’où vient l’être humain ? Comment est-il apparu ?
Avant que nous sachions qu’il existait une évolution, une lignée évolutive qui nous reliait aux animaux de la Terre et à toutes les choses, avant de comprendre comment fonctionnait l’évolution, qu’a fait le mental ?
Il a simplement rempli les espaces vides. Il s’est dit : « Nous sommes la seule espèce intelligente, et puis il y a les singes. Il a donc dû se passer quelque chose entre les deux. » Alors : « Dieu est venu, il a créé l’être humain, et voilà. » Ou bien : « Un extraterrestre est venu, il a créé l’être humain, et voilà. » Comme si tout le reste n’avait aucun rapport.
Que fait-on ? On remplit un espace vide avec une information que le mental considère comme réelle. Et l’on finit par y croire, parce qu’on n’a aucun moyen de savoir quelle est la vérité, de savoir ce qui manque à cet endroit. On ne peut pas.
Alors, que se passe-t-il ?
C’est très différent lorsque surgit ce qu’on appelle les fausses informations.
En quel sens ? Aujourd’hui, avec toutes les possibilités d’information dont nous disposons, avec toutes les possibilités de connexion que nous avons dans le monde…
Imaginons que nous soyons trois personnes et que nous voyions tous les trois que le tee-shirt de la personne devant nous est blanc. L’un de nous s’en va et raconte à quelqu’un d’autre, qui se trouve plus loin, qui ne nous connaît pas et ne nous voit pas : « Celui qui est là-bas était habillé en noir. »
Et cette personne écrit : « Celui qui est là-bas était habillé en noir », sans vérifier, tout en sachant qu’elle pourrait venir vérifier et poser la question. Elle pourrait interroger l’autre personne présente, puisqu’il existait une autre possibilité de se renseigner.
Lorsqu’on fait du journalisme d’investigation pour révéler des choses au sujet d’autres personnes, on ne peut pas remplir les espaces vides.
Vous comprenez où je veux en venir ? On ne peut pas combler les vides lorsqu’on fait de la recherche. Ce qu’il faut faire, c’est toujours interroger des tiers, chercher d’autres points de vue. Voilà ce qu’il faut faire lorsqu’on enquête et lorsqu’on parle d’autres personnes.
Dans mon cas, par exemple, je parle de concepts. Je ne parle jamais de personnes, je ne parle de personne. Vous ne m’entendrez jamais parler d’une personne en particulier, parce que j’aime parler de concepts, pas de personnes.
Alors, lorsque quelqu’un consacre sa vie à parler des autres, il ne peut pas combler les vides, parce que cela revient à mentir intentionnellement. On détourne le pouvoir créatif du mental pour l’utiliser sous son aspect négatif. Voilà un exemple.
Ce que je disais en anglais, c’est que ma tâche consiste à parler de concepts. Par exemple, je ne vais pas parler d’un responsable politique, du pape ou de quelqu’un d’autre. Pourquoi ? Parce que je ne vis pas avec eux, je ne sais pas comment ils sont. Leur vie et la manière dont ils la mènent ne m’intéressent pas non plus. Je vais parler de systèmes ou de concepts, essentiellement.
Je voulais préciser cela parce que ce genre de personnes (pas seulement lui, mais d’autres aussi) parlent d’autres personnes. J’ai rencontré beaucoup de gens qui font cela : ils parlent mal de quelqu’un en public sans l’avoir interviewé, sans le connaître, sans comprendre ses motivations. Rien.
Alors, ils remplissent les espaces vides avec leurs propres mensonges. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils mentent au sens où ils auraient inventé cela exprès. Je veux dire que leur mental croit réellement ce mensonge, parce qu’il l’a créé.
Je ne dis donc pas qu’ils le font parce que ce sont de mauvaises personnes. Je ne dis pas que ceux qui agissent ainsi sont mauvais. Je dis que nous devons apprendre à reconnaître lorsqu’une personne remplit les espaces vides et lorsqu’elle mène réellement une enquête.
Et je vous le redis, je vous le demande encore, s’il vous plaît : nous ne sommes pas ici pour juger qui que ce soit.
Je ne veux pas que vous donniez de nom ni que vous disiez de qui il s’agit. Peu importe qui c’est, qui le fait ou qui l’a fait.
Je vous demande de ne pas alimenter cela avec des paroles et des commentaires. J’ai reçu cette information aujourd’hui, et il m’a semblé intéressant de l’évoquer en lien avec ce dont j’ai parlé hier.
Nous ne parlons pas de la personne. Nous parlons simplement d’apprendre à distinguer les moments où nous remplissons les espaces vides, où quelqu’un remplit les espaces vides, de ceux où quelqu’un fait réellement des recherches, pose des questions, réalise des entretiens et dispose d’éléments sur lesquels fonder ses explications.
Et cela, je me le dis à moi-même aussi, que ce soit clair. En quel sens ?
Je parle de concepts. Beaucoup de ces concepts nécessitent de combler certains espaces. Pour beaucoup de personnes, moi aussi, je serai donc en train de remplir les espaces avec des mensonges.
C’est une question de discernement. Personne n’a raison. C’est précisément pour cela que vous devez faire preuve de discernement.
Tout cela est arrivé à point nommé pour relier l’information d’hier à celle d’aujourd’hui.
Le thème d’aujourd’hui est l’amour et la haine.
Observez ce que le fait de vous raconter cela peut provoquer. Chez beaucoup d’entre vous, l’une des premières réactions peut être de la haine, de la rage : « Comment peuvent-ils faire cela ? »
Même moi, cela m’a fait réagir : « Mais pourquoi ? » Et pourtant, ce n’est pas la première fois. Mais pourquoi ? Cela a provoqué en moi une sorte de rage.
Pourquoi cela arrive-t-il ? Pourquoi est-ce que je ressens cela alors que je sais déjà d’où cela vient ?
Et après toute cette histoire, il y a eu ce qui s’est passé dans la pyramide.
Qu’est-ce que la haine ?
La haine n’est rien d’autre que le système immunitaire de l’âme qui défend l’amour.
Je l’ai assez longuement expliqué aujourd’hui sur le blog. Lisez-le ensuite, parce que toutes les informations s’y trouvent. Mais nous allons en faire ici une sorte d’observation générale.
Nous avons placé l’amour et la haine comme deux choses opposées, comme si ce qui contient de la haine ne pouvait pas contenir d’amour, et comme si la haine ne pouvait pas entrer là où se trouve l’amour. Nous avons souvent entendu cela, n’est-ce pas ?
Mais que se passe-t-il ? Rappelons-nous le concept fondamental de l’amour.
L’amour vient du latin « a-mors », qui signifie « sans mort ». Sans mort signifie donc éternel : la vie est éternelle. Du point de vue latin, l’éternité désigne ce qui ne meurt jamais. C’est pourquoi on appelle amour ce qui est éternel. « Moi avec toi, vers l’éternité » : voilà ce qu’on a appelé amour.
Si nous comprenons que l’amour est un concept éternel, entièrement éternel, cela signifie que tout ce qui existe, du premier instant jusqu’au dernier, sera amour. Car si l’amour est éternel, au commencement des choses, la seule chose qui existait était l’amour. Fondamentalement, c’est la seule chose qui existe.
À partir de là, tout est donc essentiellement amour. Toutes les vibrations qui en découlent, toutes les émotions qui surgissent à partir de cette première impulsion d’amour, seront différentes fréquences de l’amour, différentes fréquences finies de l’éternel.
Vous vous souvenez du premier thème ? Chaque émotion que nous ressentons est un aspect fini d’un concept éternel que nous appelons amour.
Cela signifie que, quelle que soit la hauteur ou la bassesse de la fréquence, ce sera de l’amour sous différentes formes.
Dans ce cas, nous pouvons comprendre que la haine soit identifiée comme une vibration très basse, comme la plus basse de toutes. Et parce qu’elle est très basse, elle est interprétée comme quelque chose de très négatif et de très lourd.
Alors, qu’est-ce que la haine ?
Fondamentalement, son origine conceptuelle vient du déplaisir, de quelque chose qui ne me plaît pas. C’est cela, le déplaisir : quelque chose que je n’aime pas.
Dire « Je déteste cela » signifie que je porte mon attention sur quelque chose qui ne me fait pas me sentir bien.
Remarquez donc que le concept de haine n’a pas à voir avec le fait de haïr quelqu’un ni avec le fait de ne pas aimer quelqu’un. Il a à voir avec quelque chose de très simple, comme : « Je n’aime pas boire d’alcool. » Fondamentalement, c’est cela.
Avec le temps, le concept de haine s’est intensifié et s’est lié à la colère.
Que signifie la colère ? C’est un mouvement rapide. La colère vient d’un mot qui signifie un mouvement rapide et brusque. C’est donc aussi une manière maladroite de faire les choses.
En fait, la colère est une accumulation de rage. La rage est fondamentalement à l’origine des concepts de maladresse, de sottise.
Comment dit-on « maladroit » en anglais ? Si quelqu’un peut me le dire, je ne m’en souviens plus.
Dans cette conception, la haine a donc été utilisée comme une manière maladroite et brutale d’employer l’énergie. Quelque chose de très peu aimant.
C’est à partir de cette conception que nous avons opposé l’amour et la haine, comme deux choses contraires.
Pourtant, nous allons nous rendre compte que les moments où nous ressentons de la haine sont ceux où nous voyons notre amour être attaqué.
En quel sens ? Si l’amour signifie ce qui est éternel, quelque chose de continu et d’éternel, alors, soudain, lorsque quelque chose vient menacer cette continuité, risque de l’interrompre et d’y mettre fin, la haine apparaît comme une réponse pour défendre la poursuite de ce mouvement.
C’est ce que nous faisons habituellement lorsque quelqu’un fait irruption dans notre paix intérieure, dans notre amour, et que nous avons soudain cette réaction.
C’est presque naturel. C’est une réaction très naturelle que nous avons tous à un moment de notre vie, ou constamment au cours de notre vie.
Fondamentalement, cela fonctionne ainsi parce que le corps essaie de défendre son intégrité.
Et pourquoi le corps a-t-il besoin de se défendre ?
Rappelons-nous ce qui se passe au commencement des temps : nous devons survivre.
Le corps doit survivre, et il possède une émotion fondamentale qui nous permet de survivre. Laquelle ? La peur.
Lorsque le corps a peur, que fait-il ? Il se contracte.
Mais, avec le temps, le corps a découvert une autre réaction : au lieu de se contracter, s’expanser. C’est une réaction opposée. À quoi lui a-t-elle servi ? À se défendre plutôt qu’à se protéger.
La peur a donc trouvé une autre manière d’avancer dans la vie : non plus s’enfermer, mais se défendre.
C’est ce que nous voyons dans la nature. Il y a de petits animaux qui se replient sur eux-mêmes lorsqu’ils voient un danger. Les humains aussi peuvent se recroqueviller de cette manière.
Et il y a des humains qui adoptent une autre posture, comme ces animaux qui font toutes sortes de choses étranges. Certains ne peuvent en réalité rien vous faire, mais ils font peur. Cette haine, ces dents vous effraient, et vous partez en courant.
Cette réaction que nous appelons haine a donc également été une manière, pour le corps, d’évoluer. Une manière pour le corps de dire : « Je vais défendre la vie. »
Avec le temps, l’être humain a également commencé, à travers la culture, à susciter de la haine entre les autres pour défendre et protéger les siens.
Que faisait-on pour défendre sa famille ? On allait dire : « Celui qui est là-bas t’a volé. » Et ensuite, on les regardait s’entretuer.
Ou bien : « Celle qui est là-bas est une sorcière. » Et l’on cachait la sorcière chez soi.
C’est ainsi que nous avons commencé à construire la culture de la haine, quelque chose que, je crois, nous connaissons tous aujourd’hui. La culture de la haine consiste à défendre ce qui nous appartient, à le défendre et à assurer notre survie dans notre propre cercle.
Ce qui se passe réellement, c’est que nous nous sentons tous si faibles et si vulnérables que nous avons besoin de créer de la haine envers les autres pour nous sentir plus forts.
Voilà la raison fondamentale pour laquelle il y a aujourd’hui tant de haine. Ce n’est pas parce que les gens ont de la haine, mais parce qu’ils ont peur, parce qu’ils se sentent faibles et vulnérables.
Le pays qui possède le plus d’armées est celui qui se sent le plus en insécurité.
Le besoin de créer un ennemi extérieur vient de la peur de ne pas savoir soutenir ce qui se trouve à l’intérieur.
Fondamentalement, s’il y a tant de haine dans ce monde, c’est parce que nous avons oublié comment nous aimer nous-mêmes.
Et que fait la haine ? Elle essaie de prendre soin de la dernière goutte d’amour de soi.
C’est tout ce que fait la haine sur Terre. C’est comme la guerre pour l’eau dans le futur. Il reste une dernière petite goutte dans le verre, alors les gens vont tuer, s’il le faut, pour cette dernière goutte.
Chaque fois que vous voyez quelqu’un susciter de la haine envers une autre personne, cela signifie que son propre amour ne tient qu’à un fil, qu’il n’arrive pas à soutenir son propre amour.
La peur de perdre l’amour est la raison pour laquelle nous avons besoin de la haine.
Je vous le rappelle encore : la haine est le système immunitaire de l’âme qui défend l’amour intérieur.
Alors, quelle est la solution ? Comment commencer à faire en sorte qu’il y ait moins de haine ?
C’est très simple : je dois commencer à aimer.
Mais pas les autres. Je dois d’abord m’aimer moi-même, parce que je ne peux pas aimer les autres si je ne m’aime pas moi-même.
Une fois que je m’aime moi-même, je peux aimer les autres. Pourquoi ? Parce que l’amour transforme toute mon énergie en un circuit éternel qui ne s’arrête jamais.
Mais avant de commencer à m’aimer et à aimer les autres, la première chose à me rappeler, c’est que la haine est un système de défense.
Je ne peux pas juger le système immunitaire parce qu’il est en train de défendre. Je dois simplement reconnaître : « Ah, c’est le système immunitaire. »
Je dois donc d’abord être moi-même en équilibre. Sinon, je vais apparaître comme un virus.
Souvenons-nous : il ne faut pas être contre la haine.
Lorsque nous disons que l’amour est l’opposé de la haine, c’est comme si nous nous placions contre elle. C’est comme dire : « La guerre pour la paix. »
On ne peut pas lutter pour la paix. Le concept est absurde, rien que de le dire. Lutter pour la paix n’a pas de sens.
Bien, j’espère que le concept d’aujourd’hui est compris. Nous continuerons de toute façon à le travailler. Après tout, il nous reste trois cents jours.
Passons à l’alignement.
Pour moi, tout cela est déjà un alignement. Le simple fait de parler est déjà un alignement. J’espère qu’il en va de même pour vous.
Nous sommes au chakra du cœur.
La vibration du jour est… [La transcription de la syllabe est incertaine à cet endroit.]
L’affirmation du jour est : « JE SUIS DESTINATION DES SENTIMENTS. »
Le code du jour est le schéma physique CH :
« Bien que le processus évolutif soit un long parcours d’adaptation et de compréhension, il existe parfois des transformations auxquelles nous n’avons pas le temps de nous préparer. Ce sont les changements.
Changer, c’est basculer vers ma polarité, me déplacer à 180 degrés de ma position actuelle, sous l’effet d’une circonstance intérieure ou extérieure.
Le CH est le changement : quelque chose d’inévitable, une chute libre dans le vide qui nous force à voir l’invisible. »
Nous allons commencer l’alignement.
Je vous rappelle que la tâche consiste à exprimer ce que représentent pour vous la haine et l’amour. Rien de plus.
Allons-y.