Bonjour à tous ! Bonjour, bon après-midi, bonsoir.
Bienvenue dans cette journée consacrée au chakra sacré. Comme vous pouvez le constater, dehors, il y a encore un mariage. Toute la population égyptienne est en train de se marier !
J’ai donc dû changer de place une nouvelle fois et m’adapter au bonheur des autres.
Bien. Nous sommes tous prêts ? Nous allons commencer la discussion d’aujourd’hui, puis l’alignement.
Si vous entendez du bruit, c’est parce que je me suis éloigné du mariage, mais que je suis maintenant près de la rue principale. On entend donc un peu les voitures. S’il y a un mot qui définit Le Caire, c’est bien « bruit ».
Rappelez-vous : si vous me voyez fatigué, c’est parce que je me lève à sept heures du matin et qu’ici, il est huit heures et demie du soir. Si j’ai un peu l’air fatigué, c’est pour cette raison.
Et si vous constatez que je tousse encore, avec tout ce que j’ai déjà fait pour cela, c’est lié aux changements de température. Dehors, il fait très chaud, et à l’intérieur de l’hôtel, il fait très froid. Ne vous inquiétez donc pas : ce n’est pas le Covid. C’est simplement que je change constamment de température. Je passe une bonne partie de la journée au soleil, puis une autre partie à l’intérieur. C’est donc du froid et du chaud en permanence.
Voilà, c’est tout.
Le thème d’aujourd’hui est la création et la destruction.
Comme toujours, j’ai écrit sur le blog toutes les informations concernant notre conversation du jour. Ceux qui souhaitent approfondir le sujet peuvent donc lire l’article d’aujourd’hui. Vous y trouverez tout.
Merci de me dire que j’ai l’air très amaigri ! Je viens de lire un commentaire en majuscules : « Tu as l’air très amaigri. » Je ne lis pas bien, pardon.
Mais souvenons-nous aussi que je fais cela tous les jours. Parfois, je n’en ai pas envie ; parfois, je suis de mauvaise humeur. Aujourd’hui, je ne suis pas de mauvaise humeur, mais certains jours, j’ai moins d’énergie et d’autres jours, davantage. Parfois, je suis très fatigué parce que j’ai passé toute la journée au soleil.
Je vous rappelle que je suis en Égypte, pas chez moi. Ici, il y a de la poussière, du sable… L’environnement est aussi assez chaotique. Ce n’est pas un endroit particulièrement paisible.
Si, un jour, vous me trouvez fatigué, avec une tête de quelqu’un qui n’a envie de rien expliquer, c’est normal. Cela va durer trois cent soixante-cinq jours. Nous vivons pratiquement ensemble.
Si j’ai l’air un peu étourdi ou distrait aujourd’hui, c’est parce que c’est une journée comme cela.
Aujourd’hui, j’ai vraiment été très « ascendant Poissons ». Cette année, dans ma révolution solaire, mon ascendant est en Poissons, et je l’ai beaucoup ressenti aujourd’hui.
Depuis mon retour des pyramides, je suis littéralement resté allongé sur mon lit à regarder une série romantique. Moi ! Je n’en reviens pas. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela, mais je crois que cela a un rapport avec cette énergie des Poissons que je traverse cette année.
Je n’avais envie que de manger des sucreries et de regarder quelque chose de romantique. Je ne sais pas pourquoi cela m’est arrivé, mais j’ai passé la journée comme cela. Si vous me trouvez cette tête-là, c’est peut-être à cause de cela aussi.
Après les pyramides, j’ai donc passé toute la journée à ne rien faire, ce qui n’est pas habituel chez moi. C’est pour cela que je suis un peu distrait.
Non, je ne vous donnerai pas le nom de la série : j’en ai trop honte !
Bien. Pour ceux qui nous rejoignent et qui ne savent pas très bien où nous en sommes, rappelons que nous travaillons dans le mois de la Balance, dans la semaine émotionnelle, au niveau du chakra sacré.
Si vous voulez comprendre pourquoi, allez sur le blog : yosoy.red.
Aujourd’hui, en relation avec le sacré, souvenons-nous que tout ce qui relève du mental est conceptuel. Ce n’est pas quelque chose de tangible ou de palpable.
Au niveau mental, dans le chakra sacré, nous devons donc nous relier à cette idée : le sacré est le chakra créatif. La dualité de la Balance que nous allons chercher à équilibrer sera donc la création et la destruction, ou la construction et la destruction.
Nous allons d’abord essayer de comprendre l’étymologie de ces mots.
Création vient de « créer ». En latin, créer signifie engendrer des choses, manifester des choses. Cela a un rapport avec le petit, le bébé, la progéniture : quelque chose est en train d’être créé. Il s’agit d’engendrer.
Il s’agit de ce qui donne naissance à un produit, au résultat final de quelque chose. On retrouve aussi cette idée dans les céréales produites par une plante : les produits de la récolte. Il y a également un rapprochement avec Cérès et les cultures dans les champs.
Voilà, d’un côté, l’origine de ces mots pour les langues issues de l’indo-européen.
De l’autre côté, nous avons le mot « détruire », auquel nous pouvons opposer « construire ». Nous pouvons donc considérer, dans cette explication, que création et construction sont à peu près synonymes.
Commençons par comprendre le mot « construction » comme un synonyme de création.
Construction vient des éléments latins « con- », qui signifie « avec », et « struere », qui signifie rassembler des choses. Il s’agit donc de mettre toutes les choses ensemble.
Construire signifie faire en sorte que les choses soient placées les unes avec les autres, qu’elles s’unissent et s’assemblent.
Détruire serait précisément l’inverse. « De- » indique un passage d’un niveau à un autre, un éloignement. Détruire signifie donc éloigner ce qui était réuni, le séparer en différentes parties.
C’est simple : lorsque je construis, je rassemble toutes les choses les unes avec les autres. Lorsque je détruis, je sépare ces mêmes choses et je les divise en différentes parties.
Alors, qu’est-ce que le concept de destruction et de création ? Que signifie construire et détruire ?
Cela signifie assembler quelque chose, puis, avec les mêmes éléments, assembler autre chose.
Pourquoi, de notre point de vue, considérons-nous la création comme quelque chose de beau, la construction comme quelque chose de magnifique ? Voir quelque chose se construire est impressionnant. Nous éprouvons le besoin de voir comment les choses se construisent, et nous allons comprendre pourquoi.
À l’inverse, pour nous, la destruction est un désastre, quelque chose qui nous fait mal, qui brise tout ce que nous sommes.
La raison pour laquelle nous, les humains, aimons voir les choses s’assembler et se construire, et supportons si mal de les voir se détruire, tient essentiellement à une perception mentale.
Cette perception vient du fait que le cerveau est conçu pour résoudre les problèmes, pas pour les créer.
Dans la nature, le cerveau s’est développé pour essayer de résoudre les problèmes de la vie. Naturellement, sans même le vouloir, nous cherchons toujours à faire correspondre une chose avec une autre, afin que notre cerveau puisse se dire : « Enfin, j’ai compris ! Enfin, il y a une solution ! Comme c’est beau quand chaque chose est bien placée par rapport aux autres ! »
C’est depuis ce point de vue que nous cherchons généralement, en tant qu’humanité, à éviter autant que possible la destruction.
La plupart des personnes cherchent à maintenir le plus d’ordre possible, pour que leur esprit ne soit pas perturbé. Elles recherchent donc des processus créatifs, mais jamais destructifs, parce qu’il leur semble absurde de rechercher un processus destructif.
À l’inverse, certaines personnes, qui n’éprouvent pas ce même besoin de se sentir en sécurité, ont tendance à générer du chaos. Dans le chaos, elles voient la seule possibilité de ressentir de l’émotion.
Pourquoi certaines personnes recherchent-elles la destruction plutôt que la création, contrairement à la majorité ?
Essentiellement parce que, dans leur histoire génétique ou familiale, davantage de problèmes ont été résolus par le conflit que par une résolution paisible. Elles ont trouvé de meilleures réponses aux difficultés de leur vie dans un environnement chaotique que dans un environnement pacifique.
Leur esprit est donc organisé de manière à rechercher le conflit, car, pour elles, sans conflit, il n’y a pas de résolution. Vous comprenez ?
Mais qu’est-ce qui unit ces deux groupes ? La recherche d’une résolution des problèmes.
Il existe ensuite un autre petit groupe, qui relève de la pathologie : les psychopathes, les sociopathes, par exemple. Ce sont des situations particulières, avec des conflits internes spécifiques. Nous n’allons pas en parler ici.
Ces deux faces, la construction et la destruction, expriment donc toutes deux une intention de résoudre un conflit.
Pour la construction, le conflit est le chaos engendré par la destruction.
Pour la destruction, le conflit est la structure rigide de la construction, qui empêche la transformation.
Si nous regardons bien, dans les deux cas, ce qui se produit est de la création.
Aujourd’hui, j’ai écrit sur la création et la destruction parce que nous les présentons habituellement comme des opposés. Pourtant, regardez : elles ne sont pas opposées. La construction et la destruction sont toutes deux de la création.
La base fondamentale à comprendre est la suivante : la construction cherche à résoudre le problème posé par la destruction.
« Quelque chose a été détruit, j’ai besoin de le construire à nouveau. »
De l’autre côté, la destruction dit :
« Ce qui a été créé est tellement rigide que cela ne nous permet plus de nous transformer. Nous avons besoin de le changer. Il faut le détruire pour pouvoir créer quelque chose de nouveau. »
Du point de vue de chacune, toutes deux sont donc en train de créer.
Pour comprendre cela, revenons au commencement de l’univers, à l’origine de toutes choses.
Comment l’existence de l’univers a-t-elle commencé ? Nous nous en souvenons tous : par le Big Bang.
Nous appelons cet univers créateur le « cosmos ». En grec, cosmos signifie « ordre », littéralement.
L’ordre est donc né d’une grande explosion. Une explosion qui a produit une onde d’expansion immense, détruisant la paix qui régnait dans l’univers. Rien de ce qui existe n’existerait sans cette explosion.
Le chaos de la destruction a donc permis l’existence de l’ordre de la création.
À partir de cet exemple, nous pouvons comprendre que, dans l’instant même où quelque chose est détruit, quelque chose de nouveau se crée. Et dans l’instant où quelque chose de nouveau se crée, quelque chose d’ancien est détruit.
C’est instantané.
C’est le paradoxe de l’univers : tout ce qui est détruit est création, et tout ce qui est créé est destruction. Le grand paradoxe du créateur.
Je ne parle pas ici de l’effet papillon. Je parle de quelque chose de beaucoup plus simple.
Par exemple, lorsque vous prenez un crayon, un simple crayon, et que vous le posez sur une feuille pour écrire, au moment où vous créez un mot ou un dessin, vous êtes en train de détruire le crayon.
C’est très simple. Vous détruisez le crayon et le papier pour pouvoir créer un dessin ou un texte.
Il ne s’agit pas de dire : « On coupe un arbre ici, mais un autre naît dans un autre pays. » Ce n’est pas cet exemple-là.
L’exemple est immédiat. Au moment où l’on coupe un arbre, on est en train de faire une table, une porte, du papier, de la nourriture, beaucoup de choses.
Laissons de côté la dimension morale : est-ce bien ou mal de couper un arbre ? Oublions cela un instant. On pourrait aussi dire qu’il est mal de détruire une planète, et pourtant les étoiles tombent. Laissons la morale de côté pour comprendre l’exemple.
L’exemple de base est le suivant : un arbre meurt, une table naît. Pour le dire simplement.
Quelque chose surgit à partir de ce qui est détruit, instantanément. Cela peut devenir du bois pour le feu ou autre chose.
Ce qu’il faut comprendre ici, ce n’est pas la dimension morale. C’est que, dans l’instant où quelque chose est détruit, quelque chose de nouveau apparaît.
Ces deux phénomènes ne sont pas séparés. Il ne s’agit pas d’effets papillon : ce sont des choses immédiates. La matière se transforme immédiatement.
À partir de là, nous pouvons comprendre que tout ce que nous faisons dans notre vie constitue un moment de destruction et de création constantes.
Chaque jour où nous nous transformons en quelque chose de nouveau, nous détruisons quelque chose d’ancien.
Chaque jour où nous détruisons quelque chose d’ancien, nous créons quelque chose de nouveau.
Je peux donc le dire dans les deux sens. Tout dépend du point de vue depuis lequel je regarde.
Souvenons-nous : construire, c’est réunir les choses.
Au commencement de l’univers, toutes les vibrations présentes dans le vide ont commencé à se réunir, à se rapprocher et à se comprimer, en construisant quelque chose de nouveau. Lorsque cette nouvelle chose a été construite, elle a explosé et s’est détruite.
Cette destruction a séparé toutes les parties, créant ainsi l’univers.
Voilà le concept de construction et de destruction.
En tenant compte de ce fonctionnement, regardons maintenant notre propre vie.
Dans les moments de crise, nous aussi, nous nous brisons souvent en morceaux. Et lorsque nous nous brisons, nous découvrons ce que nous avions à l’intérieur et que nous n’aurions pas pu voir sans cette rupture.
Si nous n’étions pas entrés en crise, si tout ne s’était pas brisé, nous n’aurions pas pu voir ce qui nous faisait du mal, ce qui exerçait une pression à l’intérieur de nous.
C’est alors que je commence à me reconstruire à partir de ces morceaux, pour construire un nouveau « je ».
Le processus que nous vivons au cours des grandes crises de notre vie est donc le même que celui qu’a vécu l’univers, que traverse toute la réalité, et que vit l’humanité.
Que se passe-t-il ?
Le processus qui consiste à se briser, à se diviser en morceaux, à séparer les parties, c’est ce que nous appelons la destruction.
En indo-européen, cette idée de division est exprimée par « del », qui donne naissance au mot « douleur ».
La douleur signifie diviser, séparer les choses. Lorsque je me brise en morceaux, il se produit donc de la douleur, au sens de partition, de séparation.
En anglais, c’est différent.
En espagnol, nous avons le mot « pena », la peine, qui vient d’un mot grec signifiant « amende ». L’amende est une punition pour avoir enfreint, c’est-à-dire « brisé », la loi.
Nous revenons à la même idée : la douleur signifie rompre, briser, partager quelque chose qui était censé rester rigide.
La loi est rigide, et lorsqu’on la transgresse, il y a une punition. C’est tout cet ensemble de significations qui se retrouve dans les mots douleur et peine. La peine est ainsi associée à la culpabilité.
C’est là que prend corps le concept qui nous fait refuser la destruction. Nous allons maintenant l’appliquer.
La raison de notre aversion pour la destruction, c’est que nous nous attachons tellement à ce que nous avons construit que cela finit par devenir du ciment. Cela devient si rigide que cela prend la forme d’une loi.
Et cette loi n’est pas nécessairement une loi officielle. Ce peut être, par exemple, une loi familiale : les mêmes cycles se répètent et l’on dit :
« Non, cela a toujours été comme cela. On ne peut pas le changer. »
Ce que j’ai construit, ce que j’ai créé, devient tellement rigide qu’au moment où il faut le changer, le séparer fait beaucoup plus mal.
Le corps dit alors :
« Non, je ne veux pas souffrir. Je ne veux pas avoir mal. »
Puisque je ne veux pas avoir mal, je rejette la destruction. C’est ainsi que l’esprit associe la destruction à la douleur.
Dans notre vie, nous nous sommes tellement accrochés aux structures que nous avons créées que, lorsqu’il faut nous transformer, nous le vivons comme une douleur, une souffrance, comme si tout était en train d’être détruit.
C’est pourquoi, lorsque nous commençons à devenir souples, à ne plus craindre le changement, à nous adapter plus facilement, la douleur et la souffrance cessent.
Les personnes qui souffrent sont celles qui s’accrochent le plus à leurs croyances, à leurs créations.
C’est pour cette raison que la souffrance et la douleur sont un choix.
Vous pourriez évidemment me répondre :
« Oui, mais personne ne choisit les guerres, par exemple. Je n’ai pas choisi de vivre dans la douleur et la souffrance. »
Mais, là, nous regardons le processus d’une société entière à travers les yeux d’un seul être humain.
Le sujet commence à devenir plus complexe, parce que nous ne parlons plus du choix personnel, mais du choix de tous, d’un ensemble social.
Nous en parlerons lorsque nous aborderons la dimension sociale.
Pour le moment, ce que nous étudions constitue la base permettant de comprendre pourquoi les choses ont inévitablement besoin de se détruire et de se construire, encore et encore.
C’est comme apprendre l’addition et la soustraction avant de travailler avec des nombres plus grands.
Comme je l’ai dit, nous sommes dans l’aspect mental. Nous n’abordons pas encore le monde : nous travaillons sur les concepts de ces sujets.
Passons donc à l’alignement.
La vibration d’aujourd’hui est NHy.
L’affirmation est :
JE SUIS la Destinée de tout Créateur.
Je vais me rapprocher de l’écran.
Le code du jour est le schéma physique — DH :
« En entendant les voix du Ciel, en recevant les signes, l’individu séparé du Tout se reconnecte à sa raison d’être et ressent à nouveau l’essence.
Le son DH est la vibration de l’essence cosmique, qui donne aux Êtres un sens à leur existence. C’est l’épiphanie de l’individu qui se souvient de sa divinité intérieure, de sa nature triple : vibration, énergie et matière. »
Installons-nous confortablement.
Je vous rappelle cela parce que l’on me pose souvent la question de la tâche : pendant tout ce mois, la tâche consiste à créer quelque chose d’artistique en relation avec le contenu du blog, avec ce dont nous parlons.
Aujourd’hui, il s’agit donc de la construction et de la destruction.
Le principe est le même chaque jour. Seul change le concept sur lequel nous travaillons.