1. Introduction — La méditation dans la pyramide
Bonjour, bonjour à tous ! Bonjour, bon après-midi, bonsoir !
Et joyeux Halloween !
Comme vous l'avez vu, aujourd'hui, nous avons vécu quelque chose d'assez particulier dans la pyramide.
Merci à tous ceux qui se sont connectés aujourd'hui à la méditation dans la pyramide.
Il est très difficile de résumer ce qui s'est réellement passé, parce que c'était très étrange, mais aussi très intense.
Il y a eu une grande connexion depuis la densité de l'obscurité vers la lumière, créant un point central à partir duquel nous pouvions nous étendre vers l'équilibre, vers notre propre équilibre.
Nous nous sommes connectés à 33 maîtres du lieu. Ce fut très intense et, en même temps, très beau.
C'est du moins ainsi que je l'ai vécu, dans l'obscurité totale, puisque nous n'avions pas de lumière.
Aujourd'hui, tout a commencé un peu comme Halloween. L'obscurité nous a mis à l'épreuve face à nos peurs, afin que nous puissions nous recentrer sur nous-mêmes.
C'était intense au début. Même l'inspecteur de la pyramide a eu un peu peur !
Mais ensuite, tout a été très équilibré.
On me demande s'il existe un enregistrement. Nous n'avons pas filmé, mais certaines choses ont été enregistrées en audio. Nous verrons plus tard s'il est possible de partager quelque chose, mais je ne sais pas encore.
2. Le centre et la périphérie — Notre position dans la vie
Passons maintenant aux informations du jour.
Aujourd'hui, nous travaillons sur les chevilles. C'est déjà l'avant-dernier jour du mois de la Balance.
La Balance est toujours liée à deux aspects différents qui doivent trouver un équilibre entre eux.
En ce qui concerne les pieds, ils sont toujours liés au but, à l'avancement.
Par conséquent, le concept du corps physique d'aujourd'hui concerne la position que nous adoptons par rapport à notre but : sommes-nous au centre ou à la périphérie ?
Commençons par différencier ces deux concepts.
Le mot « centre » vient du grec kentron, qui désigne le dard ou l'aiguillon, ce qui pique, ce qui vise ou se dirige vers un point précis.
Le mot « périphérie » vient également du grec : peri, qui signifie « autour », et phero, qui signifie « porter », « transporter ».
C'est donc ce qui est porté autour du centre.
Nous avons ainsi un point central et un cercle autour de lui.
Cela concerne notre position, parce que nous interprétons constamment la place que nous occupons dans la vie.
Nous supposons que nous avons une place et, tout au long de notre existence, nous nous déplaçons, nous changeons de position en fonction des groupes avec lesquels nous entrons en relation.
Imaginons que je sois le centre d'un cercle et qu'autour de moi se trouvent de nombreuses personnes.
Tout au long de ma vie, lorsque je communique avec ces personnes, j'ai tendance à me transformer pour m'adapter à elles.
J'ai tendance à communiquer avec elles de la manière dont elles le feraient elles-mêmes.
Ainsi, je me déplace depuis mon centre pour aller vers l'autre, pour communiquer avec lui.
Nous avons donc deux positions dans la vie : l'une est notre position propre, celle qui nous appartient, et l'autre correspond à la position que nous adoptons lorsque nous entrons en relation avec les autres.
3. Quand nous commençons à vivre à travers les autres
Que se passe-t-il alors ?
Normalement, au cours de notre vie, arrive un moment où nous cessons de nous définir par ce que nous sommes au centre, et nous commençons à nous définir par la manière dont les autres nous voient depuis l'extérieur, depuis la périphérie.
Ainsi, tout au long de notre vie, notre personnalité cesse d'être un outil qui nous appartient pour devenir un outil au service des autres.
Cela signifie que nous finissons tous par être utilisés par les autres, tout comme nous utilisons les autres.
Mais dans cette symbiose constante, nous cessons d'être nous-mêmes pour devenir des outils collectifs.
Autrement dit, pendant la majeure partie de notre existence, nous vivons en nous déplaçant autour de nous-mêmes, sans revenir à notre centre, sans nous connecter à notre propre être.
Nous vivons la vie que les autres attendent de nous.
Dans ce mouvement, nous pouvons également observer cette projection à travers de nombreuses expressions de notre vie quotidienne.
Très souvent, nous commençons à construire notre personnalité à partir d'éléments extérieurs, qui se trouvent en dehors de nous et qui ne sont pas liés à ce que nous sommes réellement, mais au monde extérieur.
Cela est également lié à notre manière d'observer le monde.
De notre point de vue, nous sommes immobiles, fixes en un endroit, et nous voyons la vie passer.
Nous considérons que tout ce qui se produit autour de nous est en mouvement, en transformation constante.
Et à partir de cette perception, nous commençons à vivre notre existence en fonction du temps qui passe, des mois, des années, des personnes qui traversent notre vie, du Soleil qui se lève et se couche, des constellations qui se déplacent.
Toute notre perception de la vie repose alors sur le mouvement extérieur, et non sur notre propre mouvement.
Nous commençons ainsi à vivre la vie des autres, à travers les choses que nous projetons vers l'extérieur, dans d'autres réalités, dans le ciel, dans un monde qui semble tourner autour de nous, mais que nous n'arrivons pas toujours à suivre.
4. Être au centre n'est pas être égoïste
Nous rencontrons alors un autre problème, un autre conflit culturel.
Pendant très longtemps, on nous a appris à penser aux autres, à penser au prochain, à veiller à ce que les autres aillent bien, à les aider, à les accompagner, à les équilibrer.
Mais nous sommes tellement préoccupés par les autres que nous finissons par nous oublier nous-mêmes.
Cela est lié à la culture, à la religion, qui ont progressivement construit une manière de penser selon laquelle nous devons être unis, former une équipe, être les uns à côté des autres et penser constamment à notre prochain.
Le résultat, c'est que nous ne sommes jamais au centre.
Nous pensons toujours à l'autre, parce qu'on nous a enseigné qu'être au centre signifiait être égoïste.
Nous avons donc construit dans notre subconscient une croyance selon laquelle être au centre serait quelque chose de mauvais.
Nous appelons cela l'égocentrisme : placer l'ego au centre.
Et nous en avons fait un mot négatif, quelque chose qui ne devrait pas exister.
Nous pensons que nous sommes tous Un, que nous devons collaborer, que nous sommes tous égaux devant l'Univers et que, par conséquent, nous devons être un avec tous.
Cependant, il y a là une petite erreur.
Tout cela nous a progressivement conduits à détruire la compréhension de ce que nous sommes réellement : nous sommes à la fois le centre et la périphérie.
Les autres ne sont que des projections de nous-mêmes.
Tout ce que les autres reflètent ou attendent de moi correspond à ce que je reflète ou attends de moi-même.
Fondamentalement, lorsque je commence à comprendre que je suis au centre, je me rends compte que tout ce qui m'entoure est une perception.
Ce que je fais, ce que je vis avec les autres, devient alors une perception, un outil utile à mon propre processus d'être.
Si je commence à vivre uniquement pour les autres, à me mettre exclusivement à leur service en quittant mon centre, alors tous les services que je rends ne seront véritablement utiles ni aux autres ni à moi-même.
Car les autres sont des outils de mon propre être, tout comme je suis un outil de leur propre être.
Nous sommes tous des projections les uns des autres.
Et si nous ne sommes pas au centre, nous ne pouvons pas être réellement utiles.
C'est aussi simple que cela.
Parce que si nous ne sommes pas au centre, nous ne pouvons pas véritablement activer le potentiel de notre propre outil.
Par conséquent, pour être un véritable outil dans la projection que j'ai créée autour de moi, je dois être au centre.
Et être au centre ne signifie pas être sous le regard des autres, ni occuper égoïstement le centre.
Cela signifie occuper ma place.
Occuper la place qui me correspond.
Savoir qui je suis et où je me trouve.
Ne pas vivre ma vie à travers les autres, mais vivre la vie que j'ai à vivre.
Et c'est ainsi que je peux donner aux autres.
5. Reconnaître et exprimer son propre potentiel
C'est précisément ce qui nous arrive à tous.
Imaginons, par exemple, que je possède en moi un potentiel musical, que j'aie le potentiel de devenir musicien.
Mais toutes les personnes qui m'entourent sont d'autres types d'artistes : des peintres, des architectes ou autre chose.
Et comme tout le monde me parle constamment de ces sujets, je passe mon temps à essayer d'en parler moi aussi, à cacher mon propre potentiel parce que je veux ressembler aux autres.
Je dépense donc continuellement mon énergie dans quelque chose qui ne me correspond pas.
Je perds mon énergie dans un monde extérieur.
Pourtant, ce monde extérieur, je l'ai projeté comme un outil destiné à nourrir mon monde intérieur.
Cela signifie que la peinture et l'architecture auraient dû être des sources d'inspiration pour ma musique.
Et si je ne crée pas ma propre musique, elle ne pourra pas résonner au sein de ce que nous construisons ensemble.
Si je n'occupe pas ma propre place, si je n'exprime pas mon potentiel, je ne pourrai pas partager ce potentiel avec les autres.
6. Le mouvement du monde et notre propre axe
Reconnaissons donc que le centre représente l'axe de toutes choses.
Il représente la prise de conscience de toutes choses.
Je suis ici, au centre, sur l'axe.
Je suis sur mon axe, et tout le reste semble bouger autour de moi.
C'est la perception que nous avons : toutes les choses sont en mouvement autour de nous, et nous croyons devoir suivre ces choses qui se déplacent.
Nous pensons que l'Univers est constamment en mouvement.
Du point de vue de notre vie quotidienne, cette perception est logique, puisque tout ce que nous voyons autour de nous semble bouger.
Nous avons l'impression d'être l'axe de tout ce mouvement.
Mais en réalité, c'est l'inverse.
Pour comprendre cela, il suffit de reconnaître que ce ne sont pas le Soleil et les étoiles qui se déplacent dans le ciel : c'est la Terre qui tourne.
Si nous tenons compte du fait que la Terre tourne, cela signifie que c'est moi qui suis en mouvement sur mon axe, tandis que tout ce qui m'entoure semble se déplacer.
Ce concept est totalement opposé à notre interprétation habituelle du monde et de la vie.
Nous pensons que les choses passent et que, si nous ne nous déplaçons pas pour les suivre, elles vont nous échapper.
Pourtant, pour que les choses se produisent et pour pouvoir les percevoir, c'est moi qui dois me déplacer, et non les choses autour de moi que je devrais poursuivre.
Pour percevoir les choses qui bougent, je dois tourner.
La Terre tourne, et c'est pour cela que nous voyons le Soleil se lever.
Ce n'est pas le Soleil qui se lève autour d'une Terre immobile.
L'image que nous avons est inversée.
Lorsque je prends conscience que c'est moi qui bouge avec la Terre, je comprends que c'est moi qui suis en mouvement et que j'ai la capacité de générer des projections vers l'extérieur.
Je peux ainsi créer des projections extérieures qui me sont utiles.
C'est exactement l'inverse de ce que nous imaginions.
Voilà pourquoi il ne s'agit pas simplement d'être au service des autres.
JE SUIS les autres.
7. Le centre et la périphérie sont une seule réalité
Par conséquent, lorsque nous parlons de centre et de périphérie, nous ne parlons pas de deux choses différentes ou opposées.
Ce n'est pas, d'un côté, l'ego et, de l'autre, le service aux autres.
Car pour l'Univers, ni l'un ni l'autre n'existent en tant que réalités séparées.
Ce sont des concepts philosophiques, et ce n'est pas grave si nous ne les comprenons pas complètement.
Fondamentalement, il s'agit du concept fractal d'un cercle et d'un point.
Si je me rapproche du cercle, celui-ci disparaît de ma perception et le point devient à son tour un cercle.
Et ce nouveau cercle possède lui aussi un point.
Puis ce point devient un autre cercle, avec un autre point, et ainsi de suite, constamment.
Mais ce qui est resté derrière n'a pas disparu.
Ce qui est resté derrière a pris la forme d'une sphère, d'un toroïde, encore et encore.
Ainsi, le point et le centre ne sont rien d'autre que des perspectives d'un mouvement constant qui, en réalité, demeure toujours fixe.
Autrement dit, ce que nous percevons comme un mouvement est simplement lié au concept d'observation.
Vous avez certainement déjà entendu parler du fait que ce que nous observons dépend de l'observateur.
Cela signifie que l'observateur conditionne ce qui est observé.
Mais quel est le paradoxe ?
C'est que cet observateur est lui aussi observé.
Et celui qui observe est en réalité une construction de choses qui sont elles-mêmes observées.
Alors, qui est l'observateur ?
Pour comprendre qui observe réellement, nous devons supprimer le mot « qui », mais également le mot « quoi », et conserver uniquement le concept d'observation.
Il ne s'agit donc ni de l'observé ni de celui qui observe.
L'observateur, celui qui observe depuis le centre du point, projette l'observation.
Mais les deux sont une seule et même chose.
Ils font partie d'un concept unique : l'observation.
Parce que l'Univers n'est créé par personne.
Il est créé par l'Esprit.
Et qu'est-ce que l'Esprit ?
L'Esprit n'appartient à personne.
L'Esprit est un concept de conscience qui donne un sens à quelque chose d'éternel et de fixe, qui en réalité n'a jamais bougé.
Il s'est simplement projeté et se contemple lui-même à travers l'observation.
C'est cela qui donne la sensation du mouvement.
8. La conscience, l'observation et le retour au centre
Pourquoi le point et le cercle n'existent-ils pas réellement comme deux choses séparées ?
Parce que le point apparaît au moment où le cercle disparaît de notre champ de vision.
Lorsque le cercle s'étend et sort de notre perception, il devient un point.
La perception que j'ai du cercle autour de moi est donc une image qui m'est restée, mais qui revient sous la forme d'un point.
Dans l'Univers, il n'existerait fondamentalement qu'une sorte de petit cercle entre le blanc et le noir, qui est le vide.
Plus cette constante est traversée, plus elle génère de perceptions depuis son centre vers l'extérieur.
Par conséquent, toute la création serait constituée des perceptions constantes d'un seul point qui se déplace à travers sa propre observation, mais qui, en réalité, n'a jamais bougé.
C'est donc à travers cette observation que l'observation crée l'observateur.
Et l'on pourrait se demander : à quoi tout cela nous sert-il ?
Fondamentalement, cela nous sert à nous rappeler, encore et encore, qu'il n'existe pas de Dieu séparé, mais uniquement l'Esprit et l'observation.
L'Esprit.
Et nous sommes tous cet Esprit.
En réalité, il n'y a qu'un seul point qui s'observe lui-même à travers des millions de possibilités.
Ces possibilités n'existent pas séparément.
Toutes sont le point.
Nous sommes tous le même point.
Et la seule manière de retrouver l'essence et la cohérence de notre propre être consiste à revenir au point.
À revenir au centre.
Là où je peux reconnaître que tout ce qui m'entoure est ma propre création, destinée à me permettre de m'observer moi-même.
Lorsque nous faisons cela, nous cessons simplement d'avoir des conflits avec tout le monde autour de nous.
Fondamentalement, tout cesse d'avoir la même importance.
Et pourquoi ?
Parce que nous ne devons rien à personne.
Tout ce que nous faisons au monde, nous le faisons à nous-mêmes.
Nous ne faisons donc pas les choses pour les autres, mais pour l'unique Être qui existe : l'Un.
Il n'y a alors plus de dettes, plus rien dont nous devrions nous préoccuper de cette manière.
Car chaque chose que nous faisons, nous la faisons pour l'Un.
Et c'est cela, le grand service.
9. Les informations du jour
Passons maintenant aux informations du jour.
La vibration du jour est SHü.
L'affirmation est : « JE SUIS L'ÉVOLUTION EN CONSTANTE ADAPTATION. »
Le code du jour est CAUSE ET EFFET.
La cinquième loi de l'Univers est celle qui explique ces conséquences.
Tout ce que nous faisons dans notre vie est une action qui met en mouvement l'énergie de notre environnement, qui modifie cet environnement, et cette transmutation revient ensuite vers nous comme un écho.
Les pulsations et les rythmes du cosmos font que toute action entreprise engendre une conséquence qui, inévitablement, m'affectera tôt ou tard.
C'est pourquoi chaque pas et chaque décision doivent être mûrement réfléchis.
J'espère que vous pourrez dormir après tout ce dont nous avons parlé aujourd'hui !
Et sinon, oubliez ce que je vous ai dit et réécoutez-le dans quelques années.