Bonjour, bonjour à tous. Bonjour, bon après-midi, bonsoir.
Vous m’entendez bien ?
Très bien, parfait.
Aujourd’hui, nous allons travailler sur le chakra racine, en lien avec le corps physique, et donc avec les organes génitaux.
Que dire de plus ?
Aujourd’hui, j’ai écrit un peu en récapitulant ce que nous avons vu hier et en approfondissant davantage ce qu’est le processus, mais en nous focalisant sur le traumatisme.
Le thème d’aujourd’hui est donc essentiellement celui des traumatismes.
Nous allons voir cela.
Le mot « traumatisme » vient du grec trauma, qui signifie « blessure ».
Ainsi, nous avons tous une blessure dans notre vie. Nous avons tous vécu certaines situations, qu’elles soient mentales, émotionnelles ou physiques, qui ont conditionné ce que nous sommes et la manière dont nous vivons aujourd’hui.
Dans le blog, j’ai justement repris le processus dont nous avons parlé hier, tout le processus digestif.
Et dans ce processus digestif, nous allons observer deux moments fondamentaux : le moment où nous sommes mâchés par le processus de la vie, puis le processus au cours duquel nous devenons un bol fécal.
Commençons donc par la bouche. Commençons par le commencement.
Rappelez-vous qu’hier, je vous expliquais que tout le processus que nous vivons, la vie elle-même, est comparable au système digestif.
Mais la première chose qui doit se produire pour que nous entrions dans ce processus digestif de la vie, c’est que nous soyons modelés par notre génétique, par notre environnement, par notre famille, par tout ce qui fait de nous ce que nous sommes physiquement.
Concentrons-nous sur ce moment.
Nous entrons dans le processus de la vie par les lèvres vaginales. Naturellement, certains d’entre nous sont nés par césarienne, mais l’image est celle des deux lèvres vaginales par lesquelles sort le bébé.
De la même manière, dans le processus de la vie, l’aliment divin, l’essence de l’être, va devenir un individu en passant également à travers deux lèvres : les lèvres de la bouche, qui permettent d’entrer dans la vie intérieure.
Et comment devient-on un individu ?
À travers la morsure.
Lorsque les premières dents, les incisives, mordent, elles séparent une partie du tout afin d’en faire un individu.
La première chose que nous ressentons donc en entrant dans la vie, ce sont les lèvres, qui représentent la mère, et la langue, qui représente le père.
Nous pouvons tous imaginer les similitudes de formes auxquelles cela fait référence.
La langue représente ici l’aspect masculin, l’aspect phallique, tandis que la bouche représente l’aspect féminin, le vagin par lequel nous entrons dans la vie.
Les premières incisives vont donc séparer l’individu du tout et construire ce que nous appelons la personnalité : la manière dont JE me reconnais face au monde.
Ce sont les premières dents que l’on voit lorsque je souris, les plus grandes.
À partir du moment où je me suis séparé et où je me reconnais déjà comme un individu entre mon père et ma mère, commence le processus de la famille, des ancêtres, des grands-parents, de tous ceux qui composent notre histoire.
Ils commencent à nous diviser en morceaux à travers la mastication.
Chaque dent représente un aspect historique de la génétique à partir de laquelle je suis en train de me constituer.
Que signifie cette image d’être découpé en morceaux par les dents ?
Cela signifie essentiellement que mon essence, mon être, commence à se construire de manière différenciée.
Je commence à me diviser en organes, en muscles, en os.
Tout ce qui auparavant était une seule chose se divise en différents aspects jusqu’à créer un corps qui est le résultat de toute la génétique de tous les êtres qui nous ont précédés dans l’histoire.
De chacun d’eux, je vais hériter de quelque chose de différent.
Chacun de mes ancêtres m’offre une partie de lui-même, une partie de moi.
C’est cela que nous pouvons mettre en relation avec les dents, avec le fait de mordre et de découper ce morceau de nourriture que nous avons mis dans la bouche.
La raison pour laquelle un être spirituel a besoin de se séparer, de se diviser en morceaux pour pouvoir vivre, est qu’un être spirituel est tout.
Un être spirituel est absolument tout.
Et précisément parce qu’il est tout, il ne peut pas expérimenter chacune de ses parties séparément.
Dans la vie, nous disons parfois : « J’ai besoin de digérer une information. »
Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela signifie séparer les choses afin de pouvoir en comprendre les différentes parties.
L’Univers lui-même fait exactement la même chose.
Il a besoin de diviser les différentes parties afin de comprendre le potentiel de chacune d’elles.
Voilà pourquoi naître est le processus spirituel consistant à se comprendre soi-même.
J’espère que vous me suivez jusque-là.
De la même manière, lorsque nous mangeons, les dents commencent à séparer toute cette information afin que nous puissions mieux la traiter au cours du chemin de la vie vers l’estomac.
Nous pouvons donc comprendre que ce que nous observons comme le fait de mâcher et de couper les choses avec les dents correspond, dans la vie, à ce que nous appelons la méiose et la mitose.
Les cellules commencent à se diviser, créant différents aspects, différents corps au sein d’un même corps : différents organes, muscles, etc.
Nous sommes donc séparés et diversifiés afin de pouvoir expérimenter chaque aspect séparément.
Mais pour diviser tous ces potentiels, nous avons besoin de la pression de la génétique, à travers la mitose et la méiose.
Dans ce processus de division, ceux qui exercent sur nous cette pression génétique sont tous les gènes de notre arbre de vie, tous nos ancêtres.
Nous pouvons donc comprendre que chaque ancêtre est comme une dent qui commence à exercer une pression sur nous et à nous séparer.
Ce processus pourrait être harmonieux.
Nous pouvons l’interpréter comme quelque chose d’harmonieux, mais il est évidemment traumatisant pour la majorité des personnes.
Pour beaucoup, naître représente déjà un traumatisme.
Pourquoi ?
Parce qu’un traumatisme est fondamentalement une blessure, et commencer à séparer l’essence constitue déjà une forme de blessure.
Ainsi, avant même de naître, de nombreuses personnes peuvent déjà porter le traumatisme lié au fait de savoir qu’elles vont naître.
À partir de là, nous pouvons aussi commencer à observer que, dans ce processus de mastication, nous recevons énormément de pression de notre environnement.
Pas seulement celle de notre arbre génétique, mais aussi celle de notre famille, du travail, de la culture, de l’école, des amis, du couple, du monde entier.
Et tout ce monde est représenté dans les dents.
Lorsque nous mastiquons, notre corps nous rappelle ainsi où se situent nos traumatismes, nos blessures.
Nous allons le comprendre d’une manière très simple.
Habituellement, dans notre vie, tout ce qui est lié à une situation traumatique, mais également à une situation d’extase, se manifeste dans les dents.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Lorsque nous nous mettons en colère, l’une des réactions les plus ancestrales que nous avons consiste à serrer très fortement les dents et à les montrer.
C’est quelque chose d’ancestral.
Parce qu’autrefois, lorsque nous étions des animaux et qu’un ennemi se présentait, avec quoi attaquions-nous ?
Avec les dents.
Montrer les dents est donc, génétiquement, une manière de rappeler la défense.
Cela montre que l’une des parties les plus sensibles permettant de manifester notre état intérieur, notre personnalité, ce sont les dents.
Elles permettent d’identifier : « Attention, je vais attaquer », ou au contraire : « Tout va bien, tu peux t’approcher. »
Lorsque nous faisons cette grimace, nous allons attaquer.
Lorsque nous sourions, tout va bien, vous pouvez vous approcher.
Tout ce que nous ressentons, la manière dont nous bougeons les dents, dont nous nous exprimons avec elles, dont nous les montrons, parle donc de notre manière de vivre.
Cela parle génétiquement de la façon dont nous réagissons à toutes les blessures, à tous les traumatismes, mais aussi à toutes les zones de confort.
Nous devons donc commencer à nous demander :
Comment est-ce que je mords ?
Comment est-ce que je souris ?
Est-ce que je n’aime pas montrer mes dents ?
Est-ce que je fais du bruxisme ?
Est-ce que je serre ou je grince beaucoup des dents pendant la nuit ?
Tout cela peut nous montrer certains types de problématiques liées aux dents.
Et en particulier, si nous serrons beaucoup les dents, cela indique que, génétiquement, il existe un traumatisme à l’intérieur de nous, une blessure contre laquelle j’essaie de me protéger.
Essayer de chercher ou de comprendre ce que signifie chacun des problèmes que nous avons au niveau des dents peut donc nous aider à comprendre où se trouvent les traumatismes de notre vie.
Rappelez-vous : les traumatismes sont des blessures.
Et ces blessures proviennent de la pression que notre environnement a exercée sur nous pour nous modeler.
Le traumatisme, la pression dans la matière, la pression dans la vie, est un processus naturel.
Aujourd’hui, j’écrivais justement à ce sujet.
Ce n’est pas quelque chose dont nous devrions chercher à nous libérer absolument.
Ce n’est pas quelque chose dont nous devrions attendre que l’Univers l’élimine un jour en faisant disparaître toute souffrance du système.
Pourquoi ?
Parce que le système de souffrance n’est pas réellement un système.
C’est une croyance.
C’est une manière cyclique dans laquelle nous sommes nous-mêmes entrés.
Ce n’est pas l’Univers qui nous a placés là.
Ce sont nos propres décisions, en tant qu’humains, qui nous conduisent à souffrir.
Cela signifie donc que nous pouvons transformer ce que nous appelons le système de souffrance pour en faire simplement un système de pression, ce qui est très différent.
Il n’est pas nécessaire de souffrir.
Souffrir est un choix.
La souffrance apparaît parce que le même cycle commence à se répéter encore et encore.
Et pour comprendre pourquoi il se répète, nous devons aller à l’autre extrémité du système digestif : la matière fécale.
Aujourd’hui, j’expliquais l’étymologie du mot « caca ».
Le caca que nous connaissons tous au quotidien.
« Caca » vient de kakós, qui signifie « mauvais » en grec.
Ce terme est utilisé dans de nombreux mots.
Par exemple, quelque chose qui sonne mal est appelé une « cacophonie ». Vous avez probablement déjà entendu ce terme.
Kakós signifie donc quelque chose de mauvais, quelque chose qui va mal.
Le caca représente ainsi ce que nous considérons comme mauvais dans le corps.
Le caca sent mauvais.
Et le fait de « sentir mauvais » se rattache également à d’anciennes racines linguistiques évoquant une mauvaise odeur.
Le terme « fécal », quant à lui, vient de ce qui reste au fond, comme les dépôts qui restent au fond du vin, ce qui n’est plus utilisé.
Ainsi, les matières fécales représentent tout ce que nous n’allons pas utiliser et qui est rejeté hors du corps.
Tout ce que nous devons excréter est donc ce que nous faisons sortir du corps.
Rappelez-vous que le système digestif représente ici la vie.
Il existe énormément de personnes qui, sur le chemin de leur vie, n’ont pas réussi à éveiller leur potentiel intérieur.
Et comme elles n’ont pas éveillé leur potentiel intérieur, elles recommencent le même cycle.
Cela signifie devenir du caca, aller nourrir les plantes, devenir de l’engrais, créer une fleur, un fruit, puis être à nouveau mangé.
Dans ce processus, nous parlons habituellement de bonnes personnes et de mauvaises personnes.
Comme je le disais hier : des « personnes caca », des « personnes de merde », comme on dit souvent.
Mais observons maintenant quelque chose.
On pourrait se demander :
« Pourquoi moi ? Pourquoi, en tant que personne, en tant qu’individu, qu’ai-je pu faire lorsque j’étais enfant pour recevoir toute cette pression de mon environnement et vivre toutes ces choses traumatisantes ? Pourquoi suis-je en train de vivre cela ? »
Cette question est très limitante.
Parce qu’elle nous fait constamment croire que notre vie est unique et courte, qu’elle commence lorsque nous naissons et se termine lorsque nous mourons.
Je crois que tous ceux qui sont ici savent que ce n’est pas ainsi.
L’une des choses que nous devons comprendre est donc que les traumatismes que nous vivons depuis notre enfance sont en réalité les mêmes traumatismes du même cycle, provenant des moments où nous n’avons pas réussi à intégrer quelque chose, où nous sommes devenus compost, sommes allés vers la plante et avons été de nouveau mangés.
C’est un processus qui se répète.
Et il ne se termine qu’au moment où, au cours du processus de digestion, je me rends compte que JE SUIS le seul qui puisse changer tout cela.
C’est cela, la conscience.
Si je prends conscience de la raison pour laquelle toutes ces choses m’ont été données à vivre, de la raison pour laquelle toutes ces situations ont existé, je comprends que ces traumatismes ont participé à créer ce que JE SUIS aujourd’hui afin que je puisse faire quelque chose de meilleur.
C’est à cet instant que je change tout le cycle.
Nous observons souvent les mauvaises choses qui nous arrivent dans la vie comme étant provoquées par de mauvaises personnes.
Mais ces personnes sont ainsi précisément parce qu’elles se trouvent elles aussi au sein du processus digestif et n’ont pas éveillé leur être.
Je dois donc profiter de ce qu’elles ont généré comme d’un engrais afin que, moi, je puisse fleurir.
Utiliser tout le mal que j’ai ressenti comme un outil pour fleurir.
Mais si je n’arrive pas à franchir cette étape, à transcender le mal qui m’a été fait afin de créer mes nouveaux fruits, alors moi aussi je finirai par devenir du caca.
Voilà pourquoi la tâche d’aujourd’hui consiste à nous demander :
Quels sont nos traumatismes ?
Quels sont les plus grands traumatismes de notre vie ?
Et à essayer de comprendre comment ces traumatismes peuvent devenir l’engrais de nos projets.
Et je le répète : même les pires choses.
Parce que personne ne peut avancer et créer des fruits en restant dans le jugement, ancré dans le passé et dans la souffrance.
C’est une loi universelle.
Je sais que cela fait mal.
Je sais qu’il existe beaucoup de choses horribles.
Mais la seule manière de sortir de ce système consiste à cesser d’être victime.
Et c’est l’un des points les plus difficiles que nous devons comprendre.
La souffrance est un concept du corps et de l’âme.
La souffrance est liée à la survie.
C’est pour cela que nous travaillons aujourd’hui avec les organes génitaux et le chakra racine : parce qu’ils sont liés à la survie physique.
Le corps se sent victime.
Victime de ce qui arrive dans le monde.
Ainsi, à différents niveaux de conscience — subconscient, inconscient ou conscient — le corps va toujours, d’une certaine manière, se sentir victime de quelque chose dans la vie.
Pourquoi ?
Parce que la clé fondamentale du corps est de survivre.
Tout ce qui peut générer un sentiment de douleur ou une douleur physique sera interprété par le corps comme une victimisation.
Il faut donc comprendre que, dans le processus d’élévation d’une réalité, ce que je dois parvenir à faire, c’est changer le rôle de la victime afin que la souffrance devienne une énergie utile et non plus un centre permanent d’attention.
Et la manière de le faire consiste fondamentalement à affronter le traumatisme.
Observer le traumatisme.
Essayer de reconnaître ce qui nous a permis d’arriver jusqu’ici.
Observer en quoi il a modifié ma vie et comment je peux modifier ma vie en affrontant ce traumatisme.
Rappelez-vous qu’un traumatisme ressemble à la blessure que nous nous faisons lorsque nous tombons d’un vélo.
Les blessures sont des souvenirs qui nous rappellent que nous avons pu continuer d’avancer, que nous sommes devenus plus forts sur le chemin de la connaissance de soi.
Affronter un traumatisme, c’est donc comme retourner vers la blessure que nous avons reçue lorsque nous apprenions à faire du vélo et remercier cette blessure parce qu’aujourd’hui, je sais faire du vélo.
Pour cela, je dois identifier à quoi le traumatisme m’a servi dans cette vie.
Voilà donc la tâche d’aujourd’hui :
Écrire nos traumatismes et essayer de leur donner un sens, un objectif, dans notre vie.
Plus je deviens conscient de mes traumatismes, moins j’ai besoin de me blesser.
Et ainsi, naturellement, au fil des générations, la souffrance devient inutile.
Il existe une pratique qui dit :
Je suis désolé.
Pardonne-moi.
Merci.
Je t’aime.
Ce sont quatre choses très difficiles.
Je crois que cela vient du Ho’oponopono. Si quelqu’un le sait précisément, il pourra le partager.
Je suis désolé.
Pardonne-moi.
Je t’aime.
Merci.
Et c’est ainsi que nous commençons à sortir du circuit.
Le son d’aujourd’hui est la vibration SSo.
L’affirmation est :
JE SUIS UNE TRAME DE CRÉATIONS.
Le code d’aujourd’hui est le modèle R.
Celui qui agit a un objectif, et cet objectif nécessite une planification, laquelle implique la pensée.
Le son R est le modèle qui fut entendu dans la pensée cosmique, créant le plan permettant d’atteindre son objectif.
Il représente la pensée critique et le discernement, développe l’ingéniosité et confère le don du doute.
À son tour, il active les modèles de croyances hérités au fil de l’histoire, croyances qui déterminent les familles, les groupes, les cultures, les nations, les États, les philosophies et les religions.
Bien.
Allons-y.